
Le 7 novembre 2024, le monde a de nouveau basculé dans le monde de Dmitry Glukhovsky avec le nouvel épisode de sa saga, Metro Awakening.
Attendu depuis 2019, ce nouveau pas dans le monde de la saga Metro s’attaque à de nouveaux horizons. Car cette fois, ce ne sera pas Artyom que nous incarnons. Et pour pousser le vice jusqu’au bout, le titre est disponible uniquement sur les plateformes de réalité virtuelle Playstation VR2, SteamVR, Viveport et Meta Quest 3.

Si vous nous avez suivis, vous savez à quel point je peux aimer cette saga et surtout Metro Exodus. Alors allier un univers qui me fait vibrer et une plateforme qui me surprends de jour en jour est-ce une bonne idée ?
Serdar « Khan » est de retour
Petit résumé de la situation. Alors qu’en 2013 la troisième guerre mondiale a ravagé le monde, un petit groupe de survivants tente de s’en sortir en usant du métro moscovite. Alors que les guerres de ressources entre stations auraient pu suffire, les habitants du métro doivent aussi faire face à des monstres et autres formes de vie issus des bombardements. Chaque zone sombre du métro devient alors le terrain de jeu des pires peurs et angoisses.

Ainsi, les humains plongent petit à petit dans la folie. Ce qui est le cas de la femme de Serdar. Celle-ci a perdu son fils et pense l’entendre alors qu’il a disparu depuis plus de dix ans. Pour l’aider et la forcer à reprendre son traitement avant qu’elle ne fasse plus de dégâts dans la station, Serdar va partir en quête de son médicament. Une quête qui mènera Serdar aux confins du métro et des ruines qui l’entourent. Mais aussi au confins de l’esprit humain. Une aventure dont seul Dmitry Glukhovsky a le secret.

Une histoire qui débute avec une refonte du DLC du grand Khan. Et surtout, une exploration du métro qui nous fera traverser 2028 jusqu’à son éveil.

Les rois de la VR qui se reposent sur leur trône ?
Développé et publié par Vertigo Games, en collaboration avec Deep Silver, Metro Awakening dispose de tous les atouts pour être le triple AAA de la réalité virtuelle. Pourtant, ces atouts sont aussi ses points faibles. Une mauvaise surprise pour le titre qui pourrait devenir la référence absolue dans son genre.

Nous pourrions faire un copier-coller des remarques faites lors du test du précédent titres du studio Vertigo Games, Arizona Sunshine Remake. La transposition des mécaniques de jeu de la saga métro en VR aurait pu être un régal.
Il n’y a rien de plus angoissant que de devoir gérer le temps de survie en zone radioactive en surveillant sa montre pour s’assurer du bon fonctionnement des filtres de son masque à gaz. Ou de voir sa lampe frontale perdre en puissance alors qu’un montre rôde autour de nous. Et encore plus quand on doit actionner notre dynamo. Celle-ci servant à ouvrir les portes qui sont parfois le seul moyen de survivre à des humains qui souhaitent notre mort.

Mais il n’y a rien de plus frustrant que de se retrouver à ne pas réussir à sortir une arme de son étui ou d’attraper des objets quand on ne le souhaite pas. Tout comme face aux Freddies, les commandes sont brouillonnes et peuvent provoquer des morts involontaires. Certains pourraient y voir une traduction du stress de Serdar. Ceci n’expliquant pas pourquoi la dynamo qui est si souvent utilisée est si compliquée à attraper.

Metro Awakening dispose de quelques loupés mais aussi de qualités supplémentaires selon les plateformes.
Metro Awakening ou l’éveil du Meta Quest 3
Nous avons dernièrement eu le droit à plusieurs gros titres à destination de la plateforme Meta. Metro Awakening se classe dans le top 5 des jeux qui décollent la rétine sur Meta Quest 3.
Et pourtant, il arrive parfois de tomber sur des éléments qui sont si grossier que l’on ne comprends pas pourquoi ils n’ont pas été vus avant la sortie. Des textures ultra pixélisées, des bugs de collision ou des enchevêtrements d’éléments de surfaces qui donnent une impression de va-vite.

Une fois ces quelques éléments ensevelis sous les tonnes de qualités du titre de Vertigo Games, nous pouvons admirer le paysage. Et ceux de Metro Awakening sont restreints mais magnifiques. Que dire de l’ambiance angoissante du métro si sombre et pourtant qui fourmille de vie ? Tout simplement qu’il est impressionnant.
Ce qui n’est pas le cas de toutes les zones extérieures. La première fois que l’on aperçoit la lumière extérieure, une vague de nostalgie nous envahi. Un bon retour dans After the Fall s’offre à nous.

