
S’il y a un jeu qui nous aura fait rêver en 2025 c’est bien Project Motor Racing.
Le nouveau titre de simulation de course de Straight4 et Giants Software s’est construit une hype mondiale avec une seule phrase. « La conduite c’est fini. C’est le temps de la course. »
Drive is done. Time to race.
Porté par un moteur dédié et créé par l’équipe derrière les excellents Farming Simulator, le titre s’est transformé en bombe qui se place directement dans le monde des jeux de compétition automobile de haut niveau.
Un contenu de haute qualité et en quantité a été annoncé. Que pourrait-on demander de plus à ce genre de jeu ? Project Motor Racing s’annonce donc comme le jeu de simulation parfait que nous attendions.
Un douloureux verdict est tombé à sa sortie le 25 novembre sur PC (Steam), PlayStation®5 et Xbox Series X|S.

La simulation sans chichis
Dès les premiers instants, Project Motor Racing ne s’encombre pas. Les menus sont sobres et efficaces. Et ce qui marque le plus est la mise en première position du mode Multijoueur.

Le titre de Straight4 se dédie directement pour l’opposition en ligne et cela explique une partie des critiques d’origine portant sur son IA. Chose que nous confirmons pour avoir débuté en version 1.4.0.

Mais avant d’aller affronter les meilleurs pilotes mondiaux, il est obligatoire de passer par le mode Solo et de mesurer ses capacités face aux records mondiaux du mode Défi.

Enfin, les contenus téléchargeables étant pour le moment majoritairement inaccessibles, nous avons pu récupérer l’hypercar Bohema et quelques livrées.


Mais nous n’avons pas eu de grosse découverte concernant les Mods de la communauté annoncés. Un sujet à étudier à l’avenir.

Et en parlant d’avenir, c’est le votre en tant que pilote qu’il faudra construire.
Project Motor Racing, des IA pire que des humains ?
Project Motor Racing est un jeu de course automobile sans aucune pitié. Qu’il s’agisse de la difficulté des épreuves, de l’opposition des IA ou de la conduite pure, il n’est fait aucun cadeau au pilote.

Le niveau de l’IA va de 20 à 100 pour représenter les modes faciles, intermédiaire et experts. Et cela ne se résume pas uniquement à leur capacité à réaliser des chronos de pilotes chevronnés. Les IA du titre sont du genre « à l’ancienne ». Posées sur un rail, elles ne tiennent pas compte de la présence d’un humain et des conséquences d’un impact.

Bien que les mises à jours permettent de déceler une amélioration grandissante de ce point, deux choses persistent. En dehors de l’ouverture sur des couloirs de dépassement, l’IA n’a aucun instinct de survie. Et pour cause, les véhicules adverses repartiront comme si de rien n’était, même après vous avoir percuté de plein fouet alors que vous tentiez de vous remettre sur la piste. Et passé le niveau 50, les temps au tour des premiers et des derniers peuvent se jouer à une seconde. La victoire ou la défaite, rien entre les deux.

Afin que vous puissiez comprendre nos avis et notre note, nous précision que nous avons testé Project Motor Racing sur Playstation 5 et Playstation 5 pro. Et, en pilotage manuel et auto à la manette mais aussi avec le set volant et pédalier Logitech G29.
La route la vraie
Il en est de même avec la stabilité, certes améliorée, des véhicules dans Project Motor Racing. Le système True2track assure une évolution des conditions de course pour un effet plus réaliste. Les véhicules perdent de l’adhérence en fonction de l’état de la route et des conditions météorologiques en cours.


De même, la gestion de l’adhérence globale du véhicule tient compte du poids variable de celui-ci du fait de la consommation d’essence. Un facteur important des réglages de course. Tout comme le type de pneu utilisé ou le niveau d’ABS.

