
Le 14 mai 2026, les équipes de Merge Games et Maximum Entertainment ont annoncé la sortie de l’excellent Smalland: Survive the Wild sur Nintendo Switch 2.
Sorti en février 2024 sur PC et Playstation 5, ce jeu de survie avait marqué les joueurs par son monde ouvert immense et les centaines d’heures nécessaires pour le maîtriser.
Cette arrivée sur la console portable de Nintendo est l’occasion de se replonger dans l’univers fantastique de ce titre. Ainsi qu’une bonne raison de découvrir toutes les extensions qui sont présentes dans cette version.

Smalland: Survive the Wild, l’aventure des Hominis
Smalland: Survive the Wild est un jeu d’aventure RP dans la plus pure tradition. Après avoir choisi leur apparence plus ou moins féérique, les joueurs sont plongé dans le monde magique des Hominis.


Ces êtres à peine plus grands que des insectes doivent tenter de survivre face à la nature et sa redoutable chaîne alimentaire. Si les Hominis sont membres d’un peuple guerrier, ils ont à coeur de communier avec la nature.


Mais comme dans la nature, chaque graine plantée ne donne pas toujours une belle plante. Surtout quand celle-ci est planté dans un jardin humain. Car comme d’autres titres majeurs du genre, si la nature a repris ses droits, l’humain est ou était la source de nombreux mots.


Un contenu des plus complets
Avant de conquérir le monde et ses secrets, il faudra traverser de nombreuses épreuves, grandir soi-même mais aussi avec les animaux qui acceptent de nous suivre. Et de ce point de vue, Smalland: Survive the Wild est une mine d’or.


Les quêtes à réaliser tout au long de l’aventure avec des embranchements scénaristiques préconstruits mais intéressants. Ce titre s’offre le luxe de reprendre les codes des plus grandes saga d’aventures telles que The Elder Scrolls. Un aventurier qui débute en étant si faible que même les coccinelles peuvent le tuer si elles ne s’enfuient pas.


Mais un aventurier qui grandit au fil du temps. Qui grimpe au sein de l’organisation des Hominis et en découvre les secrets. Avant de devenir le plus grand des guerriers prêt à défendre le peuple et leurs alliers. Car pour celui ou celle qui souhaite affronter la nature, la survie ne tient qu’à un fil et c’est celui qui le relie à ses alliers.
Du craft qui fait du bien
Les premières actions du jeu en dehors d’échapper à la mort face à une fourmi qui passe par là, sera de fabriquer de quoi dormir et se défendre. Une mise en jambe qui peu paraître utile mais qui restera sans suite pour le reste de l’aventure.


Car ce n’est pas au milieu de nul part que l’on va s’établir et surtout pas exposé aux aléas du temps. Dans Smalland: Survive the Wild, la plus simple manière de montrer que l’on ne fait plus qu’un avec la nature, et que l’on a déjà passé une centaine d’heures sur le jeu, c’est de construire un véritable palais.


Mais attention, si les réglages du monde n’ont pas été revus, les trombes d’eau déversées par une pluie ou le froid de l’hiver pourraient avoir raison de votre habitation ou de vous. Car même s’il est simple de construire une maison avec des feuilles et du bois, il faudra raffiner ce dernier et constituer des blocs de pierre pour qu’elle reste debout. Pour vous et pour vos compagnons.
Apprendre pour soi
Il existe deux points majeurs dans Smalland: Survive the Wild. L’évolution du personnage et l’élevage de compagnons.


Lors de l’aventure, Les quêtes majeures s’accompagnent dans la majorité des cas de l’obtention de nouveaux équipements. Un classique du RPG. Mais qui prend ici la forme d’un apprentissage des ressources nécessaires à la construction de ces éléments.


Bien entendu, ces ressources sont celles de la zone à venir et constituent un défi à relever. Ainsi, il faudra partir en quête et surtout, apprendre à gérer ses ressources pour survivre en pleine nature, et pas que. Mais le plus important est de toujours garder un équilibre. Couper toutes les plantes ou récolter tous les fruits d’une zone pourrait provoquer une disparition totale de la ressource alors que la laisser pousser pourrait la démultiplier.

Développer sa famille
La plus grande surprise et force de Smalland: Survive the Wild est la gestion des compagnons. Bien au-delà de simples PNJ qui vous accompagnent sans servir à grand chose, ici, les compagnons sont de véritables héros prêts à sacrifier leur vie pour vous. Mais qui sont-ils ?


