
La franchise des Farming Simulator a marqué l’histoire vidéoludique en réussissant à plonger des millions de joueurs dans un domaine qui est pourtant loin d’être plaisant. L’arrivée tant attendue de Farming Simulator: Signature Edition sur Nintendo Switch 2 surprend par son contenu tout autant que sa qualité globale.
Sorti le 9 décembre 2025, le titre est un bel hommage au métier d’agriculteur, d’éleveur, de pisciculteur et au travail réalisé par les équipes de Giant Software durant ces dernières décennies.
Mais Farming Simulator: Signature Edition est avant tout un titre de simulation. Et le domaine agricole ne fait aucun cadeau à ses forces vives. Mais tout comme les agriculteurs dans leurs fermes, nous finissons par ressentir une certaine fierté à la fin de chaque journée.

Farming Simulator: Signature Edition, un héritage à développer
Farming Simulator: Signature Edition positionne les joueurs en tant que fermier reprenant l’activité d’un grand-père qui se retrouve à la retraite. Ce dernier restera cependant toujours disponible pour nous aider et nous guider vers les bons contacts si besoin.


Mais avant tout ceci, il faudra définir à quoi nous souhaitons ressembler. Car si beaucoup jouent à Farming Simulator pour le plaisir de conduire de magnifiques engins agricoles, il est surtout possible de jouer en vue à la troisième personne.


Et en deux clics sur l’écran de la Nintendo Switch 2, il est possible d’admirer à quoi nous ressemblons. Homme, femme, épiderme plus ou moins développé, tenue classique ou d’une grande marque, les choix sont assez vastes et parfois amusants.


Viennent ensuite les grands choix qui nous rappellent étrangement ceux proposés dans le mode carrière de Project Motor Racing. Le premier est le choix de la zone de départ. Riverbend Springs rappelant les Etats-Unis, Zielonka inspiré de la ville polonaise ou Hutan Pantai dans un style typique de la campagne japonaise.


Le choix du pays aura une très grande influence sur le type de cultures et d’élevages que vous pourrez opérer. Mais aussi sur le format des champs et des infrastructures existantes. Attention, seul le choix de débuter en Europe permet d’accéder au didacticiel.
Du bas au haut de l’échelle
Une fois le choix de la carté réalisé, il sera temps de définir les conditions économiques de départ de l’exploitation. Il n’existe pas de choix idéal. Car chaque élément, comme le montant des fonds de base, pourra être contrebalancé par un autre, comme le montant du prêt disponible. Il reste tout de même conseillé de commencer petit pour comprendre les bases du métier avant de tenter l’aventure avec une grosse exploitation.


Tout comme dans Project Motor Racing, le fait de partir avec une dotation faible sera une aide uniquement dans le fait de nous forcer à comprendre toutes les mécaniques. Et lorsque que l’on se penche sur les contrats disponibles, il saute aux yeux qu’il est impossible de disposer de l’intégralité du matériel nécessaire.


Car avec plus d’une quinzaine de types de cultures et élevages différents par carte, le choix du matériel devient une priorité et la véritable difficulté. Et soit nous devenons un petit exploitant qui loue beaucoup pour gagner un minimum d’argent. Soit nous partons avec une belle dotation mais il restera nécessaire de faire attention au coût d’entretien de nos biens. De la gestion économique au-delà de la simulation.
Mais de la simulation avant tout
S’il y a une chose que tout joueur de Farming Simulator: Signature Edition attend c’est de pouvoir conduire un de ses engins agricole de cœur.


Et les 150 marques présentées dans le jeu disposent chacune d’un choix de matériel emblématique. Qu’il s’agisse des classiques Massez Ferguson ou Case HI et New Holland, nous avons tous un jour croisé ces machines sur la route ou dans les magasins de jouets.


Mais le titre propose aussi des marques et des machines inconnues dans nos contrées. QUe ceux qui connaissent la Marque ROPA et leurs machines se présentent en commentaire. Ce sera avec plaisir que nous pourront échanger sur leur utilisation.


Car, en dehors d’être une gigantesque vitrine, Farming Simulator: Signature Edition est avant tout un jeu de simulation. Piloter des engins est la partie la plus simple. Cela devient bien plus compliqué quand il s’agit d’activer leurs accessoires. Et dans le bon ordre. Soyons honnêtes, c’est à ce moment là qu’il vaut mieux s’y connaître sous peine de vouloir quitter le jeu.
Ou presque de la simulation
Farming Simulator: Signature Edition est en priorité un simulateur de vie agricole mais aussi un jeu qui se veut accessible à tous. Et il ne faut surtout pas oublier que nous somme ici dans une version console aux commandes limitées. Il est d’ailleurs étrange de ne pas avoir eu la possibilité de passer en mode souris alors que l’écran tactile de la Nintendo Switch 2 est bien exploité.


