
En ce début d’année 2026, nous sommes heureux de retrouver deux grands noms du monde vidéoludique, Milestone et Plaion. Après un cinquième opus qui avait poussé le réalismes à un niveau presque trop élevé, revoici la licence devenue légendaire pour les motards. Ride 6 est enfin disponible et nous avons pu participer à la fête.
Ce 12 février 2026, nous avons pu retrouver l’amour de la piste sur Playstation 5, Xbox Series S/X et sur PC via Steam et Epic Games. Et même directement sur le site de Milestone.
Presque trois années ont passées depuis le précédent opus. Ride 5 ayant été adulé par les joueurs adeptes de simulation et de deux roues, que pourrait bien apporter ce nouvel épisode ?

Ride 6, l’ouverture au monde de l’arcade pour une ouverture à tous
La saga des titres Ride est aujourd’hui reconnue comme l’équivalent des titres Gran Turismo version moto. Ride 5 présentait le plus grand catalogue de moto virtuelles mais gardait un autre trait apprécié des motard, la simulation.


Ride 6 revient en force avec plus de deux cents deux roues en provenance direct des catalogues de leurs constructeurs réels. Mais les pilotes les plus aguerris critiquaient l’arrivée d’un nouveau mode de jeu avant la sortie du titre. Le mode de conduite Arcade est une manière beaucoup plus simple de faire le premier pas vers Ride 6.


Une des plus grandes difficultés pour les titres de simulation, c’est de réussir à capter un public le plus large possible. Etre un titre de qualité réservé à une élite est extrêmement difficile. Project Motor Racing remonte encore la pente de sa sortie compliquée.


Alors offrir un mode de conduite permettant à un public plus large d’entrer dans l’univers du deux roues est une très bonne idée. J’ai personnellement gardé un certain traumatisme après avoir passé plus d’une heure réelle pour finir les trois tours du circuit d’introduction de Ride 5 sans tomber.


Et si ce mode fait peur aux meilleurs, qu’ils se rassurent le mode de pilotage Pro est toujours disponible. Celui-ci ne dispose pas d’une IA plus gentille et d’une aide active à l’équilibre.
Bienvenue au Ride Fest !
La plus grande peur des fans de la franchise s’est en réalité avéré être le Ride Fest. Directement inspiré des titres Forza Horizon et The Crew, ce nouveau système de progression permet aux joueurs de vivre une expérience unique et évolutive.


Fini la simple réussite dans des championnats en enchainant circuit après circuit dans une même catégorie. Ici chaque univers de conduite et chaque type de deux roues dispose de ses propres épreuves. Le tout réparti dans quatre types de confrontations. Les courses classiques et tours chrono sont accompagnés de quelques championnats sur trois pistes. Mais la petite évolution se trouve dans l’arrivée d’affrontement en face à face.


Si le nouveau fonctionnement mets en avant dix grandes légendes du monde de la moto, ce n’est pas le point le plus plaisant. Ce qui rend le Ride Fest addictif est son mode d’évolution. Il n’est en aucun cas nécessaire d’être un pilote expert pour progresser. Sauf en de rares exceptions comme l’épreuve d’introduction des Baggers de Tiler O’Hara, un tour chrono pour lequel il faut s’accrocher.


Pour progresser et améliorer son niveau de pilote, il suffit généralement d’arriver dans les six premiers et d’acquérir ainsi les vingt étoiles de l’objectif principal de l’épreuve. Et pour les plus déterminer, il sera possible de récupérer une dizaine d’étoiles complémentaires en réussissant l’objectif secondaire.


L’objectif étant d’obtenir plus de quatre mille étoiles pour débloquer les dernières épreuves. De quoi se faire plaisir.
Ride 6 offre un festival de récompenses
Dans Ride 6 en plus de la gloire obtenue en fin issant une course en tête du classement, plusieurs éléments sont développés.


Le premier est le niveau global de pilote. Comme dans un RPG classique, chaque course est un combat qui permet d’obtenir de l’expérience en fonction de son résultat. Bien entendu, atteindre le niveau de pilote ultime, au moins deux cent, est un rêve qui sera atteint par obstination, ou par la qualité de son pilotage.


