
La célèbre licence de plateforme extrême est de retour mais cette fois en 3D. Nous avons eu l’opportunité de goûter à la version Nintendo Switch 2 de Super Meat Boy 3D pendant quelques jours. Nous ne nous en sommes pas sortis indemnes.

Les équipes de Sluggerfly ont développé le titre avec la célèbre Team Meat qui reste toujours aux commandes. Edité en version numérique par Headup depuis le 30 mars 2026, le titre disposera aussi de versions physiques pour Nintendo Switch 1/2 et Playstation 5 à partir du 30 juin 2026. Sur PC nous nous contenterons de la version dématérialisée sur Steam.
On prend les mêmes et on recommence
Super Meat Boy 3D est l’adaptation en trois dimension de la maintenant célèbre saga. Dans ce titre, les règles sont simples. Il y a un chemin à suivre et l’objectif est d’atteindre l’arrivée le plus vite possible. Tout en évitant de mourir.


Car si la saga est devenue une référence c’est qu’il s’agit de bien plus qu’un simple plateformer en 3D. Et si l’histoire ressemble à celle d’un certain plombier, il ne faut pas s’y méprendre. Meat Boy est à la poursuite du Docteur Fétus qui a enlevé sa dulcinée, Bandage Girl. Ce mélange hérisson et plombier est amusant mais surtout très sanglant.


Dans ce titre, pas de violence directe. On ne tire pas sur ses adversaire. Mais chaque élément du décor et chaque sbire du Docteur Fétus tenteront de vous annihiler. Scies circulaires, ronces, missiles, acides, tout est prétexte à votre mort. Et les morts se conteront par milliers.
De la plateforme mais aussi de l’exploration
En tant que joueur, nous ne lançons Super Meat Boy 3D que dans un seul objectif, pleurer. Les six paysages à traverser sont magnifiques et plein de vie.


Certes, il ne sont pas tous agréables à voir, comme les égouts, mais ils fourmillent de vie et de détails amusants. Des écureuils face à un club de strip-tease et l’antre de certaines tortues mutantes sont un bon exemple.


Et des rappels à d’autres titres de l’univers vidéo-ludique, il y en a au moins un par monde. Super Mario 64 et Bridge Constructor en font partie, même s’il faut parfois s’accrocher pour comprendre la référence.


Les failles menant à ces niveaux spéciaux sont dissimulées dans les niveaux. Tout comme les bandages qui vous permettent de débloquer des personnages complémentaires. Il y a un bandage par niveau de lumière et plus d’une dizaine de personnages à débloquer.


Personnages qui disposent chacun d’une caractéristique différente changeant le gameplay comme rebondir en continue, disposer d’un troisième saut ou réaliser des sauts plus longs.

De quoi donner envie de revenir et d’explorer chaque niveau pour trouver l’emplacement improbable de ce bandage.
Super Meat Boy 3D, des boss et de la nouveauté
La structure des titre de la saga était jusqu’alors résumée en l’enchaînement de niveaux jusqu’à la fin du jeu. Pour cela, Meat Boy pouvait réaliser des sauts, rebondir sur des murs et réaliser des sauts prolongés. Et aujourd’hui, Super Meat Boy 3D apporte deux grandes nouveautés, le saut piqué et les boss.


Le saut piqué n’est pas une révolution. Il permet d’accélérer la chute et donc de gagner quelques secondes. Il n’est véritablement utilisé que dans les niveaux avec des obstacles fragilescomme les sacs de déchets.


En revanche, l’ajout des boss est un choix assez ambitieux. Contrairement aux niveaux classiques, chaque boss va avoir une mécanique propre et ne nécessitera pas obligatoirement d’atteindre une destination ou de battre un record de temps.


Dans tous les cas, il s’agira de survivre aux attaques. Mais ce sera toujours dans des zones délimités ou en arène. Et s’il n’y a pas d’objectif de temps, il faudra tout de même trouver la séquence parfaite pour survivre. Ni trop vite, ni pas assez.


Et cela sera d’autant plus difficile à trouver que le passage en trois dimensions nécessite une nouvelle prise en main.
Des objectifs et des défis toujours au coeur du titre
Vous l’aurez compris, Super Meat Boy 3D garde l’ADN de ses ancêtres mais y apporte des nouveauté en terme de contenu et de mécanique. Mais surtout une évolution du gameplay qui renforce son aspect élitiste.


