
Myrkur Game et Plaion nous offrent cet été un tritre complètement passé sous les radar, Echoes of the End. Vous le connaissez tous et pourtant vous l’avez oublié. Par chance, nous allons nous pencher sur cette légende.
Ce nouveau AA est sorti le 12 août 2025 sur Steam, PlayStation 5 et Xbox Series X|S. Encore un titre produit par un studio de passionnés qui nous en met plein les yeux.
Découvrons Echoes of the End, l’histoire de Ryn, dernier rempart contre l’invasion des Daliens. Une aventure, des tranches de vie qui pourront parler à beaucoup, l’histoire d’un pays et des environnements qui font rêver.

Echoes of the End, quand la vestigiale devient l’égide d’une nation
Pour présenter Echoes of the End et son histoire, repartons de quelques définitions de base.
Le titre prend sa base dans le monde d’Aema, un espace qui intègre de véritables merveilles de l’Islande. Car oui, Myrkur Game comme l’indique leur nom est une équipe de développeurs islandais. Et comme vous l’avez senti, Aema est l’âme de cet Islande oubliée.

Et en parlant d’oubli, nous incarnons Ryn, une jeune guerrière protectrice de son village désignée à cause de son pouvoir. Elle est une Vestigiale. Une personne disposant d’un pouvoir intérieur en résonance avec les Egides, d’énormes rochers protecteurs. Malheureusement pour elle, son père a aussi eu un fils nommé Cor qui ne peut pas devenir le protecteur qu’il aimerait.

Pour être plus précis sans spoiler, voici la définition de Vestigiale de l’Académie Française :
xxe siècle. Emprunté de l’anglais vestigial, de même sens, lui-même dérivé savant du latin vestigium, « plante du pied ; empreinte de pied » et « trace, vestige ». Biologie. Se dit d’un organe ayant subi une régression au cours de l’évolution, dont la structure est réduite et la fonction amoindrie, voire nulle. Les ailes vestigiales de l’autruche ne lui permettent pas de voler.
Notre héroïne est une des dernières représentante du peuple islandais traditionnel et mystique. Mais la définition de vestigiale s’applique aussi au lieux visités. Nous découvrons le pays au XVIème siècle lors de l’invasion danoise sous les traits du peuple Dalien.

Ryn va découvrir dans la douleur sa force, la mythologie de son monde et surtout son rôle à travers son voyage à la poursuite des Daliens. Car elle n’est pas la seule Vestigiale, Zara, commandante du groupe d’invasion est elle aussi dotée du pouvoir de puiser dans les Egides. Les Egides sont des cristaux géants permettant aux Vestigiales de devenir de véritables machines de guerre. Les boucliers de protection du territoire.

Ce qui correspond totalement à la définition de l’Egide proposée par l’Académie Française :
xvie siècle. Emprunté du latin aegis, aegidis, « bouclier de Zeus, d’Athéna », d’où, au figuré, « défense, protection ». Ce qui défend, protège. Servir d’égide à quelqu’un.

Un jeu, deux visions opposées et ceux pris au milieu
Que se passerait-il si l’une des Vestigiales choisissait de détruire ces égides ? Qu’elle choisissait de faciliter l’invasion dalienne et l’une des plus grande catastrophe qu’ait connu le pays à l’époque. Cela donnera lieu à deux gros clins d’œil à la pop culture internationale.

Zara, première et dernière opposante de Ryn est le second des six personnages qui font le jeu. Contrairement à Ryn, elle a développé l’intégralité de ses pouvoirs et vous le fera comprendre rapidement. Mais comme Ryn, elle a connu un traumatisme qui la pousse à détruire la source de ses pouvoirs. Un poids presque trop lourd à porter pour ces personnages.

Un poids que d’autre vous aideront à porter ou vous débarrasser. Cor, le frère de Ryn, tente de son mieux d’aider sa soeur malgré sa peur de le blesser au moindre contact. Mais est-ce réellement une bonne idée que d’avoir un frère ?

Tout comme d’avoir un père qui vous abandonne et dont vous prenez des nouvelles à travers un autre. Car Ryn et Cor n’ont plus de père près d’eux mais Abram viendra combler ce vide. Ce dernier sera votre plus précieux compagnon et un inventeur aventurier. Il dispose de machines et accessoires très intéressants comme son grappin et peut lancer des éclairs. Mais restons en là.

