
Le monde des jeux indé regorges de pépites qui s’offrent à vous sous différentes formes. Cette fois, c’est en parcourant le Salon du Jeu-vidéo Toulousain que nous avons découvert Bugscraper.
Le titre réalisé en solo par le développer Yolwoocle et porté par le collectif Ninesliced est un action shooter en deux dimensions qui vous en fera baver.
Alors que nous avions parcouru une version de démo datant de 2024 lors du salon, nous avons eu accès à la version 2026. Et à l’annonce de l’arrivée prochaine du titre. Car Ninesliced a officialisé une sortie durant l’été 2026 sur Steam.
L’exploitation des insectes et autres animaux doit prendre fin. Serez-vous assez entraîné pour atteindre les sommets et vaincre les chefs des différents départements ?

Bugscraper, quand Microcosme se transforme en Die Hard
Le système de Bugscraper est très simple à comprendre et prendre en main. En tant qu’insecte ou animal il faudra prendre les armes et l’ascenseur pour reconquérir les étages des buildings et faire chuter les différents boss.


Pour cela, à chaque étage auquel l’ascenseur s’arrête, une vague d’adversaires devra être vaincue. Bien entendu, les adversaires évoluent à chaque nouvel étage. Et des boss vous attendent régulièrement.


La douce vie des insectes que nous connaissons est bien différente de la réalité dans Bugscraper. Les larves qui paraissent toutes faibles laissent place à des mouches, des abeilles armées ou des insectes lanceurs de bombes. Comment cela c’est étrange ? Et un plombier qui saute sur des champignons ça ne l’est pas plus ?
Un arsenal à double tranchants
Bugscraper est un action shooter, ce qui signifie que nous sommes équipés d’armes pour nettoyer notre ascenseur. Et en plus de nous servir de jet pack, le panel d’armes disponible fera très bien le ménage.

Le simple pistolet de base laissera sa place à une bonne dizaine d’armes variées allant du fusil à pompe aux bombes fruitières. Chaque joueur pourra trouver son style. Il n’est cependant pas possible de sélectionner son arme de base. Il restera donc à chacun d’avoir assez de chance pour que l’un de vos adversaire laisse tomber l’arme attendue.


Et comme Bugscraper est un titre en deux dimensions, il offre l’accès à la plus grande arme de ce genre, le saut sur la tête. Presque tous les adversaires pourront ou devront être attaqués en réalisant un saut sur leur crane. Il y a quelques exceptions comme les punaises ou les foreuses avec cockpit en bulle.


Mais attention, lorsque le joueur touche un adversaire après un saut, un rebond automatique est lancé. Et là, bien souvent, cela vous coute une vie. Les adversaires étant nombreux, il est facile de se retrouver propulsé sur un autre adversaire. Pour finir par devoir tout recommencer.
Bugscraper, un Rogue-like coopératif

La version actuelle de Bugscraper permet de dire que ce titre est effectivement un Rogue-like pure souche. Un titre dans lequel la défaite signifie un retour au bas de l’échelle.


En effet, lors de chaque run, dès que le joueur perd toutes ses vies, il redescend au rez-de-chaussée sans autre choix que de recommencer. Et si la barre d’expérience progresse à chaque fin de partie, les niveaux servent principalement à débloquer les autres personnages. Ou pourrait-on dire, les autres skin. Car il n’y a aucun effet particulier en fonction du personnage choisi.


De même, si tous les dix niveaux nous accédons à une cafétéria, les bonus sont aléatoires et perdus en fin de partie. Dans ces lieux de repos, il sera possible de récupérer un coeur de vie et surtout de se servir une boisson de renforcement. Obtenir des coeurs complémentaires, un bouclier ou changer les stockage des munitions sera moins efficace que l’augmentation des dégâts si vous êtes un pro des tirs. Mais l’inverse sera vrai si vous optez pour les style plombier.


Et comme les frères rouges et verts, il sera beaucoup plus simple de s’unir avec d’autres joueurs en local pour grimper dans les étages. Ou pas. Mais cela dépend de la capacité des autres joueurs à survivre et ne pas vous envoyer des champignons explosifs ou des gaz de punaise.
Pour grimper, il faut garder de l’intérêt
Si Bugscraper nous a captivé dès la première partie. Il dispose aussi de quelques éléments à améliorer pour nous garder derrière l’écran. Et nous savons que le développeur Yolwoocle saura se diriger dans la bonne voie.

Si les commandes sont très simples, quelques subtilités mériteraient d’être mieux expliquées pour des joueurs débutants. Le fait de pouvoir sauter sur les murs pour s’accrocher en fait partie. Un petit ajout dans la phase d’initiation serait un plus. Tout comme une zone d’entrainement ou la possibilité de refaire l’introduction et de s’entraîner contre les boss.


De même, comme indiqué précédemment, l’accumulation d’expérience permet de débloquer des personnages. Mais aussi de nouveaux objets. Cependant, ceci arrive trop tardivement alors que les armes sont toutes débloquées dès le départ. Le concept de déblocage d’arme ou de sort associé aux personnages, utilisé dans le jeu Spell Brigade, pourrait être un bon exemple de moyen de garder l’intérêt du joueur. Ainsi, en débloquant un personnage et/ou une arme, le joueur aurait envie de relancer une run pour au moins la découvrir.

De même, en mode multijoueur, avoir la possibilité de changer son nom serait un plus car il arrive facilement d’oublier qui est J1, J3 ou J4. Il est assez facile de se perdre dans un écran fixe partagé même si l’on comprend la volonté de garder de la clarté à l’écran. Et disposer d’une variation de couleur de chacun des personnages serait aussi un plus pour le multi. Nous aimerions voir la force d’une armée de lapins mignons.
Bugscraper, le rogue-like multijoueur accessible, fun et français
Chaque semaine des dizaines d’indé débarquent sur Steam. Tous aussi étranges les uns que les autres et destinés à des publics bien différents. Bugscraper du développeur Yolwoocle se retrouve dans la meilleure des positions sur ce marché. Il s’agit d’un Rogue-like / Action Shooter solo et multijoueur avec une excellente durée de vie.
Les graphismes en pixel-art deux dimension peuvent effrayer certain joueurs. Mais chacun ne peut se faire d’avis qu’après avoir mis la main sur un titre. Et même les plus fervents défenseurs des triple A next-gen se retrouvent à demander une nouvelle run avec leurs amis.
Si vous ne nous croyez pas, n’hésitez pas à aller tester cette trouvaille par vous-même, ici.

Test réalisé sur la version Beta du titre sur Steam fournie gracieusement par Yolwoocle que nous remercions.