Si nous écartons le fait que les boutons des Joy-Con de la Nintendo Switch 2 sont trop petits et trop proches, la sensibilité des axes reste le souci majeur du titre. En effet, si la profondeur est étonnamment difficile à estimer, les actions le sont encore plus lorsqu’il s’agit de donner une direction. Il arrive très souvent que les rattrapages se transforment en catastrophes.


Et il n’est pas possible de changer l’emplacement des touches ou de diminuer la sensibilité des sticks. La seule option disponible est de limiter les angles à 45 degrés pour les actions. Mais cela est loin de compenser.


Mais pourquoi ces éléments sont cruciaux ? Tout simplement que le passage en trois dimensions demande encore plus de précision dans les actions. Et que si comme tout joueur expert, vous souhaitez terminer les niveaux de l’ombre, il faudra maîtriser à la perfection vos déplacements.
Super Meat Boy 3D, de l’action en rythme et sous pression
Un des plaisir des jeux de plateforme exigeants est de disposer d’une musique entraînante. Généralement, la musique des niveaux, qui pourrait paraître répétitive, est une arme auditive pour trouver les rythme des actions.


Dans Super Meat Boy 3D, ce phénomène est beaucoup moins présent. Et surtout, les rythmes Métal des mondes des ombres sont infernaux. Alors que la musique est bien composée, le rythme qu’elle suit rend plus fou que les niveaux eux-même.


Nous nous retrouvons avec une bande son qui est à la fois agréable et insupportable. Le plaisir ressenti dans les niveaux de lumière ou les hommages sonores dans les failles est un plus pour le jeu. Nosu garderons cet aspect positif avec nous. D’autant plus qu’il n’est pas nécessaire de finir les niveaux de l’ombre pour atteindre la fin du jeu.
Super Meat Boy 3D, un changement de dimension réussi avec toujours plus de défis
Si le test de Super Meat Boy 3D nous aura presque coûté une nouvelle paire de Joy-Con, le plaisir ressenti est tout aussi puissant que la satisfaction de la réussite. Le passage à la troisième dimension s’effectue aussi bien sur l’aspect graphique que dans la mécanique de jeu.
Et Super Meat Boy 3D ne perd absolument pas ce qui constitue son coeur, les défis. Les niveaux sont nombreux. Et chaque monde, ainsi que chaque boss, introduit une mécanique différente dans les niveaux. La quantité de bonus à débloquer est aussi impressionnante. Et chaque élément débloqué est aussi une marque de votre réussite globale.


Mais attention, Super Meat Boy 3D reste un jeu à destination des joueurs experts. S’il paraît simple de finir un niveau en trouvant le bandage caché, obtenir la note A+ demandera un travail de longue haleine. Et une capacité infinie de résistance à la frustration.

Le travail réalisé par les Team Meat et le studio Sluggerfly est impressionnant et une réussite pour la licence Super Meat Boy.
La note des Dreamers : 8/10 – Super Meat Boy 3D, un changement de dimension pour un défi démentiel.
Style de jeu : 10/10 – Super Meat Boy 3D est un jeu de plateforme 3D à destination des experts. Il dispose de tous les atouts et attendus du genre. Une réussite.
Contenu : 9/10 – Si le nombre de niveaux est important et que les personnages sont nombreux, nous aurions aimé plus de contenus comme une galerie pour les vidéos et les replays des niveaux.
Graphismes : 8/10 – Super Meat Boy 3D est assez propre mais souffre d’une perte de qualité importante en mode portable. Le passage en trois dimensions est une réussite et Meat Boy reste toujours aussi mignon et sanglant.
Jouabilité : 7/10 – Super Meat Boy 3D est un plateformer exigeant qui demande une maîtrise que la manette de Nintendo Switch ne garantie pas. Heureusement, le titre garde ses atouts et nous offre des dizaines d’heures de jeu. Ou plus selon votre niveau.
Ambiance sonore : 5/10 – Le point douteux du titre. Les musiques de Super Meat Boy 3D sont à la fois entraînantes et stressantes. Un plaisir de l’enfer que l’on peut accepter ou tout simplement couper sans perdre le plaisir de jouer.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.

Jeu testé dans sa version dématérialisée sur Nintendo Swtich 2 fournie par les équipes de Headup.