Le dernier personnage important, nous ne parlerons pas du père de Ryn, est Aurick, le mentor et père de substitution de Zara. Un conquérant qui sait comment utiliser les pouvoir de Zara pour assurer sa domination. Bien qu’il appartienne au camp opposé, on aurait aimé en savoir plus sur lui.

Mais honnêtement, même si nous aurions rêver de dizaines d’heures complémentaires à développer l’histoire du monde et de chaque personnage, nous ne somme pas là pour ça.

Un action-RPG qui se la joue Souls-like
Ce que les joueurs viennent voir c’est un nouveau concurrent sur le ring des Souls-like. Echoes of the End est un petit dans le monde des grands. Mais il est une très bonne porte d’entrée au genre. Le jeu n’est pas un Souls-like pur et c’est une très bonne chose.

Nous avons ici un action-RPG qui s’impose les limites des souls-likes. Ainsi, Ryn devra traverser des zones définies sans avoir la possibilité de récupérer de la vie. Seulement, ces zones sont aussi bien des zones de combat que des zones de plateforme à énigmes.


Les phases d’exploration plateforme sont nombreuses et n’auront pas vraiment de réelle difficulté. Sauf si l’on tient compte du fait que les murs invisibles sont légions dans ce jeu couloir. Et qu’il est donc parfois difficile de comprendre quelles sont les plateformes accessibles et celles justes visibles. Le seul défi tient dans le fait de perdre une partie de sa vie de plus en plus importante en fonction du niveau de difficulté sélectionné. Surtout dans l’enfer du glacier.

Les phases de combat quant à elle sont effectivement dignes d’être classées dans la catégorie Souls-like. Bien qu’il n’existe que trois boss récurrents dans le jeu, chaque combat contre des adversaires humains ou créatures demandera un minimum d’organisation et de stratégie pour ne pas se faire rouler dessus.


Car même s’il est possible d’acquérir de nouvelles compétences et combos en gagnant de l’expérience, celle-ci est limitée. Une fois qu’un adversaire est tombé, il ne réapparaîtra plus jamais. Mais cela signifie aussi que si vous voulez jouer au malin en fuyant jusqu’à la prochaine zone, l’expérience potentiellement gagnée sera définitivement perdue. Et il sera rapidement impossible de débloquer de nouveaux pouvoirs. Finalement, voir réapparaître les monstres après chaque sauvegarde parait être une bonne chose qui manque ici surtout vu la taille des quatre arbres d’évolutions.


Mais la seule évolution que nous aimerions obtenir est ailleurs.

Et des commandes qui font rager
Si la partie la plus intéressante du titre de Myrkur Games est son lore, c’est son gameplay qui peut lui ouvrir les portes de la réussite. Sauf qu’Echoes of the End possède un seul point faible, ses commandes.

Les pouvoirs de Ryn s’utilisent très simplement en combinant la touche L2 et une direction avec le stick droit pour déplacer les objets ou en appuyant sur L2 plus croix/ carré/ rond/ triangle. Et pour cette dernière combinaison, c’est assez efficace. Mais deux éléments viennent gâcher l’expérience.

Le premier est le fait que la Dualsense de la Playstation 5 soit parfois trop sensible et déclenche le mauvais pouvoir. Car en utilisant juste L2, vous pouvez déjà soulever votre adversaire et le clouer au sol. Chose utile lorsqu’on affronte un boss. mais pas quand l’objectif est en fait d’attraper l’adversaire et de le projeter contre un autre en ajoutant une direction. Ce qui peut coûter cher. Surtout quand les adversaires sont de véritables sniper magiques. ou réalisent des bonds avec changement de direction en vol. L’horreur quand on croit avoir trouver le bon timing pour annuler leur pattern.


Le second est tout simplement que le stick droit est aussi utilisé pour diriger votre caméra. Et là, l’enfer commence. Il faudra être extrêmement habile pour regarder dans la direction d’un mécanisme, déclencher la plateforme avec le pouvoir de vestigiale en donnant une direction opposée au mécanisme et réagir dans la seconde pour remettre la caméra dans le bon angle afin que Ryn parte dans la direction souhaitée.