Mais qui n’auront plus de sens à partir du moment où votre véhicule commencera à partir en lambeaux. Car oui, dans Project Motor Racing les véhicules subissent des dégâts. Et ceux-ci ont un impact sur l’apparence visuelle du véhicule mais surtout dans sa conduite. Le moindre choc même mineur mais mal placé peut entraîner une fin de course pour le joueur. La direction des véhicule est très facilement touchée. Même s’il s’agit d’un faible contact lors d’un dépassement.


De plus, la moindre sortie de piste peut totalement détruire vos pneumatiques en changeant leur adhérence ou en augmentant drastiquement leur température. Il faut donc faire chauffer la gomme mais en faisant bien attention lors de la traversée des circuits.
Des courses autour du monde
Avec vingt-huit circuits, nous pourrions avoir une impression de vide quand on le compare à d’autres jeux de courses disponibles sur la plateforme de Sony. Ils sont répartis en trois zones géographiques, Amériques, Europe et le reste du monde.


Les plus connus sont le Daytona et le Lime Rock Park pour les Amériques. Spa-Francorchamps et le Nürburgring en Europe. Mount Panorama et surtout le dangereux Kyalami sont les deux seuls circuits du reste du monde.


Et s’il n’est pas aisé de le dire, n’ayez pas peur de faire un tour sur la portion « Driving School » de Sebring. La prise ne main des véhicule est particulièrement ardue. Sans compter la nécessité d’apprendre par cœur les circuits pour ne pas avoir à détruire l’immersion.


Surtout que ces circuits sont des circuits réels reproduits avec un niveau de qualité élevé, offert par le marquage laser. Mais lorsque l’on parle de pilotage, ce n’est pas la quantité de circuits qui va compter. C’est aussi la qualité des véhicules pilotés.
Et des bolides endiablés
Project Motor Racing propose 15 catégories de compétitions pour un total de 78 véhicules en comptant les premiers DLC gratuits et les dérivés en différentes classes (GT3/GT4, années spéciales).


La montée en puissance des catégorie est inverse à leur affichage. Nous commençons par les célèbres véhicules d’endurance, les LMDh (Le Mans Daytona h) et les LMH (Le Mans Hypercar). Puis nous redescendons dans les GT1, GT3, GTO et historiques puis les classes Trophy.

Les détails graphiques des véhicules sont magnifiques qu’il s’agisse de l’extérieur ou de l’intérieur. On notera d’ailleurs les marques d’usure dans les véhicules des années 1970. Le souci du détail est assez impressionnant. On retrouve les mêmes effets sur la route.


La présentation des véhicules permet de rapidement trouver chaussure à son pied en fonction du positionnement moteur et du niveau de puissance. Ce qui est parfait pour se lancer sur la piste.
Project Motor Racing, une carrière sans lumière
Project Motor Racing fait la part belle au mode Multijoueur en proposant des parties classées ou sans objectif. Ces possibilités sont assez bien gérées même si nous n’avons pas réellement pu pousser notre test des parties classées. L’obtention d’un permis de conduire pour assurer notre classement d’origine est une bonne idée. Mais nous ne savons pas ce que cela génère à long terme pour les joueurs qui évoluent vers le haut du classement.


Le mode Solo permet de se lancer directement sur un circuit avec n’importe lequel des véhicules du jeu avec l’option Week-end. Une sorte de mode arcade ou entraînement en fonction de l’on souhaitera en faire.


Mais il devient intéressant lorsque l’on bascule en Carrière. Celle-ci vous propose de créer une écurie dont les ateliers sont placés dans une des trois zones géographiques. Une fois le nom sélectionné, il est impératif de sélectionner un niveau pour les IA à affronter. Attention, une fois sélectionné ici, il ne sera pas possible de modifier le niveau des adversaires durant toute la carrière. Ou alors, il faudra recréer une équipe et repartir de zéro.


