
Quel est le genre le plus classique en VR ? Les shooter. Comment augmenter la durée de vie d’un titre classique ? Le transformer en rogue-like. Les développeurs du studio ManycatsGames, ne pas confondre avec Many Cats Studios, ont donc décidé de tenter leur chance avec Demon Street un roguelike shooter VR futuriste des enfers.
Sorti le 27 janvier 2027 en early access sur Steam, le jeu continue de s’améliorer petit à petit. Nous avons pu avoir accès à la version comprenant le patch d’avril 2026 qui introduisait de nouveaux éléments dans le jeu.

Demon Street, les enfers à dominer
Demon Street est un rail/arena shooter dans lequel le joueur traverse la ville de Neon City est dominée par douze démons dont les sept péchés capitaux. L’objectif est très simple. Dans chaque arène, un humain doit être libéré de ses démons. Une fois ce démon abattu, changement de rue et d’humain à sauver.


Comme dans les classiques du genre, le démon est positionné au centre de la zone de combat et envoi des centaines de boules de corruption vers le joueur. Et en tant que Lightbringer, il faudra les détruire avant de s’attaquer au démon.


Attention, cette partie est la plus importante. Les munitions sont limitées et c’est en détruisant les boulettes démoniaque que les bougies de lumière se rechargent. Celles-ci servent de réserve à munition réparties autour de l’arène. Arène qui ets en réalité un cercle sur lequel glisse le Lightbringer.


Et comme ce serait trop simple de dominer les démons, chacun possède entre trois et cinq barres de vie. Chacune ajoutant une nouvelle forme lorsqu’elle disparaît. L’enfer au cœur de l’enfer.
Un système démoniaque à maîtriser
Si le jeu est très simple dans sa structure, son gameplay de roguelike rend Demon Street véritable démoniaque. Le tutoriel présente les rudiments des commandes mais ce sera au joueur de comprendre le véritable système du jeu.


Chaque combat se sélectionne dans une grille triangulaire offrant deux démons différents à affronter. Chaque démon est une clé vers l’un des quatre boss ouvrant la porte de l’entité ultime. Le joueur définissant lui-même quel démon il souhaite affronter, il sera possible d’accéder aux boss tous les deux combats. Ou d’enchainer les démons mineurs avant de s’attaquer aux quatre boss d’affilé.


Le système de rogue-like se révèle à la fin de chaque combat par la possibilité d’acheter des compétences aléatoirement. La monnaie est recueillie en fonction du niveau que le joueur choisit en début de partie. Les gains normaux allant de trois à cinq pièces pour ce que nous avons réussi à finaliser. Chaque compétence coûte entre une et trois pièces et il n’y a pas de limite en nombre d’achat. Ce qui signifie qu’un joueur qui accumule assez d’argent pourra acheter toutes les compétences proposées en une seule fois.


Mais attention, Demon Street est un véritable roguelike. Ce qui signifie que chaque défaite replonge le Ligbringer dans les bas étages de la ville et qu’il perd toutes ses compétences. Et cela fait extrêmement mal.
De la variété pour ne pas s’enrager
Demon Street offre de bons éléments de variation pour accrocher les joueurs de tous niveaux. Et en tant que roguelike, cela allège l’esprit des joueurs. Ainsi, il y a deux points critiques qui sont de véritables plus pour le titre.


Le fait que chaque run début avec le choix d’un démon est classique. Mais le fait que les deux démons entre lesquels choisir changent aléatoirement à chaque fois, c’est un véritable souffle d’aire. Cela permet d’éviter les démon qui peuvent paraître inaccessibles en début de partie. Mais aussi d’aller els affronter pour s’entraîner sans devoir refaire des run longues avant de les retrouver.


