
En 2020, le Japon découvrait l’existence d’un de ses plus emblématiques Yakuza et apprenait la dissolution de deux familles historiques. En 2024, Ichiban Kasuga est toujours vivant et nous promet une vie bien rangée dans Like a Dragon : Infinite Wealth.
Sauf si le studio Ryu Ga Gotoku en a décidé autrement.
C’est donc le 26 janvier 2024 que nous découvrons les nouvelles péripéties de notre héros et du Dragon de Dojima, sur PlayStation 4/5, Xbox One/ Series et PC (Steam/Microsoft Store).
Les titres de la saga Yakuza/Like a Dragon nous ont toujours surpris. Mais Like a Dragon : Infinite Wealth peut-il faire mieux que son prédécesseur ?

Ichiban Kasuga, le retour du meilleur
Like a Dragon : Infinite Wealth est le huitième épisode de la saga plus connue sous le nom Yakuza. L’épisode précédent faisait basculer le jeu dans le monde du RPG avec Ichiban Kasuga. Ce Yakuza quarantenaire ayant grandi avec le jeu Dragon Quest, ses adversaires se transformaient alors en monstres à battre.
Dans ce nouvel épisode, Ichiban a repris une vie normale au sein de la célèbre agence de recrutement Hello Work, équivalent de notre Pôle Emploi. Les premières heures de jeu nous plongent dans un quotidien tout ce qu’il y a des plus déprimant. Trois ans après la fin de Yakuza : Like a Dragon, Ichiban tente d’aider les Yakuza n’ayant plus d’autre choix que de se reconvertir. Ce qui reste quasiment impossible malgré toute leur bonne volonté. Une mission sans fin pour notre héro.


Et la vie amoureuse d‘Ichiban ne se porte pas mieux. Le plongeant totalement dans la dépression. Ce que ses amis Nanba et Adachi vont tenter de combattre.
Mais ce coup de massue va connaitre un rebondissement quasiment infini avec une vidéo de Tatara Hisoka. Cette V-tubeuse dénonce les crimes à l’aide de vidéos fournies par sa communauté et ses sources. Malheureusement, elle a décidé de s’en prendre à notre Ichiban national.

Et comme le hasard fait bien les choses, Jo Sawashiro nous offre une piste pour retrouver Akane, la mère disparue d‘Ichiban. Celle-ci serait cachée à Hawaï au sein de la secte Palekana. Une organisation qui cache de nombreux secrets.

Kiryu Kazuma, l’éveil du dragon ?
Comme le spoile allègrement la jaquette de Like a dragon : Infinite Wealth, un second dragon fait partie de l’équipe, Kiryu Kazuma. Le célèbre Dragon de Dojima, le quatrième chef du clan Tojo est à nouveau jouable !
Cependant, Like a dragon : Infinite Wealth est l’épisode de la chute des dragons. Et les mauvaises nouvelles d‘Ichiban paraissent anecdotiques face à ce que subit Kiryu. Le dragon blessé s’est endormi. Et une partie de l’équipe l’accompagnera au Japon au milieu du jeu pour l’aider à s’éveiller à nouveau.

Ichiban n’est pas le héro principal de ce nouvel opus et c’est un véritable plaisir. Lorsque vous prenez le contrôle de Kiryu, c’est quasiment un retour au point de départ du jeu qui est effectué. Les objectifs changent totalement et les missions annexes aussi.

Après une première trentaine d’heures de jeu, ce changement de personnage principal est à la fois libérateur et affolant. C’est effectivement avec une bonne trentaine d’heures de plus que vous pourrez commencer à envisager d’atteindre sereinement la fin du jeu, aux commandes d’Ichiban.
Une nouvelle vie ou encore plus de folie ?
Passé la peur de l’introduction du jeu, le plaisir de Like a dragon est de retour à cent pour cent. Et cette fois, Kiryu lui aussi verra la vie avec les yeux du héro. Prenant la place d’Ichiban, il affrontera lui aussi des voyous prenant des centaines de formes différentes. Oui, les Sujimon sont de retour pour nous jouer d’encore plus mauvais tours.


Mais que serait la folie si like a Dragon : Infinite Wealth s’arrêtait là ? Encore une fois, qu’il s’agisse de vos armes ou vos équipements, tout est déjanté. Et l’entreprise remplaçant Hello Work pour vous permettre d’obtenir de nouveau job ne déroge pas à la règle. Alo-Happy Tour est une agence de voyage tenue par Elizabeth, une gérante exécrable comme on les aime. Elle est accompagnée d’une mascotte palmier en chemise Hawaïenne des plus flippante.

Les jobs obtenus en achetant des activités à l’agence sont variés mais classiques. Alors que l’activité présentée pour les obtenir a été pensée sous drogue très dure. Les visites à l’agences sont des purs moments de rigolade. On regrettera juste de ne pas pouvoir revoir les vidéos.
Ichiban et les hommes de l’équipe peuvent devenir de simple plongeur en apnée ou des sabreurs aguerris mais surtout des chefs de cuisine ou défenseurs de Football Américain. Les douze jobs maximum d’Ichiban et sept des membres féminins semblent limités. mais ceux-ci ont quatre-vingt dix-neuf niveaux d’amélioration. De quoi vous faire passer quelques centaines d’heures pour les valider tous.
PS : les aptitudes les plus intéressantes et les plus loufoques sont obtenues au rang trente des jobs. Et elles méritent réellement le détour.
Like a dragon : infinite activities
Après vous avoir annoncé une bonne soixantaine d’heures pour finir l’histoire principale et quelques centaines de plus pour finir les jobs, que pourrait on proposer de plus ? Like a Dragon : Infinite Wealth vous répondra tout simplement : cinquante deux activités annexes.