Chaque insecte ou animal qui peut être croisé dans l’immense jardin de Smalland: Survive the Wild est un potentiel compagnon en devenir. Car il sera possible d’acquerir leur sympathie de deux manières. Et dans les deux cas, c’est directement ou indirectement violent.


Il est possible de poser divers pièges dans les zones de passage des cibles. Si celles-ci se retrouvent coincées et acceptent de se laisser faire sans mourir, il sera alors possible de les dompter pour les faire entrer dans vos ranges.


Sinon, et principalement dans le cas des insectes ou oiseaux, il sera possible de récupérer des œufs de qualité variable dans les butins de fin de combat. Une fois placé dans un incubateur, une phase de combat sera déclenchée pendant que l’œuf se développe. Si les animaux ou insectes qui tentent de récupérer leur œuf ne survivent pas à vos coups, alors l’œuf pourra éclore. Ainsi, le joueur devient le parent du bébé.


Un bébé qui deviendra un de vos quatre bras droits en combat. Un compagnon avec ses propres statistiques et niveaux d’évolution. Un mur ou un leur efficace mais qui peut mourir en combat. Laissant alors le joueur comprendre que seul face à la nature, nous ne sommes rien.
En solo ou jusqu’à dix, le défi reste entier
Une des vérités absolues dans Smalland: Survive the Wild est que seul, il sera quasiment impossible de survivre. Que ce soit du fait des apprentissages tardifs des moyens de survie ou du fait de la faiblesse du personnage face à la nature, en tant que joueurs, il sera difficile d’entrer dans le jeu en restant seul.

Mais lorsque le premier incubateur aura été construit et que le maniement de l’épée en bois est acquis, il sera possible de récupérer des œufs et d’acquérir jusqu’à quatre compagnons actifs. Et en solo, ce ne sera pas un mal. Surtout lorsque l’on apprend que les insectes volumineux et les animaux peuvent être chevauchés. Cette garde rapprochée est une aide précieuse en durant les dix premières heures et devient surtout un accès à la liberté lorsqu’il s’agit de traverser le monde.

Mais là où tout devient intéressant, c’est qu’il est possible de se rendre dans les mondes des autres joueurs avec son équipement. Une idée parfaite pour des parties en équipe et des session de Role Play assez intenses. Car si le jeu paraît plus abordable, la gestion des ressources reste au coeur de l’aventure. Honnêtement, le mode multijoueur est un grand plaisir mais uniquement si tous les joueurs en sont au même point dans l’aventure. Tout comme dans les MMO, l’aventure est meilleure à plusieurs mais l’impression de progression est fortement diminuée si l’un d’entre vous prend ne serait-ce que deux niveaux d’avance.
Des commandes trop complètes
N’ayant pas poussé le mode multijoueur à son extrême, nous nous sommes concentré sur les éléments qui ont choqué certain joueurs débutants, la valse des commandes. Tout comme dans tous les action-RPG avancés, Smalland: Survive the Wild offre une palette énorme d’actions différentes à réaliser.


Le titre ayant avant tout été développé pour les joueurs PC, Les commandes et possibilités sont nombreuses. Alors que l’on pouvait reprocher à Overthrown de proposer des roues d’action et de sélection à répétition, force est de constater que c’était une très bonne solution. La seule à votre disposition est réservée à la carte et au tchat.


Les menues et sous-menus sont légion. L’inventaire pourtant simple reste complexe à gérer du fait des nombreuses et utiles proposées. Chaque objet crafté doit être sélectionné puis assemblé et une fois le temps de construction passé, il faudra penser à le récupérer avant de pouvoir sélectionner un nouvel assemblage.

Mais le point le plus critique concerne la gestion de la barre d’accès rapide à chaque outil, arme ou objet dont on souhaite se servir rapidement. Mais pour cela, il faut passer du stick directionnel à la croix, puis déplacer le curseur de sélection vers l’objet souhaité et valider la sélection en appuyant sur la flèche vers le haut. Basculer de l’arc à l’épée en plein combat ou tenter de prendre une potion pour vous soigner est très difficile. Surtout si aucun compagnon au autre joueur en réussi à distraire l’adversaire assez longtemps. La bataille se joue contre les
Le choix d’un support intéressant mais au public limité
L’arrivée sur Nintendo Switch de Smalland: Survive the Wild a été un grand moment de bonheur pour les fans d’aventure de l’équipe. Le monde des Hominis nous a poussé à partager l’aventure avec un maximum de personne par ses messages forts d’union nécessaire entre les Hominis et la nature dans son ensemble.


