
2023 aura été l’année de la révolution pour la Réalité Virtuelle. Des AAA, deux nouveaux modèles de casque de réalité virtuelle de constructeurs majeurs et surtout Arizona Sunshine 2.
Vertigo Games et Vertigo Studios Rotterdam auront tout fait pour nous faire plaisir et même bien plus. Mais la recette du succès fait-elle encore effet 7 ans après le premier épisode ? Et surtout, réussira-t-il à redorer le blason de l’éditeur après la chute de HellSweeper VR ?
Arizona Sunshine 2 est disponible sur toutes les plateformes de réalité virtuelle, PlayStation VR2, Meta Quest 2/3, plateformes Pico et PC SteamVR. Et nous avons eu l’opportunité de nous lancer sur la version Meta Quest 3 du titre. Une aventure que nous n’avons pas regrettée.

Arizona Sunshine 2 ou Je suis une légende VR ?
L’histoire d’Arizona Sunshine 2 est des plus simple et pourtant s’inspire des plus grands. Tout comme dans le premier opus, nous incarnons un survivant de l’apocalypse zombie. Seul depuis quelques années, il a fini par leur donner une seconde vie à travers la personnalité loufoque de Freddy.
À mourir de rire durant l’aventure du premier épisode, les Freddy sont de retour et restent toujours aussi déjantés. Mais la vie de notre survivant va être bouleversée par l’apparition d’un hélicoptère militaire. Cet appareil est le premier signe de la survie d’autres humains. Une joie de courte durée envahie alors notre personnage qui verra rapidement l’appareil s’écraser.
Mais le plus beau cadeau offert par cette découverte ne sera pas cet espoir de retrouver des humains. Non. C’est la rencontre de Buddy, le passager canin de l’appareil, qui va tout bouleverser. Vous y compris. Devenant un véritable Docteur Robert Neville (personnage principal du film Je suis une légende) ou un Joël (personnage principal du jeu The Last of Us), nous traversons l’Arizona à la recherche de survivants, de l’ancien propriétaire de Buddy et de celui qui pourrait être le patient zéro.
Sans trop spoiler le contenu du jeu, celui propose une double lecture portant sur la solitude, ses impacts et la difficulté d’un retour au cœur d’une société qui ne semble pas nous correspondre. La courte phase dans l’esprit de notre protagoniste et sa discussion avec Freddy est extrêmement intéressante à ce sujet. De quoi piquer votre curiosité et vous faire réfléchir tout autant qu’exploser des cranes de zombies.

Freddy, le retour de l’après-vie
Tout comme son prédécesseur, Arizona Sunshine 2 est donc le voyage de deux survivants face aux hordes de Freddys. Bien que ce soit le nom d’un des modes de jeu, le terme Horde n’est pas suffisant pour qualifier les vagues de zombies qui se jettent sur vous.
Et bien que le niveau d’humour des développeurs de Vertigo Games Studio n’ait fait que s’élever encore plus haut vers l’absurde, la répétitivité du jeu est toujours présente. Tomber sur une pool party avec des zombies préparant un barbecue est un moment inoubliable. Mais qui ne fait pas disparaître l’impression de toujours agir de la même manière avec l’exploration de couloirs menant à une zone de gros affrontement avant de passer au couloir suivant après avoir trouvé la clé d’accès.
Une sensation que l’on peut rapidement oublier en mode apocalyptique. Les Freddy vous mettront tellement la pression que survivre durant tout un niveau donne l’impression d’être un dieu. Et puis, n’est-ce pas ce que l’on demande à un Arizona Sunshine ? Un environnement simple mais suffisant, des armes variées et des zombies par milliers. Tout en ayant l’agréable joie de partager l’aventure avec un compagnon canin.

