
En 1985, une mystérieuse voleuse faisait sont apparition. 40 ans plus tard, le monde entier est encore à la recherche de Carmen Sandiego.
Et cette fois, ce sont les équipes de Netflix et Gameloft qui se chargent des nouvelles aventures de la dame au chapeau et au manteau rouge.
Sorti le 04 mars 2025 en version dématérialisé sur Steam, PlayStation, Xbox et Nintendo Switch, nous avons pu avoir accès au contenu de la version Deluxe en boîte dédiée à la Playstation 5 et la Nintendo Switch disponible depuis le 24 avril 2025.
Et même s’il ne s’agit plus de la Carmen Sandiego cheffe du V.I.L.E de 1985, ce titre de 2025 fait honneur à ses prédécesseurs. Tout en nous laissant l’impression d’avoir été la cible de la voleuse.
Mais qui est Carmen Sandiego ?
Née dans la série de jeux « Mais où est Carmen Siandiego ? » sortie sur PC dans les années 80, la Carmen Sandiego que nous retrouvons ici est celle de 2019. En effet, Netflix a sorti un reboot de la série animée tirée des jeux et dédié à Carmen Sandiego elle-même.

Les précédentes créations avaient pour objectif d’apprendre la géographie, les mathématiques, l’histoire et même l‘astronomie aux joueurs tout en ne sachant pas qui est réellement Carmen Sandiego. Cette femme au grand chapeau et trenchcoat rouge était alors un véritable mystère.

Avec la série de 2019, nous découvrons une Carmen Sandiego à la jeunesse difficile et contrainte de devenir voleuse. Une femme qui se rebelle contre la Villains International League of Evil (V.I.L.E.) et se retrouve traquée à la fois par l’ACME, une organisation équivalente à Interpol, et la V.I.L.E. qui l’a vue grandir.

Mais dans cette situation qui semble impossible, elle n’est pas vraiment seule. Player n’est plus le jeune téléspectateur qui poursuit les agents de Carmen. Il s’agit d’un jeune génie de l’informatique qui l’aide dans ses recherches tout en risquant pour sa vie. D’autres protagonistes comme les agents d’ACME pourront participer à la quête, mais cela est à découvrir.

Un style inchangé qui nous plait.
S’il y a une chose qui n’a pas changé depuis les origines de la saga Carmen Sandiego, c’est la structure du jeu. Encore une fois, le joueur se lance à la poursuite d’un voleur appartenant à la V.I.L.E. et dans un temps limité, il faudra trouver le pays dans lequel il se situe et son identité réelle. Mais ce coups-ci en tant que Carmen Sandiego.




Avec l’aide de Player, il faut dans chaque pays explorer un à trois lieux emblématiques. Dans chaque lieu, le voleur aura réalisé des interaction avec les gens ou le décors. Et il faudra donc choisir les bonnes actions pour soutirer une à deux informations cruciales sur le prochain pays ou le voleur.



Tout le monde n’est pas Sherlock Holmes, les indices sur l’identité du voleur fournis par les témoins seront variés. Du simple goût alimentaire à la couleur des yeux ou la main dominante, tout est utile. Ou devra être contrevérifié pour ne pas tomber dans le piège d’un indice flou. Ce qui vous fera perdre de précieuses heures mais pourra aussi vous éviter d’arrêter le mauvais agent alors que vous serez dans le bon pays. Si vous y arrivez.



Dans les cas les plus simple, Carmen obtient des éléments visuels sur les drapeaux ou la monnaie utilisée dans le pays. Mais parfois, vous aurez juste une vague indication sur le sens de conduite ou sur un élément d’histoire ou d’économie du pays. Ce qui est le cœur du jeu et le meilleur moyen d’augmenter les connaissances du joueur à travers le jeu.



Des activités variées…
Le style d’enquête mené dans Carmen Sandiego est assez rapidement répétitif et lassant. Rare sont les joueurs qui passeront leur vie sur la résolution de tous les dossiers de vols de l’ACME à l’aide de l’IDENTIKIT. Alors pour garder l’intérêt des joueurs, une dizaine d’activités ont été intégrées au mode histoire du jeu, ‘Une VILE opération’. Nous ne les présenteront pas toutes ici. Mais il y a deux grandes catégories de mini-jeux.

La première est constituée de mini-jeux de dextérité. Se lancer à la poursuite d’agents de V.I.L.E nécessite une bonne maîtrise du pistolet grappin ou de l’aile volante. Et surtout de discrétion et de doigté en tant que pickpocket ou braqueur de coffre-fort. Mais aussi de reflexe lorsqu’il faudra éviter les murs de laser qui vous foncent dessus.




D’ailleurs, la seconde catégorie regroupe les jeux de réflexion. Il faudra bien calculer ses coups pour recréer les chemins des circuits de piratage. Ou réaliser plusieurs tentatives de crochetage avant de trouver la bonne forme de clé de porte. Et beaucoup de patience pour démêler les lien des systèmes électroniques.




