
Annoncé en 2025 pour fêter les 30 ans du titre d’origine, Screamer est de retour dans une version 2026 remise aux goûts du jour. Et c’est loin de nous déplaire.
S’il y a bien un domaine dans lequel les équipes de Milestone nous ont toujours agréablement surpris, c’est celui de la course. Après les excellents Hot Wheels Unleashed et le renouveau apporté à la licence avec Ride 6, C’est au tour d’une licence forte des courses arcade de revenir en force.
Screamer est sorti le 26 mars 2026 sur PlayStation 5, Xbox Series X|S et PC (Steam, Epic Game Store). Si nous nous attendions à une sortie sur Nintendo Switch 2 du fait de son tout nouvel univers graphique, il ne semble pas qu’un portage soit envisagé.
Si vous êtes un fan de voitures au design rétrofuturiste et de courses endiablées, laissez nous vous guider.

Screamer, bien plus qu’un tournoi, une quête de réponses
Les équipes de Milestone ont décidé de pousser le concept de Jeu de Course/Visual Novel jusqu’au bout.


Alors que les mercenaires du groupe Banshee cherchent à se venger de la mort de leur leader, Quinn, ceux-ci sont n’ont d’autres solution que de participer à la nouvelle édition du tournois « Screamer ». En effet, Hiroshi Jackson nouveau leader du groupe cherche à dissimuler le meurtre de Gabriel Mertens, fils de la dirigeante d’Anaconda Corp.


Ce dernier est totalement englouti par le charisme de sa mère Abigail et tente de se reconstruire un nom. Tout en éliminant les membres du groupe Banshee engagés dans le tournoi sous le nom de Green Reapers.


Mais le tournois dispose d’une histoire plus profonde et qui est la véritable cause de la présence d’Anaconda Corp. Le mystérieux Monsieur A, ou Apollo, est l’organisateur d’un tournois de course dont le premier prix s’élève à cent milliards. Un tournois se déroulant en pleine ville avec l’accord de toutes les autorités.


Et avec l’accord de la compagnie la plus puissante et la plus avancée technologiquement, la Jupiter Stormers Industrie. Les véhicules du tournois sont équipés d’un système appelé Echo et qui permettrait de survivre à un accident en faisant revenir le pilote et sa voiture dans le temps.

Une compagnie dont Aisha Waghmare fait partie avec ses deux comparses avec l’objectif d’en comprendre le fonctionnement. Mais celle-ci est guidée par la mission confiée par la firme, ainsi que par une quête de réponses à la disparition de son ami James Edgeworth.


James Edgeworth, un scientifique de renom et l’amour de Ristuko Imai, leader du groupe d’Idols des Strike Force Romanda. Après avoir découvert ce groupe, vous aurez une vision bien différente des Idols. Tout comme la team des ex-champions tourmentés et mafieux de la Kagawa-Kai. Ou Fermi, le corgi, oui la race de chien, pilote de renom.

Screamer, la tête dans les étoiles, les pneus sur la piste
Vous vous souvenez que nous somme dans un jeu de course ? Alors laissons les 71 épisodes de l’histoires et leurs sous-chapitres de coté. Plongeons nous au coeur de la course.

Comme le titre de 1995, Screamer est un jeu de course arcade disposant d’un petit truc ou deux en plus. Dans la version d’origine, il était possible de pousser ses adversaires afin de les ralentir. Mais cela avait généralement le coût énorme de finir dans le décors avec lui. Trente ans plus tard et pour rattraper tout cela, le système de takedown est apparu sous le nom de Strike.


Le concept est très simple. En pilotant notre véhicule le plus rapidement possible ou en déclenchant des boost de surrégime moteur, il est possible d’accumuler de l’Echo. Cette énergie va permettre de débloquer des boosts qui vont faire grandir la barre de Sync, ou synchronisation.


Et après deux boost réussis, il deviendra possible de dépenser la Sync pour lancer des Strikes. Chaque Strike réussi offrira la satisfaction de faire disparaître quelques secondes un adversaire. Mais surtout une barre complète de boost. Et attention, il sera possible de bloquer un Strike en déployant un bouclier qui coutera un niveau de boost et un niveau de Sync. Un véritable reflexe pour les IA, une souffrance pour les humains.



Avec ces nouveaux atouts, il sera aussi possible de continuer à réaliser des Strikes ou de tenter d’atteindre une synchronisation complète et de déclencher un Overdrive. Si chaque pilote dispose d’une attaque Strike aux effets secondaires spécifiques, l’attaque Overdrive est la même pour tous.


Une fois déclenché, le véhicule part dans une course folle furieuse ave un bouclier temporaire et un boost continu jusqu’à épuisement de la barre de Sync. Ou que le joueur heurte un mur et explose. L’arme du désespoir ou du carnage.


Avec ces nouvelles mécaniques, nous disposons d’un jeu de course d’arcade comme nous les aimons aujourd’hui. A quelques ajustements près.

Screamer, un retour fracassant sur terre
Le titre de Milestone offre un total de 18 personnages disposant chacun d’un véhicule aux pouvoirs spécifiques. Ces pouvoirs, comme les différentes actions se débloquent petit à petit en réalisant des courses dans le mode Arcade ou en participant au mode Tournois.


Ainsi, plus vous jouez et plus vous avez envie de revenir pour tester les nouveautés. Jusqu’ici, tout va bien. Mais il y a quelques ajustements encore en cours de la part des équipes de Milestone.