Et comme tout pilote, le joueur s’habitue à une machine ou une marque. Il crée une affinité qui se retraduit par un niveau de relation avancé avec le constructeur. Ceci ayant l’avantage de débloquer des réductions auprès de ceux-ci.


Mais pour les plus doués, ou les plus avares, il existe une autre possibilité d’acquérir des motos ou de l’équipement de la part des constructeurs. Pour cela, il suffit de finir chaque groupe d’épreuves. Chaque fin de parcours débloque un cadeau parmi trois. Et lorsque tous les objectifs principaux et secondaires d’un groupe d’preuve sont terminés, une récompense spéciale est aussi débloquée.


Une ribambelle d’occasions de ne pas acheter de l’occasion.
Des motos d’hier et d’aujourd’hui
S’il est un plaisir dans la conduite virtuelle, c’est celui d’accéder à des véhicules hors norme. Et dans des titres simul-cade comme Ride 6, le plaisir de la conduite de véritable motos avec une préparation circuit s’accompagne de celui de découvrir des modèles routiers de qualité.


Si gagner des épreuves dans le Ride Fest permet de débloquer des modèles de motos avec préparation circuit de toute époque, le marché de l’occasion est un incontournable. Tout comme dans Gran Turismo, les motos d’occasion sont proposées tout au long de votre parcours. Mais il y a toujours une sélection disponible durant une durée limitée.


Qu’il s’agisse des emblématiques Kawasaki Ninja, de la MV Agusta F4-750 ou des Suzuki GSX des années 80-90, le voyage à travers le temps est un véritable bonheur. Et quel que soit le modèle, le rendu graphique est impressionnant.
Libéré, des livrées, toujours tout partager !
Afin de s’éloigner à nouveau de la monotonie des titres de simulation pure, Ride 6 intègre un éditeur de livrées et d’accessoires. Une idée permettant de valoriser les membres les plus actifs et de s’approprier jusqu’au bout chaque modèle.

Et tant qu’à offrir un maximum d’éléments de personnalisation, l’éditeur proposé dans Ride 6 ne se contente pas de permettre la création de livrées pour chaque moto. Il est aussi possible de créer les décorations de son casque, et de notre combinaison.


Et s’il manque des éléments comme des autocollants de combinaison ou de carrosserie, il sera aussi possible de les créer. Ou si vous ne vous sentez pas l’âme d’un artiste, de récupérer les créations des joueurs en ligne. Attention, seule la communauté réalise la modération. Des références à des sites de contenus pour adulte ont été trouvés, et signalés, lors de notre test.


Cet éditeur dispose cependant de limites fortes sur console. L’utilisation de la manette pour le placement des éléments et la sélection des couleurs dans la palette n’est pas simple. Comme quelques autres éléments, l’équipe de Milestone est partie d’un bon sentiments mais quelques imperfections persistent.

Dans Ride 6, adopter la bonne conduite, sans aide, c’est compliqué
S’il y a un point regrettable dans le virage pris par Ride 6, c’est son accessibilité au grand public. Si vous n’êtes pas un motard ou familier avec cet univers, le titre restera difficile d’accès. En plus de paraître faussement frustrant pour les pros.

Le jeu débute par un test sur circuit avec le mode de conduite Arcade activé. Ce qui pourrait paraître super pour une première phase de découverte. Surtout qu’une fois les deux tours de piste terminés, le titre propose de tester aussi le mode de conduite Pro pour faire son choix. Mais qui a pensé aux joueurs débutants qui ne savent déjà pas qu’une moto dispose de deux freins ? Et qu’avant même de savoir ne pas glisser dans un virage, il faut déjà comprendre l’impact bien différent d’un freinage dur avec la poignée sur la roue avant (L2) et un freinage soft par la pédale de pied droit (X).


Ce n’est qu’avec acharnement et après avoir atteint involontairement l’école de conduite que les joueurs peuvent apprendre à simplement conduire. Mais il faut reconnaitre que le centre de formation est efficace passé ce premier point.


