
Tiny Terry’s Turbo Trip est sorti le 30 Mai 2024 sur Steam. Ce GTA-like est complètement déjanté. Merci encore à Lars Korendijk et Super Rare Games Originals pour ce titre destiné aux jeunes joueurs. Un jeu simple et efficace, qui nous aura bien fait rire.
Tiny Terry, la difficile vie d’un jeune adulte

Bienvenu à Pétilleville, la vie de toutes les folies. Une ville comme les autres. Avec son parce, sa plage et sa construction ratée surmontée de routes s’élevant jusque dans l’espace. Une ville dont on pourrait aimer s’éloigner pour les vacances avec nos parents. Si ceux-ci ne nous avaient pas abandonné sous la garde d’un oncle, Grony, totalement absent, ou peut-être pas.
Une ville dans laquelle le jeune Terry n’a qu’un seul rêve à accomplir : rouler jusque dans l’espace et faire la une des journaux.

Pour réussir à partir dans l’espace, Terry utilisera le prétexte d’accepter un travail de chauffeur de taxi. Bien qu’il n’ait pas le permis, il obtient la voiture monoplace mais disposant d’un système de turbo. Ce système pourra être amélioré jusqu’à permettre de partir dans l’espace.
Spoiler, réaliser ses rêves c’est bien. Mais cela peut aussi servir de leçon. Car oui, ce qui surprend le plus dans Tiny Terry’s Turbo Trip ce sont les petites leçons de vie qu’il reçoit jusqu’à la fin du jeu.

Tiny Terry’s Turbo Trip, un petit titre bien rempli
Afin de réaliser son rêve, Terry devra accomplir plus d’une vingtaine de missions différentes à travers la ville. Celles-ci vous permettront d’obtenir de l’argent pour acheter divers objets et costumes. Mais surtout de récupérer des déchets et des pièces détachées qui lui permettront d’obtenir un niveau de turbo en plus toutes es 150 pièces trouvées.

Et les activités vont des plus loufoques. A première vue basiques comme la capture d’insectes, elles ne sont pas moins étranges comme le fait de livrer les insectes à un restaurant pour améliorer le menu.

Vous pourrez sauver la ville de son surendettement, en creusant des trous ou en volant des voitures pour les revendre. Comme dans tous grand jeu de ce genre. Mais le tout après avoir été entrainé par un poisson prof de yoga sur une bouée de la piscine de l’hôtel de luxe du centre ville. Logique? Non, mais c’est ce qu’on adore.

A ne pas mettre entre toutes les mains ni pour tous les yeux
Certes, Tiny Terry’s Turbo Trip est une parodie de GTA qui est très amusante. Mais comme présenté précédemment, le niveau de violence minimal du jeu est à contrebalancer avec les actions possibles par le joueur. Le jeu est un PEGI 7 qui aurait presque mérité un bon PEGI 10.

Quant à son aspect graphique, il est aussi tout en contraste. Rappelant le style de Patapon ou We Love Katamari, il reste construit par une personne. Le jeu dispose donc de nombreux bugs de collision digne des jeux d’aventure en monde ouvert de la Playstation 2. Un petit pincement au coeur pour les vieux mais qui peut rebuter les débutants.

A nuancer par le fait que les patchs successifs déployés avant la sortie du jeu corrigent de nombreux bugs. Et surtout, ces patchs ont très clairement amélioré la qualité graphique globale du jeu. Nous avons vu apparaître des zones d’ombres dynamiques, une augmentation des détails dans l’environnement. Mais aussi une évolution dans la colorimétrie globale du jeu. Le rendant bien plus confortable pour les longues parties.
Mais qu’est-ce qu’il fait du bien !
Après avoir terminé votre première partie de Tiny Terry’s Turbo Trip, soit environ cinq heures de jeu, vous serez aussi joyeux que la musique de thème du jeu. Le titre de Thomas de Waard reste très rapidement en tête et cela pour notre plus grand plaisir.

L’ambiance globale complètement allumée est à mourir de rire. Les personnages disposent de toutes les palettes d’humour. Terry tacle ou se fait tacler dans tous les sens. Les répliques sont simples et tranchantes. Notre personnage préféré étant Spepely, la secrétaire de l’agence de travail dont Terry est amoureux.
La personnalisation de la tenue de Terry est aussi barrée que le personnage. On aurait pu demander plus, mais c’est au final très suffisant. D’ailleurs, Terry pourra être accompagné d’un petit compagnon difforme lorsque vous aurez lancé la quête des plans pour les construire. Quoi de plus normal que de se balader en ville avec un sourire sur patte tout en portant une cape et une paire de lunette de charmeur?

Tiny Terry’s Turbo Trip est un jeu casual. Un micro défouloir, un bac à sable nous permettant de rire et de nous détendre. Que demander de plus, si ce n’est une suite ?

La note des Dreamers : 15/20. Tiny Terry’s Turbo Trip, l’indé qui nous fait bien tripper.
Style de jeu : 18/20 – Tiny Terry’s Turbo Trip s’inspire parfaitement de Gran Theft Auto pour nous plonger dans une aventure loufoque. Le bac à sable de Lars Korendijk a tout d’un grand.
Histoire : 12/20 – L’histoire du titre est très simple. Elle est suffisante et cohérente, ce qui est très bien. Nous aurions aimé plus de contexte et d’interactions avec les personnages principaux. Quelques missions en plus qui auraient donné une histoire complète et conséquente.
Graphismes : 14/20 – Il est extrêmement difficile de noter la qualité des développement d’une single man team. Les nombreux bugs et la simplicité des environnements ont déjà demandé un travail impressionnant et les derniers patchs de pré-release montrent une réelle volonté d’amélioration.
Jouabilité : 15/20 – Avis aux joueurs claviers et souris, le jeu indique dès le départ qu’il est plus agréable à jouer à la manette. Et le mapping des bouton est adapté aux manettes Microsoft Xbox mais aussi Sony DualSense. Ce qui ne vous empêchera pas de crier lors des nombreux soucis de colision.
Ambiance sonore : 17/20 – Le travail de Thomas de Waard est admirable. La musique du jeu est comme Terry, Vivante, jeune et dynamique. On aurait aimé disposer d’une OST.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.

Jeu testé dans sa version dématérialisée sur Steam fournie par Dead Good Media.