L’objectif est de réussir à constituer une écurie rentable au cours des saisons. Pour cela, il faut définir un montant d’investissement d’origine pour acquérir un ou plusieurs véhicules. Puis de dépenser quelques millier de dollars en plus pour les inscriptions aux épreuves. Enfin, la position en fin de course permettra d’engranger des gains qui serviront directement aux réparation puis au développement de l’équipe.


Attention, commencer avec les 100 000$ n’est absolument pas un choix pour les débutants car la Porsche disponible n’est pas des plus facile à conduire. Commencer avec au moins 650 000$ permet d’accéder à minima au MX-5 Trophy qui l’est beaucoup plus.


Au final, ce mode qui serait un véritable défi intéressant si le mode week-end n’existait pas ou était limité aux véhicules acquis en carrière. Ou si la difficulté était modifiable afin de ne pas rester bloqué car les adversaires disposent d’un niveau trop élevé. Mais surtout, s’il y avait réellement quelque chose à débloquer pour le reste du jeu.
Des défis pour assurer le lien ?
Tout comme le mode Solo, le mode Défi est ambivalent. Dans ce mode, le joueur dispose de deux possibilités. Soit il devient pilote d’écurie et devra réussir à battre des temps au tour préétablis. Soit il pourra tenter d’entrer dans la légende et réaliser les défis d’endurance.


Les défis de Pilote d’écurie sont intéressants sous deux aspects. Le premier est d’offrir à la fois un esprit arcade avec les temps à battre et un bon terrain d’amélioration. Les temps à battre ne sont pas insurmontables. Sauf si vous souhaitez vous positionner dans le leaderboard d’un défi. Car cette fois, c’est l’intégralité des joueurs de Project Motor Racing, toutes plateformes confondues, qui viennent positionner leur meilleur temps.


Les défis d’endurance sont réellement là pour tester les capacités des plus grands. Ayant déjà eu des difficultés à assurer huit tours sur un circuit sans abimer la voiture ou finir en dehors de la piste, ceci n’est clairement pas accessible. Dans ces défis, il faut réaliser entre 10 et 90 tours dans des temps records. Et en plus de la gestion de la conduite, il est nécessaire de gérer parfaitement ses ravitaillements. Un contenu pour les passionnés.
Des réglages et de la passion
Giant Software et Straight4 nous avaient promis un contenu qui ravirait les passionnés. Alors même si les experts du Sim Racing ne sont pas satisfaits, Project Motor Racing propose une palette de réglages qui apporte un plus non négligeable.


Il y a bien entendu la possibilité de régler le positionnement du joueur dans le véhicule afin de faciliter l’immersion en fonction du matériel utilisé. Mais attention, ces réglages sont réalisés véhicule par véhicule, ce qui peut être troublant.


Mais surtout, le joueur dispose de toute une palette de réglage de la réactivité du véhicule, aussi bien d’un point de vue pneumatique que de la transmission, ou tout simplement de sa charge de réservoir et des instructions de passage aux stands.



Des options supplémentaires qui s’adressent directement aux passionnés et joueurs experts de la simulation automobile.
Sur la route des patchs ou des plantages ?
Si le patch 1.5.0.1 a apporté beaucoup de points positifs sur la gestion des véhicules et de l’IA, il y a eu une énorme régression sur les plantages graphiques.


Lors de la rédaction de la première version de ce test, la version 1.4.0 avait déjà fait sonné le glas du titre. Les sensations sur circuit étaient absolument inacceptables et le titre étaient injouable. Ou au prix de plus de quatre heures de jeu pour finaliser les trois étapes d’une épreuve (essais, qualification et course). Ceci était majoritairement lié au fait que les IA ne tenaient pas compte des joueurs et détruisaient littéralement notre véhicule même s’il s’agissait d’une erreur de conduite de leur part.


Mais aussi au fait que les réactions des véhicules étaient surdimensionnées. Si vous souhaitez à coup sûr revivre ces sensations, il suffit de lancer le circuit Sebring – School Circuit en utilisant une manette et une transmission automatique. La gestion chaotique des virages à faible vitesse se retrouvait dans chaque virage.