Cela paraît simple mais les trois moments les plus mortifères du jeu sont ceux durant lesquels vous avez deux plateformes magiques l’une au dessus de l’autre à déclencher coup sur coup en sachant qu’elles ont leurs mécanismes sur deux parois opposées. Et que les plateformes sont exactement l’une au dessus de l’autre donc vos sauts devront subir un décalage assez léger pour provoquer le fait de se rattraper au bord de la plateforme sans se jeter dans le vide.

Et la même lors d’une glissade sur glacier avec un point de grappin magique au dessus de vous visible pendant une seconde si vous remontez la caméra à temps pendant un double saut. Vous ne regarderez plus un glacier de la même manière.
Aema, un univers fantaisiste et réaliste qui nous en met plein les yeux

Si nous pouvons remettre en cause le choix des commandes fixes du titre, Echoes of the End nous laisse sur le cul d’un point de vue graphique. Encore une fois, nous parlons d’un jeu AA. Un indé qui nous prouve que se pencher un minimum sur l’Unreal Engine 5 permet de faire des miracles.


Le titre n’est pas parfait, et en explorant un peu certaines zones, vous trouverez des textures incomplètes et baveuses. Mais la vérité est que l’on passe quatre-vingt dix pour cent de notre temps à baver devant les environnements. Alors oui, nous n’avons pas un jeu qui mettrait à genoux un PC équipé d’une NVIDIA RTX 5090. Mais nous avons ici un titre qui prouve qu’une simple Playstation 5 et encore plus une Playstation 5 Pro peuvent nous en mettre plein les yeux.


La profondeur de champs de vision est monstrueuse et la qualité des éléments à distance est folle. Les roches paraissent réelles non pas du simple fait de leur texture mais par leur découpage 3D qui leur des aspects imparfaits et naturels. C’est beau et détaillé mais surtout accompagné d’un jeu de lumière bluffant.


Le titre de Myrkur Games mérite encore une fois d’exploré même en mode histoire juste pour s’émerveiller devant les paysages traversés.


Echoes of the End, une aventure que l’on aimerait continuer
Noyés sous la proliférations de titres dans le style Souls-like, nous rêvions d’un titre qui remettrait son lore réellement au cœur de sa creation. Echoes of the End est le titre que nous attendions. Posé entre deux style, il est attirant et accessible. Et même s’il n’est pas parfait, il nous donne envie de le finir et le relancer.
Le travail réalisé par les équipe de Myrkur Games est impressionnant et est la preuve que l’ère de l’Unreal Engine 5 est débutée sur console de salon. Et ainsi l’exploration de l’Islande médievale fantasmée est un plaisir de tous les instants.
Un jeu qui trouve le juste équilibre entre défi et plaisir. Un jeu qui peut donc finir avec plaisir dans notre bibliothèque et dans celle de tous les joueurs son nous en parlons tous assez.
La note des Dreamers : 74/100 – Echoes of the End, une légende comme un défi à relever
Style de jeu : 17/20 – Echoes of the End est un titre qui s’ouvre à un large public. Situé à la limite entre deux genres, il est une bonne porte d’entrée aux Souls-like et un d’aventure/énigme intéressant..
Histoire : 13/20 – Alors que le titre propose un lore qui semble immense, il manque quelques phases d’histoire complémentaires afin de comprendre tous les enjeux et l’histoire des lieux. Rester centré sur la vie des protagonistes principaux est intéressant mais peut faire décrocher rapidement.
Graphismes : 19/20 – Echoes of the End est impressionnant. Encore une fois, il n’est pas parfait mais il met une serieuse claque graphique pour un simple jeu AA. Bravo à l’équipe de Myrkur Games encore une fois.
Jouabilité : 12/20 – Le point noir du jeu. Echoes of the End est un couloir avec des commandes imprécises. Et il sera l’enfer des chasseurs de trophées car loupe le moindre élément signifie recommencer à partir du début. Ce qui peu fermer la porte à certains joueurs.
Ambiance sonore : 13/20 – Il n’y a pas grand chose à dire sur l’ambiance du jeu. Il n’y a rien de négatif mais pas non plus d’éléments à valoriser. C’est bien mais sans élément aussi porteur que ses graphismes.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.

Jeu testé dans sa version dématérialisée sur Playstation 5 et Playstation 5 pro fournie par les équipes de Plaion.
