Après moult épisodes de la série Yakuza, qui était numérotés, voici que Ryū ga Gotoku Studio nous donne un jeu avec un titre à rallonge faisant un lien entre les anciens jeux Yakuza. Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erased His Name est un inter épisode entre Yakuza : Like a dragon et le prochain jeu, Like a dragon : infinite wealth.
Vous avez du mal à vous y retrouver ? Est-ce un RPG comme Yakuza : Like a dragon ? Un beat’em all comme Yakuza 6 ? Un simple spin-off comme Yakuza Ishin ?
Est-ce uniquement en téléchargement ? En édition physique ? Les réponses vont venir.

Yakuza ou Like a dragon ?
La série principale des Yakuza avait pour héros notre cher Kazuma Kiryu avec un style de gameplay Beat’em all. Ensuite est venu, Yakuza : Like a dragon, avec un nouveau héros, Ichiban Kasuga, le style du jeu a alors basculé en RPG.
Dans Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erased His Name, on perd le mot Yakuza dans le titre. Mais on garde ‘Like a dragon’, ce qui laissait présager un RPG. Et pourtant, Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erased His Name est un Beat’em all (comme le dernier Astérix et Obélix ?) et on retrouve notre cher Kiryu, le héros emblématique.
Vous allez donc arpenter des rues. Et surtout vous battre avec l’équivalent de la population de Osaka!
L’action principale s’y passe d’ailleurs.
Le pitch : notre Kiryu est mort aux yeux de différentes maisons de yakuzas mais va devoir reprendre du service.

Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erased His Name and your face
Si vous avez joué aux anciens jeux de la saga Yakuza, vous ne serez pas dépaysés puisque c’est de la baston pure et dure. Mais toujours avec un soin particulier porté sur les actions spéciales via une mise en scène soignée. Le studio sait y faire dans le domaine, avec maintenant plus de 10 jeux (dont des Remasters).
Dans Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erased His Name, vous allez combattre des hordes de malfrats en tous genres, casser des dents à tours de bras et castagner le moindre voyou venu.
Sur ce point, vous pouvez y aller les yeux fermés, le studio RGG maîtrise parfaitement son style.
En guise de nouveautés, Kiryu pourra se servir de divers gadgets dignes de James Bond lors des combats. Vous pourrez lancer des fils afin d’enchevêtrer vos adversaires, leur envoyer des drones au visage, vous propulser avec vos chaussures ou encore lancer des cigarettes explosives. Chaque gadget étant évidemment upgradable.
Vos caractéristiques aussi. Via diverses missions, vous gagnerez des points et de l’argent qui serviront à augmenter vos capacités et débloquer des coups.
Vous aurez également le choix entre deux styles de combat, un polyvalent et un autre, plus bourrin.
Yakusa mais pas que ça ?
La série des Yakuza est un savant mélange entre un ton extrêmement sérieux. L’histoire principale est toujours une bataille de pouvoir entre divers maisons de yakuzas et des à-côtés totalement barrés.
Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erased His Name ne déroge pas à la règle.
Les à-côtés vous emmèneront jouer aux machines à pinces, faire du karaoké (une tradition !), du golf, jouer à Virtua Fighters ou même Sonic Fighters. On a aussi la possibilité de faire des courses de voitures télécommandées (comme dans l’épisode précédent), du billard, des fléchettes ou encore rendre divers services aux habitants du quartier. Et ce sont ces missions qui vous permettront d’augmenter le skill de Kiryu pour vous simplifier la vie.
D’ailleurs, le studio propose trois modes de difficultés. Le plus simple vous accorde même la possibilité, ou non, de déclencher des coups automatiquement, c’est-à-dire que le jeu peut vous assister.
Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erased His Name, un véritable Yakuza ?
Il se murmure que le jeu aurait été prévu à la base comme un DLC de (l’excellent !) Yakuza: Like a dragon. Que le studio aurait choisi de l’étoffer à la vue du résultat et de le proposer en tant qu’épisode à part. Cela expliquerait la durée de vie plus courte qu’un jeu Yakuza classique.
Ce qui, pour ma part, n’est pas si mal. En effet, la saga des Yakuza est une excellente série, qui est juste très bavarde. Il n’est pas rare d’avoir de longues cinématiques avec uniquement deux personnages qui se parlent, un scénario emberlificoté entre les différents gangs et maisons Yakuza.
Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erased His Name étant un jeu plus court, vous aurez moins cette sensation. C’est parfois une bonne chose que d’aller plus vite à l’essentiel.
Comptez une dizaine d’heures en ligne droite (là où un Yakuza: Like a dragon vous en demandera facilement plus de quarante). Attention, une dizaine d’heures en allant vraiment à l’essentiel.
Si vous vous perdez dans les collectibles et autres missions annexes, comptez le triple, au bas mot.