Oui, le jeu propose plus de cinquante activités ou quêtes annexes. Celles-ci allant d’une durée de quinze minutes pour la partie de « Qui est-ce ? » en utilisant des personnes enterrées jusqu’au cou dans le sable. Jusqu’à plusieurs dizaines d’heures pour s’occuper du nettoyage et du développement de l’ile de Dondoko.

Vous pourrez réaliser des rencontres amoureuses avec l’application Miss Match et les ajouter à vos contacts sur Aloha Link. Ou verser une larme, sincèrement, en faisant « Tomber la neige sur Hawaï ». Et faire de dangereuses rencontres cinématographiques au cours de votre visite de l’île. Sans compter les éléments spéciaux dédié à Kiryu. Une mine de souvenirs.


Pour ceux qui ont joué au précédent opus, la ligue Sujimon sera tout aussi amusante que de les chasser. Et les moments partagés autour d’un verre de l’amitié avec les membres de votre équipe seront la bonne occasion pour les soutenir et d’améliorer leurs actions en combat. D’ailleurs, qui sait, vous n’êtres pas à l’abri de retrouver d’anciennes têtes comme un certain inventeur aux créations explosives.

Enfin si cela n’est pas suffisant, vous pourrez jouer à deux à Virtua Fighter 3. Et même jusqu’à quatre à SpikeOut Final Edition. Deux très bon jeux à partager. Vers l’infini et au-delà !


Yakuza : Like a Dragon Quest ?
Les joueurs de Yakuza : Like a Dragon le savent pertinemment et vous l’aurez déjà bien compris, mais posons le clairement. Like a Dragon : Infinite Wealth est un hommage complet aux jeux de la saga Dragon Quest. Le Beat’em all Yakuza s’est transformé en RPG de la plus belle des manières.
Qu’il s’agisse de la possibilité d’augmenter le niveau de vos personnages, l’utilisation de la magie et la possibilité de fabriquer, renforcer ou marquer vos armes, tout est RPG. La présence des jobs, multiples quêtes annexes ne font que renforcer cet effet.

Même le système de combat hérite des éléments issus de l’univers Dragon Quest. Les attaques en combo et surtout les attaques groupées ultimes sont les cerises sur le gâteau.


Si l’on se base sur l’histoire en elle-même, nous retrouvons certaines similitudes dans l’évolution du héros et de son groupe. Mais surtout avec Dragon Quest XII, nous avons deux titres présentant des histoires très adultes. Chaque personnage qu’il soit membre de l’équipe principale ou un simple PNJ dispose de deux facettes et de bonnes raisons d’être ce qu’ils sont. Tout n’est pas noir ou blanc et loin de là.

Like a Dragon : Infinite Wealth, comment lui résister ?
Encore une fois, le studio Ryu Ga Gotoku nous prouve sa maitrise parfaite du genre avec Like a dragon : Infinite Wealth. Le titre est effectivement la suite ultime de Yakuza : Like a Dragon.
Nous avons un Y-RPG complet et efficace. Les évolutions possibles de vos personnages permettent à chacun de trouver son style de jeu. Du plus subtil au plus brutal. Les activités sont nombreuses et portent toutes un sens et des objets utiles. L’histoire est criante de vérité tout en offrant une fiction poignante. Il n’y a honnêtement rien à jeter.

Ce titre réussit même à mettre au second plan Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erase His Name qui est portant un bon représentant des premiers opus. Mais Ichiban a définitivement volé la vedette à Kiryu. Et sincèrement, même si on s’est gavé, nous prions non pas pour Nele mais pour la chance d’avoir un jour un nouveau Like a Dragon.
La note des Dreamers : 19,5/20 – Le titre de RGG Studio est une pépite à ne louper sous aucun prétexte.
Style de jeu : 20/20 – Like a Dragon : Infinite Wealth est un RPG qui respecte tous les codes. Et il est amoureusement garni de quêtes annexes qui proposent des variations excellentes du gameplay. Rien à redire.
Histoire : 19.5/20 – Le seul défaut du titre est de donner envie de refaire les précédents opus pour comprendre complètement les intrigues. Mais toutes ces histoire sont prenantes, vibrantes et émouvantes. Du rire aux larmes, des blagues les plus puériles jusqu’aux réflexions psychologiques les plus profondes, le jeu nous offre des montagnes russes émotionnelles totalement contrôlées.
Graphismes : 19/20 – A ceux qui se plaindront de l’âge avancé du moteur graphique, nous n’avons eu aucun bug graphique lors de notre test. Nous avons vu bien plus beau mais ici le jeu est propre et stable. Ce qui est assez rare pour le souligner.
Jouabilité : 19.5/20 – Les commandes sont des plus basiques et n’ont aucun mal à être comprises. Le seul reproche à faire concerne les compagnons qui sont toujours dans nos pattes et les commandes d’ouverture des coffres parfois taquines.
Ambiance sonore : 19/20 – La playlist de Like a Dragon : Infinite Wealth est variée et rend hommage aux anciens titres de SEGA. Ne passez pas à coté de bon moment de fun et de détente auditive.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.

Jeu testé dans sa version physique sur Playstation 5 fournie par Plaion France.