Pour les fans de la licence, c’est avec une grande joie que l’on retrouve un métro d’une qualité aussi bluffante que celle de Metro Last Light sur Playstation 4. Et si vous lancez la version PCVR, la surprise est d’autant plus grande.

Même un processeur Intel i5-11400H accompagné d’une RTX 3060 6Go réussit à offrir une expérience fluide et qualitative. Et c’est sur cette plateforme que l’on comprend pourquoi Metro Awakening reçoit tant de louanges. Bravo aux équipes de Vertigo Games et Deep Silver.
Entre horreur psychologique et infiltration, un équilibre parfait
Tout comme ses prédécesseurs, Metro Awakening mixe trois grands styles de jeux. La plus impressionnante est la partie narrative. L’auteur Dmitri Glukhovsky renforce son univers avec ce nouvel arc narratif. Certes, le schéma appliqué est le même qu’avant mais toute personne aimant la saga Metro se doit d’explorer ce jeu (en mode facile si nécessaire).

La seconde phase est l’horreur psychologique égrainée durant le jeu. Vous serez prévenu dès le début du jeu, Metro Awakening est d’un jeu déconseillé aux arachnophobes sauf lorsque l’option qui leur est réservée sera déployée. Bien qu’ils ne soient pas extrêmement variés, les monstres sont nombreux. Et ils tenteront toujours de vous surprendre. Que ce soient des créatures ou des humains, ils accompagne une ambiance si angoissante que l’on reste tendu du début à la fin de la partie. Et que ce soit une monstruosité débordante ou des tortures réalisées par les humains, votre psyché en sortira éborgnée. Tout ce que l’on aime dans un opus de la saga Metro.

La troisième est le véritable défi. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Metro Awakening n’est pas un défouloir dans lequel le joueur dézingue à tout va. En 2028, les ressources sont rares et les balles valent de l’or. Foncer dans le tas n’est absolument pas une solution. Il vous faudra jouer finement pour vous approcher de vos adversaire et les assommer. A l’instar d’un certain Snake, on prend plaisir à apprendre les rondes de chacun et lancer des objets pour détourner leur attention. Mais un petit loupé apparaît au moment fatidique. Il arrive souvent de devoir frapper deux fois avant que l’adversaire ne soit effectivement assommé. Ce qui crée un instant de panique non négligeable.

Une fois ces trois aspects réunis, nous obtenons la recette parfaite d’un opus de la saga Metro et un jeu à ne pas louper.
La saga Metro, toujours aussi surprenante et attirante
L’annonce d’un épisode De la saga Metro en réalité virtuelle pour le Meta Quest 3 nous aura donné des sueurs froides. Alors que l’on pouvait s’attendre à un résultat médiocre du fait des limitations d’un casque autonome, la surprise fut très bonne.

Le travail réalisé par les équipes de Vertigo Games est toujours aussi impressionnant. Le support des équipes de Deep Silver et de Dmitry Glukhovsky a permis de donner vie à un titre de qualité disposant d’une importante longévité. Il ne serait d’ailleurs presque pas étonnant d’entendre parler d’un portage en flat de cet opus.
Malgré ses quelques défauts de finition et malheureusement récurrents dans ses commandes, Metro Awakening est un titre à posséder absolument si vous avez l’âge requis. Espérons que la réussite de Metro Awakening sera assez grande pour voir débarquer un portage en VR des autres titres de la saga. Ce qui comblerait les fantasmes de nombreux fans de la saga.

La note des Dreamers : 17/20 – Metro Awakening, un nouveau pas dans la saga
Style de jeu : 20/20 – Metro Awakening est une véritable réussite. Ce premier pas dans le monde de la VR offre une nouvelle dimension à la série et l’envie de voir les précédents opus transposés en VR.
Histoire : 15/20 – Issu d’un DLC qui avait laissé les joueurs sur leur faim, Metro Awakening est un épisode fidèle à la saga. Certes, le schéma narratif est redondant lorsque l’on a déjà fait les autres opus de la saga. Mais cela ne gâche pas le plaisir de la découverte de la survie dans un monde postapocalyptique.
Graphismes : 17/20 – Metro Awakening est magnifique sur Meta Quest 3. Mais la grossièreté graphique de certains éléments restent perturbants. Le jeu mérite de recevoir quelques correctifs pour assurer sa place dans les indispensables VR. Quant à sa version PCVR (Rift), c’est impressionnant.
Jouabilité : 15/20 – Une transposition des commandes de jeu imparfaite, principalement dans la gestion des accessoires et de la ceinture. Le jeu demande un certaine adaptation et est intense donc nécessitera de courtes sessions de jeu. Ce que l’on peut rechercher ou redouter.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.

