
Quand un indé est fan de Vampire Survivor et de Metal, il n’a pas d’autre choix que de créer son propre titre. C’est ainsi que Rogueside donna vie à Devil Jam, un Roguelite basé sur votre gestion des frettes.
Ce nouveau titre diabolique est sorti le 26 mars 2026 sur PlayStation 4/5, Microsoft Xbox Series X/S et Nintendo Switch. Mais les joueurs PC avaient déjà mis la main dessus sur Steam depuis le 3 novembre 2025.
Ce titre d’action et de survie méritait-il un passage sur nos belles consoles ? Nous avons testé la version Nintendo Switch pour le savoir.

Devil Jam, quand le diable se fait doubler, l’humain se fait berner
L’histoire de Devil Jam ravivera les souvenirs des joueurs. Falco, le leader d’un petit groupe de Metal a passé un pacte avec le diable lui-même. Et comme il l’aurait parié, il est mort peu de temps après.


Ce qui n’était pas prévu, c’est que c’est la mort et non le diable qui a pris la vie de Falco. Ainsi, comme le contrat n’avait pas été rempli, le diable se retrouve floué de trois âmes. Car ce sont les âmes de tous els membres du groupe qui ont été mis en gage.


Pour se venger, le diable propose à Falco de faire l’improbable, accepter un contrat pour tuer la mort. Et pour nous aider, il le laisse échanger avec les sept pêchers capitaux et quelques membres des enfers. Ceux-ci disposent d’objectifs assez vagues et n’apporteront finalement qu’un soutien militaire.


Au final, une histoire très simple et un twist de fin de run qui n’apporte pas vraiment plus de profondeur.


Un gameplay très bien pensé
Les histoires de roguelite sont très souvent assez simples. Nous passerons donc au plus important, le gameplay. Et là, Devil Jam est surprenant de bonnes idées.


Comme dans tout roguelite classique, l’évolution du personnage se fait à travers l’obtention de nouvelles capacités ou leur renforcement à chaque montée de niveau. Ici, le cas classique, trois choix possibles en lien avec un seul et même pêché.


Si le joueur souhaite relancer les propositions, il faudra dépenser des tickets d’entrée. Et selon le nombre dépensé, il sera possible de changer au hasard de compétences du même pêché. Ou faire le choix de relancer totalement la roulette des pêchés et compétences.


Et là où Devil Jam devient excellent c’est que les compétences ne sont pas infinies. Il y a douze emplacements de compétences réparties par groupes de trois. A chaque temp du rythme, un lot de trois compétences est activé. Il est donc intéressant de répartir ses compétences pour avoir un flux d’attaques continues.


Mais il faut aussi prendre en compte que certaines compétences sont des renforcements d’autres compétences qui agiront sur certains emplacements qui les entourent. Il faudra d’autant plus faire attention que si vous ne laissez pas une place au bon endroit, ce renfort ne s’appliquera peut-être à aucune compétence.


Le tout étant récupéré au hasard, ce qui permet de garder une très forte rejouabilité. Et une variété de run qui donne envie d’y revenir.


Un roguelite pour métalleux
Et dans ce qui donne envie d’y revenir, il y a les références Metal. Que ce soit dans l’environnement, dans les personnages mais surtout dans les noms des compétences, tout est une référence à un groupe une musique ayant marqué le genre.


Devil Jam est un très bel hommage au genre. Et comme il se devait, la playlist accompagne très bien je titre. Les seuls ^points étranges sont le fait de disposer d’une chanteuse, Amy, alors qu’aucune piste que nous ayons entendue ne dispose d’un véritable morceau chanté. il y a quelques légers cœurs d’accompagnement mais très rares.


De même, si els musiques sont axées sur le genre Metal, elles restent très soft. Ce qui est compréhensible car il faut qu’un maximum de public reste en capacité d’écouter les musiques jusqu’à la fin de leur run. Mais pourra être un peu décevant si l’objectif est de trouver des la musique qui crache au visage du diable et de la mort.


Un aspect trop soft qui respecte mais trop gentiment le genre.
Devil Jam, le titre qui ouvre les portes du Metal
Le travail effectué sur Devil Jam est très bon dans la fusion des genres roguelite et Metal. La mécanique Vampire Survivor-like est assez simple à prendre en main. Mais elle n’est pas sans défauts.


Le contenu de Devil Jam est assez dense et offre au joueur de nombreuses raisons de revenir. Si nous retrouvons les mécaniques des autres jeu du genre, cela n’est pas épuisant.


Nous avons ici un titre qui pourra plaire aux amateurs cherchant à explorer de nouveaux mondes et conviendra surtout aux amoureux du Metal. Nous espérons juste que les derniers ajustements de la version Nintendo Switch seront vite réalisés.
La note des Dreamers : 8/10 – Devil Jam tient sa promesse mais le Metal n’est pas toujours symphonique.
Style de jeu : 10/10 – Devil Jam est un très bon roguelite. Il marie parfaitement son système de gestion des compétences avec des objectifs à priori classiques et pourtant efficaces.
Histoire : 5/10 – Le scénario de Devil Jam n’est clairement pas l’élément qui retiendra votre attention. Certes, l’idée est bien développée. Mais le contenu et le développement de l’histoire du groupe est extrêmement vide.
Graphismes : 9/10 – la patte graphique des titres de Rogueside se retrouve directement. Le titre exploite une 2D propre et efficace mais qui suffit à mettre la Nintendo Switch 2 à genoux. Un manque d’optimisation assez étrange mais acceptable.
Jouabilité : 7/10 – Devil Jam aurait mérité une meilleure note si les quêtes n’étaient pas outrageusement difficile et inutiles. Le système d’arbre de quête et les éléments à débloquer en continue sont une très belle réussite. Il ne manque que l’option de bloquer certaines compétences pour éviter de devoir dévorer des tonnes de tickets pour améliorer une compétence.
Ambiance sonore : 8/10 – S’il y a un point sur lequel Devil Jam ne devait pas se rater, c’est la musique. Le rythme est au centre du système et les musiques se répètent pendant des heures. Bien que cela soit certainement difficile à intégrer, un peu plus de variété dans les morceaux n’aurait pas été un mal.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.

Jeu testé dans sa version dématérialisée sur Steam fournie par les équipes de PR Hound, et une version personnelle sur Nintendo Switch.
