
Alors qu’il nous avait fallu patienter quatre ans pour avoir la conclusion du précédent chapitre de la saga, Dvora Studio et Headup viennent de nous gâter. The Coma 3: Bloodlines, le troisième et dernier chapitre de la saga est là.
Sorti ce 30 avril 2026 sur Steam, Epic Games Store, GOG, PlayStation, and Xbox, nous avons pu tester le titre sur Playstation 5.
S’agissant du chapitre final, il est fortement conseillé de jouer au moins aux deux épisodes du chapitre 2 pour découvrir la trame globale. Et surtout l’histoire des différents personnages incarnés ou croisés dans le jeu.
Une fois cet avertissement passé, on se plonge à nouveau avec un étrange plaisir dans ce nouvel épisode d’un genre à part entière.

The Coma 3: Bloodlines, un pour tous et tous pour un ?

La saga The Coma se concentre sur des évènements étranges se déroulant dans le Lycée Sehwa. Cet établissement a subit deux évènements majeurs dans lesquels des élèves se retrouvent plongé dans le coma sans raison apparente.


Yongho et Mina Park ont été les deux premiers élèves que nous avons suivis. Ils ont mené leur combat contre l’apparition connue sous le nom de Vicious Sister dans le monde éveillé, le monde entre les mondes.


Après avoir traversé des boucles temporelles et avoir affronté des âmes de guerriers du passé, il ont réussi à stopper l’apparition lors de la lune sanglante. Cela avec l’aide d’une autre âme, celle de Yaesol, dont nous découvrons la véritable nature dans cet épisode.


Mais surtout, nous découvrons la société secrète nommée Leviathan et le fameux Chance. Dans The Coma 3: Bloodlines, le changement de relation entre les membres de cette organisation et nos protagoniste est assez étrange au premier abord. Mais en assemblant la trame globale, tout devient cohérant.


Et si on pourrait encore une fois avoir une impression de déjà vu dans l’équipe qui s’oppose à nous, ce nouveau chapitre est extrêmement intéressant.
Les Ghost Vigilante contre un chef de clan ?

The Coma 3: Bloodlines reste un jeu d’exploration et de survie en défilement horizontal. Mais c’est surtout pour son histoire que l’on s’attache au titre. Si le joueur incarne à nouveau les élèves des précédents épisodes, ceux-ci ont évolué et une nouvelle venue sèmera le trouble.


En effet, dès le début du titre, le joueur incarne Mme Jihyun Song, professeure du lycée dont la Vicious Sister avait pris la forme. Jihyun découvre le monde du Coma en pensant être dans un rêve éveillé récurrent. Mais ce phénomène, inexpliqué dans The Coma 2 : Vicious Sisters, est l’antichambre de l’enfer sombre.


Après avoir utilisé ce nouveau protagoniste pour offrir un excellent tutoriel, elle aura surtout pour rôle de fournir un nouveau gameplay et de fournir de très nombreuses réponses à nos questions.


Mais celui qui apporte un énorme changement de gameplay à The Coma 3: Bloodlines, c’est Yongho. Devenu un Ghost Vigilante qui passe sa vie entre les deux mondes, il a développé la capacité de se battre contre les monstres. Ou plutôt, d’utiliser sa Necrolame pour affaiblir et enfermer les âmes maudites. Une révolution de fin du précédent opus. Et une arme ultime contre l’âme d’un chef de clan sous stéroïdes plasmiques.
The Coma 3: Bloodlines, une histoire familiale et intergénérationelle
Tout comme dans le précédent opus, il est possible d’aborder The Coma 3: Bloodlines sous deux points de vue. Celui des Ghost Vigilante cherchant à maintenir les âmes maudites dans le Coma. Ou du point de vue des familles Park et Song.

L’Apparition est une créature fantomatique extrêmement puissante. Tellement qu’elle a fait raisonner les mailles du temps. Yaesol et son frère guerrier n’ont pas été les seuls à capter cette force. Une âme surpuissante appelée ‘chef de clan’ a été attirée. Et il débarque dans notre époque avec ses sbires. Un guerrier japonais de l’ère Edo, un sniper de la Seconde Guerre Mondiale et un général Mongol maudit.


Si ce joyeux groupe fera stresser le joueur durant les presque huit heures nécessaires pour finir le titre, ils ne servent qu’à distraire du sujet principal. L’ultime chapitre de The Coma 3: Bloodlines est un concentré de réponses à toutes les questions apportées lors des trois précédents opus.


L’histoire exposée donne une cohérence macabre à l’ensemble des aventures de nos protagonistes. Une réussite totale qui donne envie de recommencer la saga. Si son gameplay ne vous effraie pas.

Un roman graphique qu’il faut dompter


Ce nouvel épisode apporte encore une évolution de la patte graphique spécifique de la saga. Alors que The Coma 2B: Catacomb portait un style de bande dessinée coréenne toujours plus sombre, Jihyun fait entrer la couleur dans la saga.