Buddy, le compagnon inoubliable
La grande révolution dans Arizona Sunshine 2 est l’arrivée de Buddy. Ce compagnon, en plus de vous donner l’impression d’incarner Will Smith, sera encore plus efficace que Sam Gamegie. Buddy peut aller chercher la balle, ou des clés et même des objets à collectionner, munitions ou ressources.
En plus d’aller chercher ces ressources, il a la possibilité de porter jusqu’à deux pistolets sur ses flancs. Ce qui est très utile pour se décharger des armes parfois superflues.
Enfin Buddy peut tout simplement devenir une arme. Vous pourrez lui indiquer de se jeter sur un zombie jusqu’à ce que mort s’en suive. Et cela de manière discrète afin de ne pas réveiller les autres Freddy endormis près de vous.
Et comme Ellie, notre cher Buddy dispose des qualités et des défauts d’une IA. Parfois, même en répétant l’ordre d’attaquer, il ne se jettera pas sur un zombie car celui-ci est dos au mur. Ou il s’attaquera au zombie voisin le plus proche laissant le champ libre aux autres pour se jeter sur vous.
Malgré ces petits désagréments, on s’habitue rapidement à la présence de Buddy. Et afin de le remercier ou de ne pas l’oublier, le joueur dispose de la possibilité de lui faire porter un des multiples chapeaux que vous trouverez sur votre route. Inutile mais indispensable. Surtout lors de vos courses en chariot de supermarché.

T’es jolie pour un Zombie !
Disposer d’une tonne de couvre-chefs est amusant mais ce qui est important c’est notre environnement. Et dans Arizona Sunshine 2, notre environnement n’est pas des plus attirant au premier coup d’œil.
Avec sept années de différence, le gap avec les graphismes du premier opus est réel. Mais les environnements ne sont pas énormes et regarder au loin nous fait rapidement basculer dans le passé. En dehors du couloirs principal de jeu, les décors sont assez désolés et désolants.
Mais si l’on se penche sur les éléments qui nous entourent directement, les décors disposent d’une certaine vie et les textures sont propres. Il existe un peu partout des babioles, des cartons ou des éléments inutiles à lancer partout ou avec lesquels jouer.

On notera encore une fois une certaine répétition dans les éléments de décors. Cette facilité reprise du premier opus finit par devenir lassante. Nous ouvrons toujours les mêmes types de meubles, de poubelles ou de voitures. Encore une fois, nous sommes dans un jeu d’arcade proposant de shooter des zombies, pas dans une boutique de déco.
Et sur ce point, Arizona Sunshine 2 arrive à s’en sortir sans trop de dégâts. Les hordes de zombies qui vous attaquent n’arrivent que tardivement à pousser le jeu dans ses retranchements. C’est véritablement lors du 19ème et dernier chapitre en mode Apocalyptique que le Meta Quest 3 aura fini par flancher sous le nombre.
Donc à défaut d’être la version la plus belle, nous avons eu la chance de tester la version la plus solide. Et l’annonce d’un patch dédié au Meta Quest 3 pour améliorer la gestion des ombres dynamiques est rassurante, pour rattraper la qualité graphique des autres plateformes. Mais aussi la source de doute concernant la capacité du casque de Meta à maintenir sa stabilité.

De nouveaux joujoux pour encore plus de plaisir
Un des points qui se doit d’être positif dans Arizona Sunshine 2 est l’arsenal de notre héros. Force est de constater que l’on reste à l’équilibre.
Notre protagoniste préféré dispose d’une nouvelle gamme d’actions rendant le maniement des armes un peu plus ‘réaliste’ ou dirait-on, plus au goût du jour. Chaque arme dispose d’une méthode de rechargement spécifique.
Le pistolet de base vous contraint à éjecter l’ancien chargeur, attraper et charger le nouveau, avant de tirer la glissière pour l’armer. Les fusils à pompe réclament un chargement cartouche par cartouche avant d’amorcer les balles. Les fusils à canon scié demandent d’ouvrir l’arme en deux pour libérer les anciennes cartouches avant de charger les nouvelles unitairement. Un réalisme immersif et stressant au possible lorsque l’on est au cœur des combats.

