
Il y a des projets fous, des projets qui valent le coût et des projets qui mettent des coups. Onirism est un mélange des trois.
Après plus de six ans de travail, Onirism de Shoreline Games et Crimson Tales est sorti en version 1.0 le 25 septembre 2025. Une date marquante pour les membres de la rédaction. Nous attendions donc un chef d’œuvre comme cadeau d’anniversaire.
Onirism est le plus beau des cadeaux explosifs. Comme un doux rêve que l’on voit se transformer en cauchemar mais dont on ne veut absolument pas sortir. Et on fait bien de ne pas en sortir.

Onirism, à la recherche du doudou volé… en mode badass
Le jeu Onirism métite son nom aussi explicite qu’efficace. La jeune Carole est tranquillement en train de dormir dans son lit. Un portail s’ouvre dans sa chambre. Une ombre féminine, Umbra, vole Bunbun, le précieux doudou de Carole.


Commence alors le voyage onirique de notre jeune héroïne qui part à la poursuite de cette ombre à travers le portail. S’ouvre alors le premier des mondes fantastiques, le monde de la fantasy avec ses forêts et prairies. Puis les grottes avec leurs dragons et ressources exploitées par la corporation.


La corporation ? Une petite surprise qui donne un sens tout autre au jeu et son véritable public. Car Onirism est un jeu d’apparence enfantin mais destiné à des joueurs adultes et expérimentés.



Ainsi, qu’il s’agisse des références, du gameplay ou de la difficulté relative du titre, le titre est adulte à souhait et nous fait du bien.


Un mélange des genres qui rassure
Onirism est un jeu d’action-aventure à la troisième personne mais pas uniquement. Le titre propose aussi de passer en vue à la première personne et de retrouver le feeling de tout bon FPS.


Mais le titre reste tout de même construit pour être joué à la troisième personne. Ceci sera important lors de la résolution des énigmes et surtout lors des phases de plateforme ou de combat de boss.


Les contrôles en vue à la première personne semblent aléatoires mais en cela semble lié au fait que le jeu continue de vous croire en TPS. Ainsi si un adversaire est trop proche de vous, les balles le traverseront. Et des plateformes qui paraissent sous vos pieds ne le seront pas réellement.


Mais le plus important est que pour retrouver son doudou, Carole va s’équiper d’un armement aussi loufoque qu’efficace.
Carole, elle n’est pas là pour enfiler des perles
Alors que l’on commence Onirism avec des armes basiques, la température monte rapidement. Du petit pistolet à eau jusqu’au lance-missiles en passant par le sniper, les armes les plus redoutables sont à portée de tous. Plus le rêve s’assombrit et plus dévastatrices deviennent les armes. Alors préparez vos neuf emplacements avec soin. Et soyez toujours certain que si un tir ne suffit pas, un bon coup de parapluie pourra vous sauver la vie.


Il en est de même de la part des gadgets supplémentaires en nombre encore plus limités. Petites grenade collante et lance primitives laisseront place à des tourelles et boucliers complémentaires. De quoi ne pas se sentir mal.


Et si jamais c’était le cas, il reste possible de se renforcer avec des élixirs aux effets limités dans le temps. Augmenter sa dextérité, sa résistance ou sa précision seront tout autant possible que d’acquérir des dons comme le vampirisme.



Mais il faudra savoir où les trouver.
Des bonus qui donnent envie d’explorer
En plus des élixirs, les mondes d’Onirism regorgent d’objets et armes bonus à débloquer. Certains comme les coffres d’armes sont assez simples à trouver. En explorant un peut la carte, ils se trouvent souvent sur des plateformes reculées. Un classique.


Mais les véritables bonus durables, bonus d’énergie ou de vie sont bien plus difficiles à obtenir. Les missions annexes ne sont pas nombreuses mais il est surtout assez facile de passer à coté sans le savoir. Il n’y a pas vraiment de PNJ vous indiquant les quêtes secondaires. On tombe dessus en explorant et uniquement en cherchant à découvrir réellement cent pour cent de la carte.