On le ramen à la maison ?
En tant qu’afficionado de la série Yakuza et ayant dévoré Yakuza: Like a dragon, je vous dis un grand OUI. Cependant, notez certaines petites choses.
Ryū ga Gotoku Studio à l’habitude de sortir ces jeux Yakuza à un rythme infernal depuis quelques temps. Et cela se ressentait surtout dans les environnements. En effet, on retrouve le même environnement principal que dans Yakuza: Like a dragon.
Ce quartier de la ville d’Osaka, Sotenbori, était déjà visitable dans Yakuza: Like a dragon, qui proposait en lieu principal, un quartier de Yokohama. Quartier qui était lui-même le terrain de jeu principal de la série spin-off Lost Judgment.
Le studio RGG : un habitué du recyclage ?
Dans Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erased His Name, les innovations sont minimes. Et on regrette que les quelques gadgets de Kiryu soient une faible nouveauté.
Le moteur du jeu est une upgrade de celui de Yakuza: Like a dragon, qui lui aussi est une upgrade de Yakuza 6.
Oui, le jeu est propre, oui, la mise en scène est soignée lors des cinématiques et coups spéciaux mais on pouvait sûrement mieux faire.
Autre chose importante, en Occident, le jeu est uniquement disponible en téléchargement. Choix étonnant puisque le prochain jeu sortira en physique ET le jeu existe bel et bien en édition physique en Asie. Edition qui contient des voix Anglaises (à télécharger plus tard)/Japonaises ainsi que des sous-titres en Français (entre autres). A vous les joies de l’import.

Conclusion
Est-ce que le plaisir de jeu est présent ? Totalement.
Est-ce que je dois l’acheter si j’aime la série Yakuza ? Oui.
Est-ce que le jeu innove ? Pas vraiment.
Est-il a conseiller ? Oui. La formule Yakuza fonctionne toujours aussi bien, ce mélange de sérieux et de fantasque est toujours aussi bon et retrouver notre cher Kiryu est un plaisir.
Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erased His Name est disponible sur toutes les plateformes actuelles (exception faîte de la Switch).
La note des Dreamers : 15/20 – On t’aime Kiryu !
Style de jeu : 16/20 – Le studio connaît son style de jeu sur le bout des doigts ! Il manque juste quelques nouveautés.
Histoire : 14/20 – Kiryu qui essaie de protéger sa fausse mort mais qui est encore et toujours impliqué dans des guerres de gangs et de territoires. Simple, classique, efficace.
Graphismes : 15/20 – Lors des cinématiques et certains mouvements spéciaux, le jeu mets en avant les effets de matières comme le tissu, le cuir ou encore le grain de peau. Ce qui est beau mais est contrebalancé par des animations trop robotiques et une faible évolution du moteur 3D.
Jouabilité : 15/20 – C’est fluide, c’est dynamique, ça répond au doigt et à l’œil et c’est tant mieux, tant certains combats vous demanderont d’être très réactif. Vos adversaires vous donneront du fil à retorde.
Ambiance sonore : 15/20 – Le doublage japonais est toujours d’aussi grande qualité. Musiques un poil moins soignées que l’épisode précèdent mais les rues sont toujours aussi animées et vivantes.
(Jeu testé à partir d’un code envoyé gracieusement par PLAION, sur PlayStation 5)
