
Vous connaissez peut-être l’histoire du petit ours brun, mais connaissez-vous l’histoire de Ruffy ? Un projet débuté il y a sept ans par le studio allemand Zockrates. Un projet qui a été nommé Ruffy and the Riverside et à pris vie le 26 juin 2025.
Le jeu de plateforme 3D, dessiné à la main et rappelant le style papier d’un certain plombier, est sorti sur toutes les plateformes. Aussi bien sur PC (Steam & Epic Games), que sur consoles PlayStation 5, Xbox One & Series X|S et Nintendo Switch(es).
Un jeu indépendant peut-il nous redonner goût à ce style devenu presque trop classique ? Et si Ruffy and the Riverside était bien plus qu’un simple copier-coller ?

Ruffy, élu certes, mais pas par choix
Ruffy est un ours brun qui vit la plus belle des vies au sein de l’atelier de peinture de son village. Après des années d’entrainement auprès de son professeur, il a parfaitement développé son don de TROC. Il s’agit d’une technique qui permet de copier une image ou un élément d’un support à un autre. Et au delà de copier des peintures, Ruffy est capable de copier les matières.


Arrive un jour la taupe Sir Eddler qui annonce la pire des nouvelles. Il est temps de partir en quête des billes magiques qui colorent le monde. Car celles-ci peuvent transformer le monde positivement si Ruffy réussi à les maitriser. Mais elles seront rapidement volées aux terres de Riverside par Groll le sombre.


Et afin de ne pas être enfermé il a détruit l’emblème protecteur des terres, les lettres géantes de Riverside dignes des panneaux d’Hollywood, ou de Marseille.


Votre quête sera de retrouver les lettres magiques réparties dans le monde. Ces lettres pourront réactiver l’emblème et le noyau du monde. Et pas de panique, même si celles-ci ont été cachées à Groll, une boussolle existe au sein de la Basilique des Super-potes pour vous aider.


Un monde de couleurs à sauver
Le jeune Ruffy est donc parti pour une quête qui le mènera à travers huit biomes différents. Et même jusque sur les bords du monde.



Chaque biome dispose de quêtes différentes lui donnant une âme propre. D’une grande vallée jusque dans l’espace, il n’y a vraiment pas de quoi s’ennuyer.



Mais pour y accéder, il faudra passer par un niveau d’énigme intermédiaire qui fait directement penser à des titres comme Portal ou Talos Principle, mais en beaucoup plus simple. Il s’agit des cités ensevelies et on y serait bien resté plus longtemps.


Et ce qui est le plus amusant est que chaque environnement dispose d’un personnage particulier. Celui-ci ayant toujours des aventures rocambolesques à nous faire vivre.


Nous pourrons aussi bien faire des courses ou des figures sur ballot de paille qu’espionner les membres d’un concours de décoration de tombe.


Dans tous les cas, la réussite de la mission offrira l’accès à une lettre complémentaire.


Et entre temps, Groll, le grand méchant nous servira des combats de boss intéressants. Serez-vous prêts à l’affronter en fonçant tête baisser afin de découvrir au plus tôt ses secrets ? Ou préfèrerez-vous vous renforcer en réalisant l’une des nombreuses quêtes annexes du jeu ?

Ruffy and the Riverside, un jeu d’aventure complet
En dehors de l’histoire principale, Ruffy and the Riverside propose plusieurs types de quêtes annexes.


De la simple course sur ballot de paille jusqu’au nettoyage de rivières, les missions sont variées.



Et comme dans tout bon jeu d’aventure en monde ouvert, il faudra bien faire attention à explorer l’intégralité de la carte pour découvrir toutes les quêtes. Mention spéciale pour les quêtes de l’observatoire qui sont les plus difficiles à débloquer.



Retenez que ces quêtes annexes portent bien leur nom. Il n’est absolument pas obligatoire de les terminer pour finir tranquillement le jeu.

