
Nobody Wants To Die : Personne ne veut mourir donc éliminons la mort
Nobody Wants To Die est une surprise et ce, à plus d’un égard.
En effet, il s’agit du tout premier jeu du studio Critical Hit Games, un studio Polonais. Jeu disponible depuis le 17 juillet 2024 sur XboxSeries X|S, PlayStation 5 et PC via Steam, le tout développé avec le moteur en Unreal Engine 5.
Lorsqu’on lance le jeu, on ne peut que se dire « C’est un premier jeu ça ? » tellement la claque est grande. Plongeons dans les méandres d’un futur ô combien dystopique, un polar New-Yorkais, en 2329.

La vie éternelle, rêve ou cauchemar ?
Nous voici dans la peau de James Karra, un policier, enquêteur, qui analyse et résout les scènes de crimes à l’aide de gadgets futuristes. Dans ce futur, la mort n’existe plus. Grâce à un abonnement mensuel, vous sauvegardez votre conscience et pouvez changer de corps moyennant finances.
Vous êtes vieux et faible ? Changez pour un corps de 20 ans. Cependant, attention, si vous ne payez pas votre abonnement, votre conscience est placée dans une banque. Et vous resterez là tant que vous ne réglerez pas les frais …Tout de suite moins glamour.
Ah et autre chose, l’abonnement est légalement obligatoire à partir de 21 ans …

C’est dans ce charmant futur où les arbres n’existent qu’en hologrammes et à peu prés tout ce que nous connaissons actuellement n’est disponible qu’en très petites quantités et pour les plus riches, que le joueur évolue. Nous incarnons donc James Karra qui, malgré une mise à pied, va décider d’enquêter sur une affaire louche, impliquant des gens haut placés. Bien entendu, sans respecter l’avis contraire de son supérieur et avec l’aide et la surveillance d’une collègue.
Oh et bien évidemment, vous avez vos propres problèmes à gérer et quelques soucis de synchro avec votre corps actuel.

Cliquons sur « Nouvelle Partie »
Premier constat, le jeu est beau, très beau ! L’Unreal Engine 5 est clairement très bien exploité. Les jeux de lumières sont sublimes et l’ambiance du jeu est folle. J’insiste là-dessus, ce New-York futuriste à l’ambiance polar à bénéficié de beaucoup de soins de la part de l’équipe. C’est cela qui vous fera dire « C’est un premier jeu ça ?! ».
Quelques rares textures sont floues et 5-6 bugs visuels ne changeront pas la donne. Un énorme bravo à l’équipe pour cette prouesse !
Mais manette en main, cela vaut quoi exactement ? Eh bien, si vous avez déjà joué aux jeux Batman Arkham avec ses scènes de crimes à analyser, vous ne serez pas dépaysés.
Pour les autres, voici le topo. Vous arrivez sur une scène de crime et devez comprendre/trouver des indices sur ce qu’il s’y est passé.
A votre disposition, une lumière UV pour suivre les traces de matières organiques. Une lampe à rayons X, pour voir à travers les objets et murs, afin de suivre des câbles ou tuyaux. Un appareil photo, pour collecter les preuves. Enfin et surtout, un appareil vous permettant de reconstituer visuellement les évènements, comme un lecteur vidéo d’hologrammes, avance rapide et retour en arrière.

Une immersion complète et parfaitement rythmée
Vous vous rendrez compte que vous pouvez très facilement résoudre les scènes de crimes en vous contentant de suivre l’objectif écrit en haut à gauche, un bouton d’aide existe même si vous êtes perdus. Ce serait passer à coté de tout un pan du jeu. En effet, le lore du jeu est détaillé dans tous les à côtés. Mais en sus, diverses options de dialogues vous serons accessibles en fonction de vos découvertes et en sus du sus, vos choix de dialogues influenceront le déroulement de l’histoire.
Une fois la scène de crime analysée, de retour chez vous, à vous de relier les différents indices pour comprendre qui est impliqué, pourquoi et comment.
Encore une fois, cela est maîtrisé de bout en bout. Le jeu n’est pas trop bavard. Le jeu n’est pas trop long. Une dizaine d’heures pour en voir le bout et nous épargne des scènes inutiles. L’histoire est donc rythmée et efficace.
Concernant la bande-son, l’ambiance polar est parfaitement retranscrite grâce aux musiques au saxophone. Tout ce qu’il y a de plus clichés dans le thème polar. Clichés vous direz, mais cela ne veut pas dire désagréable ! Notre personnage qui fume, assis sur le capot de sa voiture volante, regardant NYC, revenant sur les évènements de sa vie avec une voix grave, aux sons d’un saxophone : ✅

Nobody Wants To Die : J’achète ou pas ?
Alors, oui, oui et oui.
Nobody Wants To Die, premier jeu du studio Critical Hit Games est un must have pour qui aime ce genre de jeux.
Maitrisé de bout en bout, il mérite d’être connu.
Les seuls points faibles seront quelques bugs visuels (environ 5-6 sur une partie, CA VA !) et quelques textures un peu floues (2, allez !).
Certains lui reprocheront aussi sa durée de vie mais avouez le, un jeu maitrisé sur une dizaine d’heures vaut mieux qu’un jeu qui tire en longueur sur quarante heures.
Foncez !

Un énorme merci à Plaion France pour sa générosité et nous avoir permis de tester ce jeu sur PlayStation 5.