Mais explorer sera aussi le meilleur moyen d’acquérir assez de monnaie d’échange pour débloquer les dizaines de tenues, armes et gadgets dont Carole peut profiter.


Mais les meilleures choses ne sont pas achetables. Et je vous défie de me prouver qu’il existe réellement un meilleur moyen de transport qu’une licorne qui tire des lasers.


Des modes de jeu supplémentaires à faire
Onirism propose deux modes de jeu complémentaires nommés Chasse et Contes. Ces modes apportent de véritables bonus au jeu puisque qu’il s’agit de modes complets avec un tableau de score.


Le mode Chasse vous mets dans la peau d’une proie lors d’une émission télévisée. L’objectif est de survivre à cinq vague d’une durée de trois minutes chacune.


Et entre chaque vague, il est possible de se renforcer en achetant des bonus. Saurez vous passer du statut de proie à celui de chasseur ?


Dans le mode Contes, il faudra remplir les objectifs de la carte et retrouver des ‘bidules’ en partant de zéro et en tentant de survivre. Le tout en récupérant assez de perle pour débloquer de nouvelles zones à explorer.


Chaque niveau du mode Conte correspond à élément de pop culture ou un contre qui aura inspiré les développeurs. Ce mode pourrait presque se faire passer pour un titre complet à lui tout seul. Des aventures dans lesquelles passer de zéro à héros n’aura jamais été aussi vrai.


Des bugs qui limitent l’expérience
Soyons honnêtes, Onirism est un titre loin d’être finalisé. Alors que nous venons d’accéder à la version 1.0 du titre, nous ne pouvons pas dire que le jeu est accessible. Et les petits mais trop nombreux bugs du jeu sont un véritable frein à sa réussite méritée.


Nous avons arrêté de compter le nombre de fois où nous sommes passé sous le décors ou chuté dans le vide sans pouvoir remonter. Quand il ne s’agit pas de plateformes qui disparaissent au moment de sauter dessus. Ce qui nous fait perdre autant de vie que le fait de ne pas pouvoir tirer sur un adversaire qui est trop proche de nous quand on passe en mode FPS.

D’ailleurs, nous avons l’impression de nous faire tirer comme des lapins par des adversaires qui savent tirer entre les éléments de décors alors que nous ne les voyons pas. On se croirait dans Counter Strike, même en mode facile. Et pour finir le travail, il arrive même que Carole reste coincée dans une arène de combat fermée même après avoir abattu tous les adversaires visibles.


Et que dire des bugs annexes mais contraignants comme le fait que les skins des objets ou des éléments de Carole ne sont pas gérés partout ? Tout comme la compatibilité avec la manette totalement aléatoire dans les menus qui vous feront garder la souris sous la main.


Des choses qui paraissent anodines mais qui deviennent un poids une fois cumulées.

Onirism, un rêve d’avenir et un rêve à l’avenir
Onirism, un jeune bébé de plus de six ans et pourtant encore loin de passer à l’âge adulte. Le titre souffre de ses défauts. Et pourtant, il pourrait ici s’agir d’une des meilleure créations de ces dernières années.

Le travail des équipes de Crimson Tales est impressionnant. Ils ont réussi à regrouper tout ce qui peut attirer les joueurs dans un titre ultime. Une histoire fun à double lecture. Des dizaines d’heures de jeu. La possibilité d’adapter le jeu au style qui nous convient le mieux. Des graphismes magnifiques qui nous plongent dans des mondes merveilleux. Une licorne comme moyen de transport en plus des références badass de la jeune Carole. Que demander de plus ?

Et si des stars comme AleXa, la sensation K-pop primée et récemment en tête des classements Billboard, et Anna Lauzeray-Gishi, connue pour sa performance en tant que Kiriko dans Overwatch ont confiance en ce titre, alors peut-être que vous aussi.