Un seul conseil, la seule quête qui vaille le coup est celle des tenues. Celles-ci pourront améliorer votre vitesse de récupération de vie et surtout votre endurance. Une fois les trois tenues achetées, le seul objectif est de faire un bon jackpot au bandit manchot.

Comme un déséquilibre dans la force
Il n’y aura qu’un seul véritable point de tension dans Ruffy and the Riverside, sa difficulté totalement variable.


Il sera la majorité du temps possible de réussir les énigmes assez facilement. En observant l’environnement et les dernières capacités développées, la solution saute rapidement aux yeux.
Parfois, il suffira de se souvenir des mécaniques d’anciens jeux pour s’en sortir. Et au passage sourire lorsque l’on note les références disséminées partout dans le jeu.


De même, la difficulté des boss est mineure. Ce qui ouvre la porte aux joueurs débutants et cherchant à se faire plaisir avec un très beau titre.


Mais il arrive aussi que le joueur se retrouve face à des énigmes d’un niveau élevé si le joueur oublie certaines actions possibles.
Dans le labyrinthe de l’arbre sacré, sur la quantité d’embranchements à choisir, l’une des étapes s’est faite au feeling le plus total. Alors que presque toutes les autres demandaient de fouiller dans la zone pour trouver un indice.

De même, les énigmes des billes de couleurs de la plage avec Groll sont directement liées aux possibilités découvertes en tout début de jeu. Des mécaniques qui ne sont quasiment pas utilisées par la suite donc rapidement oubliées.


Malheureusement, cela pourrait effrayer des joueurs ou les faire abandonner. Peut-être que des systèmes d’indice complémentaires seront ajoutés dans les prochains patchs. Et dans tous les cas, sauver Riverside fera toujours pencher la balance du bon coté.

Ruffy and the Riverside, le début d’une longue saga ?
Ruffy and the Riverside réalisé par le studio Zockrates est un excellent titre indé. Totalement inspiré des titres emblématiques du passé, il offre une nouvelle mécanique avec le TROC.
Ainsi, nous avons un jeu qui demande de la réflexion et un minimum de doigté tout en portant des messages forts à méditer.

La fin du titre laisse la place à une suite possible et nous avons hâte de la découvrir. En attendant, nous nous amusons à changer l’apparence du monde pour bien rigoler avec Ruffy et ses amis.

La note des Dreamers : 84/100. Ruffy and the Riverside, un indé à admirer, explorer et colorer.
Style de jeu : 20/20 – Qu’il s’agisse de l’aspect graphique ou des multiples activités à réaliser, Ruffy and the Riverside ne vois laissera jamais inactif comme tout bon jeu d’aventure en monde ouvert..
Histoire : 14/20 – Ruffy and the Riverside est un pied de nez aux histoires classique de héros élu qui subit malheureusement un dérapage lors des rebondissements des derniers chapitres.
Graphismes : 18/20 – Ruffy and the Riverside dispose d’un univers graphique unique et pourtant nostalgique. L’utilisation d’un style 2D/3D diminue la visualisation des bugs tout en étant un défi pour la définition des hit-box. Les environnements sont variés, complets et vivants. Un plaisir pour ceux qui aiment ce style.
Jouabilité : 15/20 – Ruffy and the Riverside est dense et offre énormément de manières de progresser. Il est cependant difficile de comprendre la raison du déséquilibre dans la difficulté des énigmes et l’abandon total du joueur dans ce monde (à l’ancienne). On aurait tout de même aimé quelques niveaux de plus.
Ambiance sonore : 17/20 – Aussi surprenante que le titre, l’ambiance sonore de Ruffy and the Riverside est dynamique, vivante, vibrante et surtout positive. Le jeu dispose d’une ambiance globale équilibrée et next-gen. Après la surprise vient le plaisir d’écoute.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.
Jeu testé dans sa version dématérialisée sur Steam fournie par Pirate PR.