Mais la réalité aura eu raison de l’engouement ressenti. L’introduction du joueur dans le monde est un des fondamentaux de l’adhésion à un jeu. Ainsi pour toucher un maximum de personnes, il aurait été nécessaire de construire une véritable phase d’initiation aux rudiments de la nature dans une zone protégée.


Ou de prévoir une introduction avant la création d’une session, ne serait-ce que pour présenter l’impact des options disponibles. Ou même apprendre à se nourrir et se battre pour ne pas mourir dès les premières minutes de jeu. La nature est difficile à contrôler. Mais l’abandon du joueur entraîne à cette époque un abandon du jeu.


De même, les options d’accessibilité sont une des priorités de la majorité des jeux et restent quasiment inexistantes dans Smalland: Survive the Wild. Qu’il s’agisse de la gestion des couleurs et contrastes ou de l’aide aux commandes comme à la visée, ces éléments sont mis de coté. Ou quand ils existent comme l’option réglage de la taille de l’interface, elles ne permettent pas de gérer le véritable souci. Le titre a été prévu pour des écran PC entre 24 et 32 pouces. La police d’écriture est trop petite et sa taille ne change pas dans les réglages. Et si la taille d’interface est modifiée, les logo des touches sont coupés. Quant il ne s’agit pas des textes qui passent en dehors de l’écran.

Smalland: Survive the Wild, une belle attention et quelques manquent d’attention
Smalland: Survive the Wild de Merge Games et Maximum Entertainment est un action-RPG qui dispose de tous les éléments pour vous tenir en haleine pendant des dizaines et des centaines d’heures.
L’histoire suit un schéma classique mais présente un monde que l’on prend plaisir à explorer. Les activités sont nombreuses et variées tout en gardant l’aspect survivaliste au centre de tout. La moindre erreur peut devenir fatale et les lois de la nature sont toujours les plus fortes.
Le fait de pouvoir se retrouver entre amis ou avec des membres de la communauté est très intéressant et apporte une durabilité allongée au titre.
Mais la Nintendo Switch 2 n’est pas un PC. Les adaptations nécessaires des commandes et de l’affichage n’ont pas totalement été mises en place. Même le fait de ne pas pouvoir utiliser le mode souris paraît anodin face aux contraintes des commandes et de l’interface. L’aspect extrême auquel le titre du jeu nous prépare réside finalement dans la plateforme choisie.
Et pour les plus téméraires ou les vieux de la vieille, les sensations de revivre le frissons d’une survie en monde ouvert sont des plus douces. Si les joueurs vous traitent de masochistes, emmenez les faire un vol avec votre compagnon au-dessus du monde et laissez les atterrir avec des étoiles plein les yeux.
La note des Dreamers : 7.5/10 – Smalland: Survive the Wild, la survie des plus petits se joue seul ou en équipe.
Style de jeu : 10/10
Smalland: Survive the Wild se destine aux aventuriers en quête d’exploit positifs et merveilleux. Un jeu de survie qui ne laisse pas de répits aux joueurs et qui mérite parfaitement son nom.
Histoire : 9/10
Smalland: Survive the Wild est sorti en 2024 mais présentait déjà des similitudes avec d’autres titres. Si on peut trouver cela gênant, c’est surtout rassurant. Cela permet de se concentrer sur l’aspect principal du jeu, son gameplay de survie.
Graphismes : 6/10
Le passage sur Nintendo Switch 2 est difficile. En mode portable, le jeu est beau et gagne un petit peu en fluidité. Mais sur grand écran, les performances de la console sont insuffisantes, même avec des textures limitées. Le bon équilibre se trouve entre les deux, sur un écran de moins de 27 pouces. Juste assez grand pour lire facilement les textes tout gardant un affichage relativement propre et coloré.
Jouabilité : 4/10
Smalland: Survive the Wild est définitivement fait pour être joué avec un clavier et une souris. Les trop nombreuses commandes sont difficiles à porter sur une simple manette. Un entraînement est nécessaire avant de réussir à prendre les commandes en main. Et c’est aussi un manque d’accompagnement dès le début du jeu qui le rend faussement inaccessible. Les trente premières minutes de jeu sont cruciales. Ici, nous avons un testeur qui les a passé à tenter de passer la première fourmi du coin avant de se refaire tuer par une coccinelle.
Ambiance sonore : 10/10
La musique, les sons des environnements, le changement de temps et la mélodie de la nature, tout est parfait. Oui, on pourrait attendre une spatialisation plus poussée et des effets en plus. Mais honnêtement, on est bien et on s’immerge rapidement de ce monde. Bravo.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.

Jeu testé dans sa version dématérialisée sur Nintendo Switch 2 fournie par Maximum Entertainment.