De même, si le joueur n’a pas d’affinité avec des pistolets à tir rapide mais faible, il pourra changer d’arme à chaque début de partie. Il n’est pas nécessaire de réussir certaines conditions ou d’obtenir des objets précis pour acquérir de nouvelles armes. Les cinq armes du jeu sont disponibles dès le départ.
Un arsenal varié et variant
Ce qui est primordial dans un Shooter, c’est de disposer d’un arsenal varié et efficace. Demon Street pourrait paraître à coté de la plaque avec seulement cinq armes. Mais celles-ci sont très bien équilibrées. Chacune correspond à un style de jeu et dispose maintenant d’une attaque secondaire à ne pas négliger.


Les pistolets de flamme de base, Lighters, disposent d’un tir secondaire concentré en boule de plasma. Le sabre laser,Neon Saber, peut produire une vague d’énergie ou se transformer en bouclier, très utile pour débuter. La Gatling d’éclairs, Accumulator, tire des éclairs en rafales et dispose d’un rechargement manuel pour reprendre rapidement les tirs.


Le fusil à pompe radioatif, Radiator, peut tirer coup par coup ou vous soigner très, trop, lentement. Enfin, la mitrailleuse de glace, Icicle, offre la possibilité de ralentir les boules d’énergie avec ses tirs rapides. Ou de produire un mur de pointes de glaces tout en réduisant le niveau de charge de glace qui l’enraille normalement.


Un arsenal qui se voit renforcé de plus d’une quarantaine de renforcements ou aides différents. Qu’il s’agisse de récupérer de la vie ou de renforcer ses armes, ces équipement ne doivent pas être négligés. Si le soin est quasiment toujours disponible, le compagnon d’arme est le plus utile. Ce dernier va attaquer directement le démon pendant qu’il ne reste plus au joueur qu’à tirer sur les boules qui viennent de tous les cotés.

Demon Street, un rogue-like en VR à destination des experts
Demon Street de Manycats Games dispose de nombreux atouts pour satisfaire les joueurs amateurs de shooter en VR. L’environnement est propre et simple mais surtout lisible.
Et si sur ce point, les menus mériteraient d’être revus, sur els graphismes, il n’y a pas grand chose à redire. Nous attendons tout de même les prochaines optimisations graphiques pour en profiter pleinement.
Le jeu dispose d’un rejouabilité limité car tout est déjà débloqué. Mais cela est en réalité un atout car le niveau de difficulté élevé du jeu est déjà suffisant pour nous faire tenir pendant plusieurs dizaines d’heures.
Si vous aimez la VR, les Shooter et que vous n’avez pas peur de vous lancer dans un rogue-like pure souches, Demon Street est pour vous.
La note des Dreamers : 7/10 – Demon Street, que le Lightbringer nettoie nos esprits.
Histoire : 6/10 – Demon Street ne dispose pas d’une histoire profonde. La traversée des enfers de l’esprit humain est le coeur du jeu. Et les petits introduction des démons apporteront les petits plus de contexte. On est là pour shooter et ce sera déjà pas mal.
Style de jeu : 9/10 – Demon Street est un véritable rogue-like shooter sans pitié. Les mécaniques des shooters sont appliquées tout autant que le système d’évolution des rogue-like. Seul le fait de ne pas avoir récupéré le moindre contenu supplémentaire fait chuter l’intérêt pour le jeu.
Graphismes : 8/10 – Demon Street est propre dans son style. Si le style néon peut effrayer, il n’est pas aussi agressif que nous pourrions le redouter. Le jeu reste tout de même très consommateur de ressources. Des patchs arrivent au fil de l’eau pour améliorer ce point.
Jouabilité : 6/10 – Si la phase d’initiation est présente, elle n’est pas suffisante pour comprendre tous les aspects du jeu. Demon Street est un shooter exigent et peut devenir frustrant. Il est clairement à destination des joueurs qui recherchent un véritable défi.
Ambiance sonore : 8/10 – Les sons des armes sont comme attendu assez répétitifs. La bande son qui accompagne les niveaux se veut sauvage mais se retrouve finalement atténuée par le son des armes. Il manque étrangement une âme à l’ambiance sonore pour réellement nous transporter à Neon City ou en enfer.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.

Jeu testé dans sa version dématérialisée sur Steam fournie par Keymailer.
Disclosure: I received a free review copy of this product from https://www.keymailer.co