Il en est de même avec les grenades qui se voient complétées de nouvelles amies. Faites vous plaisir avec des mines, les grenades à amorce ou encore, l’arme la plus difficile à utiliser du jeu, le cocktail Molotov. Ce dernier réclame de disposer d’un briquet pour l’allumer. Un objet, assez rare dans le jeu, que l’on ne garde pas à disposition et auquel on ne pense pas dans le feu de l’action.
En dehors de ces grandes catégories d’armes et leur variantes, aucune véritable révolution. On aurait aimé disposer plus souvent d’une sulfateuse, ou d’un plus classique fusil à lunette. Ces fameuses lunettes que l’on retrouve dans quasiment tous les FPS n’ont toujours pas fait leur apparition dans Arizona Sunshine 2. Alors oui, nous sommes encore et toujours dans un jeu arcade mais qu’est-ce que cela manque. Tout autant qu’un bon vieux bazooka ou des mines claymores faites de vis et de clous trouvés partout.
Mention spéciale tout de même pour les armes de tranchantes qui font leur apparition. Machette, piolet ou pelle militaire et classique, voire morceau de Freddy, ces armes apportent un plaisir sadique au meurtre en corps à corps. Mais n’en usez pas trop car celles-ci se cassent rapidement. Merci pour ce cadeau tout autant que pour le lance-flamme qui reste à manier avec parcimonie, au risque de se brûler.

Des objets à collectionner qui prennent enfin un sens, à deux
Le nouveau titre de Vertigo Studios Rotterdam ne cherche justement pas à faire dans la parcimonie. Et tout comme dans le premier opus, Arizona Sunshine 2 vous pousse à collecter tout ce qui passe. Il y a quatre types d’éléments à collecter.
Les munitions restent l’élément prioritaire pour assurer votre survie. Tout autant que les trois aliments de soin que sont la part de pizza, la saucisse ou le steak grillé. Et même si chaque chargeur dispose d’une forme adaptée à une arme précise, leur collecte se fait par grand types d’armes. Chargeur de pistolets, chargeurs de mitrailleuses, cartouches de fusils. Complétés par les bombonnes de gaz du lance-flamme et un emplacement dans chaque poignet pour un aliment, une grenade ou un couteau.

Attention, si vous attrapez un chargeur de Uzi alors que vous avez un Desert Eagle en main, vous devrez placer ce chargeur dans votre ceinture avant d’extraire un chargeur adapté au Desert Eagle. Si vous gardez un chargeur d’avance en main, assurez vous de pouvoir le charger directement dans votre arme. Sinon, celui-ci deviendra une gène en plein combat.
En dehors des munitions, vous trouverez des objets à assembler comme de l’alcool, du métal ou de la colle. Ils permettent de crafter les diverses grenades et bombes. Ces objets ne seront utilisables que dans les valises de fabrication d’armes généralement disponibles juste avant une grosse déferlante.

Enfin arrivent les deux dernières catégories d’objets, les inutiles et insolites. Les inutiles sont tout simplement les cigarettes et cigares que vous pourrez allumer avec un briquet généralement posé non loin. Totalement inutile mais ‘So America’.
Les plus intéressants seront les couvre-chefs. Comme dans le premier opus, vous trouverez des masques, casque et divers chapeau tout au long de votre parcours. Ces objets peuvent enfin être équipés. Chose inutile en solo mais qui prend sens en coop ou multijoueur. Et surtout pour Buddy ! Car oui, votre ami canin pourra porter la majorité des chapeaux à votre disposition. Quoi de mieux pour avoir le plus beau et le plus unique des amis canins ?