Le passage en version console portable déconnecte de l’aspect simulation extrême des joueurs pilotant leurs engin avec des volants dédiés. Nous revenons aux commandes manette classiques et pourtant efficaces. Il est à noter que le pilotage des véhicules est rendu très arcade du fait de l’extrême sensibilité des sticks des Joy-Con. Comme dans de nombreux jeux, pensez à diminuer la sensibilité des sticks pour ne pas finir dans le décor à chaque virage.


En parlant décors, le monde de Farming Simulator: Signature Edition est très vivant. Qu’il s’agisse des animaux dans les champs ou des véhicules sur la route, on se sent rarement seul. C’est agréable. Ce qui l’est moins est de de rester coincé contre des panneaux en bois en pleine rue alors que frôler un panneau de signalisation le fera tomber instantanément. Ce qui reste amusant sur le long terme car cela n’aura pas d’impact sur votre budget.


Le dernier point facilitant l’accès au titre est le fait que toutes les machines et accessoires utilisent des commandes communes. Après avoir sélectionné la partie de l’engin à activer avec X, nous activons ou désactivons une des options avec le bouton A ou B. Et le positionnement de l’angle de coupe, du support de transport ou de la ligne de laboure sera toujours réalisé avec le stick droit. Simple et efficace.

Ce qui laisse plus de place pour le reste.
De la gestion et des intempéries
Le monde agricole n’est pas fait que de séance de laboure, plantage de graine, arrosage, coupe et revente. Il existe tout un cycle économique et des contraintes naturelles à respecter. La sylviculture est gérée sur plusieurs générations, les rizières doivent disposer d’un flux d’eau stable et vos bêtes doivent avoir des champs frais pour se grandir sans contraintes.


De même, les marchés mondiaux sont influencés par l’offre et la demande. Réussir à produire beaucoup peut faire chuter les prix d’achat quand une mauvaise récolte peut s’avérer être une aubaine. Stocker, abandonner une récolte, acheter une terre, tout ceci est une base de travail. Mais la gestion des stocks de semi, de l’essence, l’entretien de chaque véhicule viennent s’ajouter à votre plan financier. Il faut alors avoir les reins solides.


D’autant plus que Farming Simulator: Signature Edition propose d’inclure les intempéries dans le gameplay. Difficulté de travail du champ, perte de récoltes à cause du froid ou des inondations, matériel abimé, ces éléments présentés comme présents dans le titre n’ont pas été subis lors de nos trop courtes parties. Mais le challenge proposé étant déjà corsé, nous avons été heureux de ne pas les rencontrer.
Farming Simulator: Signature Edition, un dur labeur et satisfaction
Farming Simulator: Signature Edition est un excellent titre dans son genre. Il met à jour les options de jeu offertes par son prédécesseur sur Nintendo Switch et propose un contenu gargantuesque.
Il garde cependant le niveau de difficulté important lié à l’environnement qu’il présente. C’est un titre pour les amoureux du monde agricole qui n’auront absolument pas peur de passer des centaines d’heures pour progresser.
Encore une fois, le soin apporté à la modélisation des véhicules et objets de l’activité agricole est admirable. L’amour et le respect qui sont offerts par les équipes de Giant Software sont présents dans chaque élément. Farming Simulator: Signature Edition est un guide interactif et un hommage au domaine agricole quele que soit la branche explorée.
Un titre de dur labeur qu’on se doit de traverser et respecter.

La note des Dreamers : 8.5/10 – Farming Simulator: Signature Edition, une réussite pour les passionnés.
Style de jeu : 10/10 – Farming Simulator: Signature Edition reprend tous les codes de ses ancêtres. De la gestion des récoltes à celle des cours de bourse. L’usure et l’entretien du matériel. De la gestion de ferme pure et surtout dure.
Contenu : 10/10 – Le titre de Giant Software est un condensé du monde agricole. Il est certes possible d’avoir plus de matériel, plus de métiers différents, plus d’intempéries et pourquoi pas, ajouter des épidémies. Mais nous restons dans un jeu et il fait largement le travail attendu.
Graphismes : 8/10 – Difficile de passer sur la Nintendo Switch 2 sans ressentir un manque. La qualité graphique du titre est maintenue à son maximum. Le niveau de détail des machines est tout de même admirable et admiré.
Jouabilité : 5/10 – heureusement que le terme simulation s’applique pour la globalité de l’expérience fournie par Farming Simulator: Signature Edition. Le titre reste réservé aux connaisseurs. Et souffre de nombreux soucis de commande limitées par la plateforme.
Ambiance sonore : 7/10 – Si les sons des moteurs des engins agricoles semblent très fidèles, ceux du reste des équipements et environnements passent inaperçus. Un point bonus tout de même pour la radio spéciale rétro-geek qui nous aura agréablement surpris.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.

Jeu testé dans sa version physique Nintendo Switch 2 fournie par Plaion France.
