Comment ? Un deuxième test d’un jeu Hercule Poirot/Agatha Christie sur le blog ? A quelques jours d’écarts ? Eh bien oui ! Car l’actualité du studio Microïds est chargée en enquêtes et meurtres. En effet, le 19 Octobre 2023 est sortie Agatha Christie – Le crime de l’Orient Express mais auparavant, le 29 Août 2023 est sorti Agatha Christie – Hercule Poirot : The London Case sur Nintendo Switch, Playstation4/5, Xbox One/Series et PC.
Après avoir terminé le test du Crime de l’Orient Express, une question m’a taraudé : puis-je faire le test du jeu sorti précédemment. Microïds m’ayant dit oui, voici le test de la suite de Agatha Christie – Hercule Poirot : The first cases. Vous suivez toujours ?

Hercule Poirot, le collectionneur d’enquêtes
Avez-vous noté la différence dans les titres de tous les jeux mentionnés ci-dessus ? Ceci est votre premier indice pourtant. Tous ces jeux ont le même protagoniste, Hercule Poirot, mais n’ont pas le même nom. Certains jeux s’appellent « Agatha Christie« , le nom de l’auteure des romans et d’autres s’appellent juste « Hercule Poirot« .
La différence est graphique. Les jeux Agatha Christie sont en 3D avec une vue proche du personnage et les jeux Hercule Poirot ont une vue 3D isométrique. Bien que vous puissiez tourner la caméra pour mieux apprécier les décors.
Dans Hercule Poirot -The London Case, jeu qui nous intéresse aujourd’hui, vous incarnez notre célèbre détective Belge qui escorte une peinture en direction d’un musée Londonien. Mais lors de la soirée, la peinture est volée pendant la petite sauterie organisée pour son arrivée. Damned !
Un meurtre sera même lié au tout ! Et tous les invités sont liés de prés ou de loin à tout cela. Il va falloir user de vos petites cellules grises pour démêler tout cela.

Hercule Poirot -The London Case, le retour des cartes mentales
Si vous connaissez les jeux d’enquêtes du studio Microïds, vous n’allez pas être dépaysés.
Le fonctionnement est toujours le même, à savoir, parler aux différents personnages, examiner des objets et relier les indices afin d’en tirer des conclusions et avancer.
Une formule simple et efficace, utilisée depuis quelques jeux déjà.
Une chose qui saute aux yeux est le soin graphique du jeu. En effet, la vue 3D isométrique est une excellente idée pour ce genre de jeu. Les couleurs sont chatoyantes et le jeu est propre. Vous pouvez changer l’angle de vue pour mieux apprécier les décors et trouver les objets importants.
Cela contrebalance quelques aspects que l’on aurait aimé mieux finis. En effet, les animations faciales et la gestuelle des personnages sont à l’opposé des magnifiques tableaux que l’on parcourt. C’est fort dommage.
Il vous est impossible de perdre. Ne vous mettez donc aucune pression, vous arriverez au bout de l’enquête en temps voulu. Lors des phases de cartes mentales, si vous ratez les liaisons à faire entre les indices plus de trois fois, le jeu vous mettra une liaison à faire en surbrillance, pour vous aider.
C’est un jeu qui se joue sans pression. Une histoire est à vivre, détendez-vous et profitez.
D’ailleurs soulignons la qualité du doublage Français, qui est bon, malgré un choix de étonnant concernant les pensée de notre héros. Un filtre audio étouffant sa voix se rajoute sur le dialogue; parfois non d’ailleurs; pour nous faire comprendre que c’est une pensée, mais cela gêne plus qu’autre chose.
L’histoire se boucle assez rapidement, environ 7 heures. Mais cela est parfait pour ce qui nous est raconté. On ne ressent pas d’étirements inutiles de l’intrigue contrairement à certaines phases dans Le Crime De L’Orient Express.

Forces et faiblesses
La plus grande force du titre vient de sa partie graphique. Encore une fois, un soin tout particulier à été fait sur les différents endroits à visiter, comme le musée ou les appartements.
Vient ensuite son système de jeu, simple, efficace et maintenant connu.
Enfin, son doublage, propre et bien joué.
Cependant, chaque aspect positif est contrebalancé par de petits points améliorables pour un futur titre.
Le jeu est beau mais les animations sont d’une autre époque. Parfois, la bouche des personnages s’ouvre juste de haut en bas pour un dialogue.
Hercule fait mine de monter un escalier mais dos à celui-ci, ou encore, la fumée d’un parquet brûlé est représentée par un trait gris.
Pire encore, lors des cinématiques, les fondus en noir sont nombreux, pour masquer l’action afin de ne pas avoir à l’animer. Cela n’est heureusement pas très impactant pour le plaisir de jeu, tout cela est de l’ordre de la finition et malheureusement, cela est une habitude du studio Microïds…
Son système de jeu est simple oui, on aurait tout de même apprécié un peu de nouveauté. Pourquoi pas quelques mini-jeux pour examiner des objets, une nouvelle représentation des cartes mentales, ou encore une possibilité de game over selon les choix de dialogues ou actions.

Hercule Poirot – The London Case, le dénouement
A la question, « Dois-je l’acheter ? », la réponse est oui. Car le jeu est suffisamment bon pour être apprécié. Comme dans notre test de l’épisode Orient Express, c’est la finition qui entache le tout. Le contenant, pas le contenu.
Vous aimez les jeux d’enquêtes et jouer sans pression, allez-y. Microïds à plus d’une enquête d’Hercule Poirot dans sa besace et sait comment faire pour que le gâteau soit bon. Il ne manque que le glaçage.
La note des Dreamers : 14/20 – Un jeu validé par les Dreamers
Style de jeu : 14/20 – Un jeu d’enquête, un style maîtrisé par Microïds depuis quelques jeux maintenant.
Histoire : 14/20 – Une peinture volée, saupoudrée d’un meurtre, des personnages tous plus ou moins liés. Simple et efficace !
Graphismes : 16/20 – Le style graphique choisi est parfaitement adapté au genre. Entaché par des animations d’un autre âge.
Jouabilité : 15/20 – Là encore, rien de révolutionnaire mais le style de jeu ne permet que peu d’excentricité.
Ambiance sonore : 13/20 – Le doublage joue énormément dans l’ambiance avec des musiques discrètes, trop peut-être.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.
(Jeu testé à partir d’un code envoyé gracieusement par Microids France, sur PlayStation 5)

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