Arizona Sunshine 2, la horde des classiques
Après avoir passé environ cinq heures pour finaliser les 19 chapitres d’Arizona Sunshine 2, le jeu ne semble pas trouver de réelle raison d’être relancé.
Mais que nenni, Vertigo Studios Rotterdam a profité de l’expérience de précédents jeu VR, comme Operation Wolf Returns, pour vous lancer dans une quête infinie de la victoire.

Arizona Sunshine 2 vous propose le simple mais fabuleux mode Horde. Un mode qui comme son nom l’indique vous oppose à des hordes de zombies. Votre objectif est simple. Au coeur de votre base, vous devrez gérer vos ressources afin de survivre aux vagues de plus en plus massives de zombies qui se lancent sur vous.
Bien entendu, tous les cinq niveaux de nouveaux éléments, comme un brouillard de plus en plus épais ou des zombis ultra résistants, s’ajoutent pour corser le défi.


Défi que vous relèverez avec plaisir et envie en constatant vos scores en fin de partie. Scores affichés dans un classement non seulement mondial mais aussi cross-plateformes.

Et si cela ne suffit pas, alors vous pourrez demander à vos amis de vous rejoindre. Le mode campagne se contente de vous proposer l’aventure en coopération alors que le mode Horde permet de regrouper jusqu’à quatre joueurs. Si jamais cela n’est réellement pas suffisant, Vertigo Games a déjà annoncé qu’au moins trois nouvelles cartes seraient disponibles pour le mode Horde. Des heures et des heures de jeu complémentaires en perspective.
Le retour du jeu de shoot de zombie le plus attendu de la réalité virtuelle
Arizona Sunshine 2 se positionne comme le jeu de shoot d’arcade de zombies de référence de la réalité virtuelle. Tout comme l’était son prédécesseur il y a sept ans. Et comme lui, le jeu propose une histoire simple mais suffisante et une durée de vie correspondant à son prix.
Le titre développé par Vertigo Studios Rotterdam est une expérience VR à posséder sans forcément être le titre qui vous décrochera la rétine. Un jeu accessible aux débutants. Mais aussi un titre qui regroupe tous les éléments permettant aux habitués d’avoir des défis conséquents.
Tout comme le fut la saga The House of the Dead, Arizona Sunshine 2 est un titre emblématique de la VR et continuera son chemin avec nous durant les prochaines années. Même si on espère ne pas avoir à attendre sept années de plus pour voir débarquer le prochain opus !
La note des Dreamers : 17/20 – Entre les humains et Buddy, nous choisissons définitivement Buddy
Style de jeu : 19/20 – Vertigo Games et ses studios de développement prouvent à nouveau qu’ils savent y faire en terme de jeu VR. Arizona Sunshine 2, le shooter arcade/aventure horrifique et comique que l’on adore.
Histoire : 15/20 – Une histoire qui fait battre nos cœurs. Un hommage clair au film Je suis une légende qui peut aussi donner une impression de facilité. On aurait aimé plus d’information sur certains bikers et la précédente vie de Buddy. Ainsi que l’histoire du centre de recherche, rappelant un autre jeu de survie en territoire infesté.
Graphismes : 16/20 – Un patch doit arriver en décembre 2023 pour améliorer le jeu d’ombres portées. Le jeu est propre et fluide sur Meta Quest 3 mais ne décolle pas la rétine non plus. Juste ce qu’il faut pour être heureux.
Jouabilité : 18/20 – De nouvelles commandes de jeu qui font du bien. Une immersion améliorée mais qui reste imparfaite, principalement dans la gestion de la ceinture presque moins efficace que celle du premier opus et du rechargement parfois brouillon.
Ambiance sonore : 18/20 – L’ambiance sonore est adaptée sans non plus vous faire sursauter. On aurait aimé la possibilité d’emporter un baladeur pour avoir une musique d’ambiance lors des grosses vagues de zombies. Nous restons dans un jeu de survie, arcade, mais de survie donc très bien adapté.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.

Jeu testé dans sa version Meta Quest 3 à l’aide d’une clé fournie par Plaion France.

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