Encore une fois, The Coma 3: Bloodlines est un jeu d’horreur psychologique et graphique. Mais c’est aussi un paradis pour les yeux. La qualité des animations et des dessins est impressionnante. Certes, il s’agit encore une fois d’un simple titre en deux dimensions. Cela n’empêche tout de même pas d’apprécier la beauté du travail réalisé.


Malheureusement, le titre garde les défauts de ses ancêtres. Les commandes des différents personnages sont similaires et faciles à comprendre. Le système de dissimulation, les compétences et l’utilisation des objets sont toujours visibles à l’écran. Mais la faiblesse du titre réside dans des points très simples.


Le mapping de la manette DualSense est basé sur l’utilisation des sticks pour les mouvements et la navigation dans les menus. Sauf que si par réflexe, ou parce que c’est utilisables partout ailleurs sans erreur, le joueur utilise la croix directionnelle dans le menu alors le passage entre les onglets part en sucette et fini par sortir automatiquement du menu.


Et le plus troublant est le fait que le stick directionnel soit inactif en sortant des menus. Il faut redonner une direction un peu moins d’une seconde après la fermeture du menu avant que le personnage ne réussisse à repartir. Ce qui arrive aussi parfois en passant des portes. Ce qui mène à des actions un peu aléatoires ou dans des directions contraires à l’attendu.

Des contraintes étranges à revoir
Si les anomalies de commande sont facilement gérables une fois connues, d’autres éléments sont plus gênants. Dans The Coma 3: Bloodlines, il existe deux types de collectibles à trouver et des illustrations à débloquer.


Durant la partie, en fonction des missions réalisées au cours de l’histoire, il sera possible de débloquer des illustrations en rapport avec le chapitre en cours. Celles-ci demandent de réaliser des objectifs spécifiques et quasiment inratables. Cependant, si vous passez à coté, il ne sera pas possible de relancer un chapitre spécifique pour vous rattraper.


De même, nous avons la possibilité de rapporter des Compact Disc dans les zones sûres. Ces CD sont insérés dans un lecteur et permettent d’écouter les musiques principales de tous les titres de la saga. Un véritable plaisir. Mais un plaisir disponible uniquement à ces endroits et pas dans le menu Bonus. Cela aurait été plus simple et plus logique.


Tout comme le fait d’avoir soixante-deux documents à trouver. Ils présentent de riches éléments de l’histoire et sont réellement intéressant à lire. Mais ils ne sont pas consultables en dehors de votre partie. Et les derniers documents sont obtenus durant la phase de fin de jeu sans sauvegarde possible. Pourquoi ne pas les avoir aussi ajouté au menu Bonus ?


Ces points sont assez étranges car tout semblait prête pour donner envie de retourner explorer le jeu. Mais pas si cela nécessite de repartir de zéro.

The Coma 3: Bloodline, la confirmation d’une saga à ne pas louper.
Encore une fois, les équipes de Dvora Studio et Headup offrent au joueurs une expérience d’horreur psychologique magnifique et accessible. The Coma 3: Bloodline est tout aussi attirant et complet que ses prédécesseurs.
L’histoire mise en place durant de nombreuses années est excellement portée et complétée. Les réponses aux questions apparues lors des précédents épisodes sont ici résolues.
L’alternance entre les trois protagonistes apporte une variété au titre qui nous fait oublier le temps.
Et que dire de l’aspect graphique de The Coma 3: Bloodline si ce n’est : toujours horriblement magnifique. Bravo.
La note des Dreamers : 9.5/10 – The Coma 3: Bloodlines est la plus belle des conclusion pour la saga.
Histoire : 10/10 – The Coma 3: Bloodlines vient remplir tous les trous posés par ses prédécesseurs et offre une fin intéressante à la saga. Difficile de se dire qu’il n’y aura potentiellement pas de suite mais des portes restent ouvertes. Et le plaisir d’explorer cet univers reste présent.
Style de jeu : 9/10 – The Coma 3: Bloodlines trouve un bon rythme pour une expérience survival-horreur. Le mélange des genres, l’alternance de gameplay avec les personnages et celle entre l’exploration et les énigmes sont des supports solides au titre. Certains passages ne semblent pas totalement maîtrisés ou trop scriptés mais les équipes de Dvora Studio ont écouté les retours des joueurs et le résultat est plus que positif.
Graphismes : 9.5/100 – The Coma 3: Bloodlines est lui aussi dans la lignée de ses prédécesseurs en étant cette fois beaucoup plus lumineux. Magnifique et sans véritable défaut graphique. Le soin apporté aux détails visuels des décors reste impressionnant.
Jouabilité : 9/10 – The Coma 3: Bloodlines concentre toutes les bonnes idées de gameplay testées avec ses prédécesseurs. Il est accessible et complet. Il reste quelques défauts étranges provenant peut-être du portage sur la Playstation 5. Mais ils pourront être corrigés dans de futurs patchs.
Ambiance sonore : 20/20 – The Coma 3: Bloodlines dispose d’une ambiance sombre et oppressante. Les sons et musiques utilisés rendent chaque lieu angoissant même lorsqu’il est des plus lumineux. Une véritable réussite.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.

Jeu testé en version Playstation 5 grâce aux équipes de Headup.