La version 1.5.0.1 de Project Motor Racing est une bénédiction sans être un miracle. Les réactions des différents véhicules sont beaucoup moins extrêmes et les sensation de plaisir de conduite sont de retour. Ceci n’exclue pas la persistance de bugs comme le rétroviseur qui affiche un écart entre la route et la pluie déposée sur la route. Ou des IA qui ne tiennent toujours pas compte du fait que le joueur puisse se relancer sur le circuit et continuent donc de venir exploser le véhicule du joueur sans en sentir le moindre effet.


Et le point qui vient malheureusement assombrir le tableau est que la Playstation 5 subit maintenant les plantages de jeu connus sur PC. Ainsi, en pleine course ou de manière aléatoire après une à deux heures de piste, le jeu plante. Chose qui n’avait pas été constaté lors des sessions de trois ou quatre heures sur les précédentes versions.

Project Motor Racing, un avis qui évoluera comme nos vies
Project Motor Racing crée par Straight4 et utilisant le moteur avancé de Giant Software n’est pas aujourd’hui la révolution attendu par les joueurs dans le domaine de la simulation.
Cependant, le titre dispose de nombreux atouts dont des équipes de développement qui cherchent à encore améliorer leur produit. Mais aussi une communauté de joueurs qui souhaite que ce titre devienne le symbole qu’il promettait.
L’évolution prévue du contenu au fil des saisons permettra certainement de gommer les manques qui existent aujourd’hui. Et la qualité des patchs, fournis avant et depuis la sortie du jeu, prouve que ce n’est que le début. Alors patientons et demain sera encore meilleur.
La note des Dreamers : 8/10 – Project Motor Racing construit sa carrière et espérons qu’elle terminera en apothéose.
Style de jeu : 9/10 – Project Motor Racing se situe à la limite de deux catégories fortes dans le domaine de la course automobile, la simulation et le simul-cade. A ce jour, il reste dans la seconde catégorie mais sans détenir tous les avantages d’accessibilité de celle-ci.
Contenu : 7/10 – La quantité de véhicules est impressionnante pour un titre débutant dans le domaine de la simulation. La qualité des véhicules est très bonne même si l’on regrette la faible quantité de paramétrages possibles. Cependant, les 28 circuits qui sont aussi au cœur de l’attente des joueurs semblent insuffisants. Le mode Carrière est une bonne idée mais semble totalement dénué d’intérêt comparé à ce que l’on connait ailleurs. Le mode Défi permet de rattraper un peu cela.
Graphismes : 9/10 – Nous avons testé le jeu sur Playstation 5 Pro et sur cette version, le titre est magnifique et plein de vie. La profondeur d’affichage reste limitée sur les cotés du circuit. Ce qui surprend est qu’à grande vitesse, nous avons l’impression que le jeu bascule en low-poly surtout sous la pluie. Il reste aussi quelques éléments graphiques à améliorer comme le rétroviseur mais nous avons ici un très beau titre.
Jouabilité : 7/10 – Project Motor Racing est un titre qui souhaite offrir une expérience de route réaliste. Cependant, le joueur est lâché dans la nature sans aide ou réelle explication. Si le titre est dédié aux experts, alors il se doit de progresser dans les sensations de conduite. Et dans tous les cas, fournir plus d’explication dans ses réglages. Et s’il se veut réellement révolutionnaire alors pourquoi ne pas intégrer une véritable école de pilotage dans la carrière ?
Ambiance sonore : 9/10 – La compétition est le cœur du titre alors on se met dans l’ambiance en dehors du circuit avec des musiques épiques. Et on se concentre sur le son des véhicules en course. La véritable ambiance du coureur sur circuit.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.

Jeu testé dans sa version dématérialisée sur Playstation 5 et Playstation 5 pro fournie par les équipes de Plaion.