D’ailleurs, le style de conduite du joueur est réglable avant chaque course en appuyant sur la touche carré. Ceci permet d’activer, renforcer ou désactiver les différentes aides à la conduite. Changer l’intensité de chaque élément peut faire varier les gains monétaires et en expérience des courses.

Un passage aux stands avant d’être parfait
Le menu de paramétrage du style de pilotage est aussi le point d’entrée pour changer de mode de pilotage. Sauf dans les épreuves de carrière du Ride Fest. Pour ne pas paniquer comme moi, je vous révèle l’astuce qui rend encore plus incompréhensible la gestion du mode de pilotage. Il suffit de lancer une épreuve en mode course rapide et d’y choisir le style. Celui-ci est automatiquement réappliqué en carrière, le second restant toujours inaccessible.


Mais pourquoi faire cela ? Peut-être qu’il s’agit d’un petit oubli comme celui de réactiver les commandes de gaz si l’on sort de la pause en ayant la touche R2 enfoncée. Ou comme le fait que lors de la réception des résultats, l’image de notre moto scintille.


Ou que laisser moins de cinq secondes entre la première et la dernière position pouvait rendre l’atteinte d’un temps cible, même intermédiaire, extrêmement compliqué et frustrant pour des débutants.


Ride 6, un moyen simple de renouer avec le genre et la piste
Les équipes de Milestone et Plaion ont décidé de prendre un énorme virage avec Ride 6. Le nouveau titre de la franchise est en équilibre entre un titre grand public et une pépite réservée à l’élite.
Ride 6 garde les points forts de ses ancêtres. Une qualité graphique indéniable. Un aspect simulation avec des réglages mécaniques avancés. Et un catalogue de machines indiscutablement complet.
L’arrivée des modes de pilotage Arcade et du Ride Fest sont des bonus qui permettent réellement une ouverture au plus grand nombre. Tout en offrant aux vétérans une nouvelle manière d’aborder la piste.
Lorsque les derniers réglages auront été réalisés, Ride 6 pourra trouver facilement sa place dans toutes les bibliothèques. Et il restera fièrement auprès de son prédécesseur, non pas comme un remplaçant, mais comme l’indispensable complément.
La note des Dreamers : 9.5/10 – Ride 6 aborde presque parfaitement le virage de l’arcade en restant une simulation.
Style de jeu : 9.5/10
Ride 6 offre un bon compromis entre les classiques modes de jeu rapides de la simulation et le mode carrière des jeux plus arcade. L’apparition d’un mode de pilotage n’est qu’un prétexte à un accès facilité au titre et n’enlève en rien son aspect compétitif. Sa cible principale reste les amoureux des deux roues et il offre de quoi être satisfait.
Contenu : 10/10
Comme son prédécesseur, Ride 6 offre une grande variété de deux roues. Qu’il s’agisse de scooter ou de moto d’endurance, chaque genre trouve ses modèles emblématiques et des pilotes de légende à découvrir. L’éditeur est complet et offre des possibilités à la limite de l’infini. Tout comme le mode photo.
Graphismes : 9.5/10
Ride 6 est somptueux sur Playstation 5 Pro. Et pour être honnête, ce sont les vidéo de présentation des groupes d’épreuves, encodées dans des qualités trop faibles, qui sont les seuls points négatifs. Evitons d’effrayer les joueurs avant même qu’il aient mis un pied sur la piste.
Jouabilité : 8/10
Véritable point faible de Ride 6. Il est difficile de ne pas rester un titre de simulation de conduite. L’ouverture à un public élargi est une bonne chose. Mais vouloir rendre le titre réellement accesible à tous demande encore quelques ajouts.
Ambiance sonore : 10/10
Le plaisir d’un titre de simulation est de pouvoir écouter vrombir chaque machine de légende. Ride 6 persiste et signe en ce sens. Les musiques ne sont présentes que dans les menus. Et les sons des moteurs sont présents sur la piste. Ride 6 est un plaisir autant pour les yeux que pour es oreilles.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.

Jeu testé dans sa version Day One physique sur Playstation 5 fournie par Plaion.