Le plus important est celui du déblocage des compétence au fil de l’eau. Si le concept est intéressant, dans la pratique c’est assez frustrant. Le temps de jeu nécessaire au déblocage des compétences est beaucoup trop élevé. Il faudra atteindre l’épisode 50 pour avoir à peu près fait le tour et qu’il ne reste que les compétences spécifiques à tester. Certes, cela rallonge la durée de vie du jeu mais cela peut jeter un froid pour les joueurs qui veulent de l’arcade pur et directement accessible.

On retrouve cette frustration dans le positionnement des boutons sur la manette DualSense. Les Boost, Strike, Bouclier et Surcharge sont positionnées sur les boutons de tranche L1/R1 alors que l’accélérateur et le frein sont aussi sur les tranches avec L2/R2. Cela n’est pas aussi simple qu’il y parait. Et une bonne réattribution des touches d’action sur les touches L1 (Surcharge), Carré (Strike), Croix (Boost), Rond (Bouclier), permet de remettre un équilibre dans les commandes.


En parlant d’équilibre, n’hésitez surtout pas à installer les patch du jeu avant de vous lancer dans le tournois. De nombreux épisodes disposent d’un niveau de difficulté très élevé bien que cela n’ait pas été volontaire. Les objectifs de certains épisodes ont été construits de manière scénaristiques. Cependant, si vous êtes trop bon ou n’agissez pas au bon moment, il sera très difficile de les réaliser.


Et certains duels sont proches de l’enfer même si vous exploitez les raccourcis. Un seul conseil, frappez vos adversaires sans retenue et dès que cela sera possible.

Des possibilités intéressantes mais sous contraintes
Une des raisons principales pour finir le mode Tournois sera d’avoir la possibilité de débloquer la majorité des personnages (16 sur les 18) ainsi que des sets complets de peintures et kits de modification. Ce qui donne envie de se jeter dans la personnalisation de nos véhicules.


Mais c’est ici que la frustration arrive. Car avec des dizaines de kits pour chaque véhicule ayant chacun différents éléments, on pourrait s’attendre à se faire plaisir. Mais le choix de lier forme et couleur casse toute la personnalisation. Cela devient tellement moche qu’il s’avère préférable d’appliquer les kits complets pour au moins avoir un semblant d’harmonie. Dommage.


Tout comme le fait qu’en termes de sensation de conduite et de volume, chaque véhicule ne se distingue qu’à travers le nombre de crans de boost ou de sync disponible et l’effet spécial du boost ou du Strike. Le choix d’un personnage se fait principalement par l’apparence de sa voiture. Et si l’on reste uniquement d’un point de vue actions possibles et efficacité, c’est le personnage principal Hiroshi qui rafle tout. Mais la voiture des présentateurs reste notre choix de coeur.


Un contenu massif qui comble les joueurs
Si la personnalisation des véhicule nous frustre, les différents modes de jeu rattrapent allègrement le tout. Et les bonus de la galerie deviennent la cerise sur le gâteau.


Avec 32 circuits disponibles et pas moins de 6 modes de course différents, le mode arcade complète allègrement le mode Tournois pour la partie locale. Surtout qu’il est aussi possible de jouer en écran splitté.


Bien entendu, le mode En ligne vient assurer la relève si vous pensez avoir suffisamment ridiculisé vos amis.

Mais avant cela, venir à bout des trois niveaux de Défi de Score pour chacun des pilotes vous aura occupé un certain temps. Car dans ce mode, il faudra enchaîner quatre et six épreuves de Course, Contre-la-montre, Overdrive run et Points de passage (le mode rappelant le plus le titre d’origine).


Ces défis sont indispensables si vous souhaitez débloquer les personnages et couleurs de véhicules.



Mais ils sont aussi indispensables pour débloquer les différents éléments de la galerie/bande-son/vidéos du jeu.



Mais si vous vous sentez l’âme d’un artiste, vous pourrez aussi profiter d’un mode photo, simple et efficace.



Screamer, l’émotion au cœur de la course
Les équipes de Milestone viennent encore de frapper fort avec Screamer. Il s’agit du projet le plus abouti de jeu de course arcade. Les modes de jeu sont variés et complets. Et le mode tournoi est si volumineux qu’il pourrait être un titre à lui tout seul.
Si le titre est loin d’être parfait, on prend un plaisir réel à se lancer sur la piste et découvrir le secret de celle-ci. Ou des différents protagonistes du jeu. Et petit détail qui a son importance. Chaque protagoniste a un pays provenance différent et est doublé dans langue d’origine. Un mixage des langues qui peut paraître perturbant au départ mais qui est plus qu’appréciable. Comme tout le contenu de Screamer.
La note des Dreamers : 9.5/10 – Screamer signe le retour d’une licence de la course arcade qui nous réserve encore des surprises.
Style de jeu : 9.5/10 – Screamer apporte avec lui un nouveau genre, le Visual Novel de course.
Contenu : 10/10 – Le titre de Milestone offre tous les contenus imaginables pour un jeu de course d’arcade.
Graphismes : 10/10 – Screamer est juste magnifique sur Playstation 5 Pro. Si cela parait brouillon à l’écran tellement il y a d’effets, faites une pause et admirez.
Jouabilité : 9/10 – Après ajustement des commandes et en n’abusant pas sur le drift, Screamer devient un plaisir. Le contenu massif du jeu est un atout à ne pas négliger.
Ambiance sonore : 10/10 – Les musiques de Screamer sont prenantes et collent à l’ambiance du jeu. La bande-son accessible dans le titre vous le rappellera si besoin.

*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.

Jeu testé dans sa version Day One physique sur Playstation 5 fournie par Plaion France.