D’excellentes idées qui ne se retrouvent malheureusement pas dans les autres modes de jeux.

…dans un jeu physique presque complet
Comme indiqué en début d’article, nous avons eu la chance d’accéder au contenu de l’édition collector de Carmen Sandiego afin de pouvoir vous faire un retour sur celui-ci. En deux mots : réellement intéressant.

Les bonus collector sont variés comme leur intérêt. Ils vont des plus inutiles tenues complémentaires qui nous font dire que cela fait cher pour deux tenues.


Jusqu’au parfait jukebox permettant d’accéder aux musiques du jeu. Certes un poil difficile d’accès, les musiques sont emplies de peps et de nostalgie positive. Tout comme le mini-artbook numérique qui présente les principaux éléments de décors des pays emblématiques que nous allons traverser. Ainsi que quelques croquis des personnages. Mais chut, pas de spoil.


Enfin, l’élément justifiant l’achat de la partie numérique de cette édition Deluxe, le mode complémentaire ‘Mais où se cache’. Dans ce dernier, la difficulté des enquêtes est un peu plus élevée et nécessitera des recherches en dehors du jeu pour comprendre les indices. Et l’une des particularité c’est que le suspect ‘Carmen Sandiego’ vous sera toujours proposé par l’Identikit. Intégré aux dossiers ACME, ce mode garde le style graphique des premier jeux Carmen Sandiego. Un brun de nostalgie très apprécié par les joueurs des anciens temps.


Contrairement au fait qu’au moment où ces lignes sont rédigées, il n’est pas possible d’accéder au quatrième chapitre du jeu ‘L’idole déchue’. Un chapitre qui semble être par son nom le dernier chapitre du jeu. Pourquoi ne pas avoir attendu que l’histoire principale soit terminée pour sortir le titre en version physique ? On se sent un peu volé sur cette fin de partie. Même si cela est contrebalancé avec le mode Festi-VILE qui apporte de nouvelles enquêtes saisonnières à mener. Mais qui ne fait qu’appuyer sur le fait que la non livraison de l’intégralité du jeu est volontaire.



Carmen Sandiego nous échappe à nouveau
Nous ne nous sommes pas attardé sur les soucis d’accessibilité des commandes et l’inexistence de plusieurs sauvegarde permettant de disposer de plusieurs parties sur un même compte. Inutile me direz-vous. Cela dépends des joueurs et surtout du support. Nous aurions d’ailleurs aimé profiter des options offertes par l’écran tactile de la Nintendo Switch. Cela aurait permis d’avoir la sensation d’être un pirate informatique ou un braqueur lors des mini-jeux.



Si l’on met de coté ces points pouvant être contraignant pour les joueurs console, Carmen Sandiego est le digne héritier de sa dynastie. Un jeu d’apprentissage ludique qui donne envie de l’explorer. Le portage des modes classiques dans un style pixel-art ajoute à la nostalgie provoquée par le titres de Gameloft.


Bien qu’il dispose d’une durée de vie quasiment infinie, le choix de ne pas livrer un titre complet en son cœur risque de mettre Carmen sous les barreaux avant de rencontrer les consoles des joueurs. Espérons que les éléments manquants du titre soient rapidement débloqués et que les évènements spéciaux resteront accessibles à long terme.
La note des Dreamers : 15/20. Carmen Sandiego, un très bon voyage au goût amer.
Style de jeu : 19/20 – Carmen Sandiego est de retour dans son style propre et éprouver depuis maintenant quatre décennies. Ce titre est la preuve que l’on peut encore aujourd’hui mêler ouvertement jeu-vidéo et apprentissage. On regrettera le fait que les mini-jeux n’aient pas été intégrés dans le mode ‘Dossier ACME’ ou dans un mode dédié.
Histoire : 10/20 – L’histoire ‘Une VILE opération’ semble bien construite et respecte le reboot de la série. Mais une partie importante de l’intrigue se devine rapidement. Et ne pas disposer de l’histoire complète est un élément de frustration totale.
Graphismes : 17/20 – Carmen Sandiego est graphiquement sobre et propre. Il n’y a pas de gros problème d’affichage ou de temps de latence. Il n’y a cependant pas de miracle graphique à noter. Le mélange des styles pixel-art et 3D Cel Shading est harmonieux une fois la surprise passée.
Jouabilité : 14/20 – Le titre dispose virtuellement d’une rejouabilité infinie. Il devient tout de même rapidement répétitif et frustrant. Il est difficile d’obtenir les éléments d’informations sur les pays. Et lorsque l’on enchaîne les enquêtes, on retrouve le même schéma de témoignage avec deux indices fournis au mieux. Une impression de jeu mobile sur un support qui n’a pas toujours le public adapté.
Ambiance sonore : 15/20 – La version rock du thème de Carmen Sandiego justifie à lui seul la bande sonore du jeu. EN dehors de cela, les fans retrouveront les musiques de la série de 2019. Un point positif dont on aurait aimé profiter à notre guise durant tout le jeu.

*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.

Jeu testé dans sa version dématérialisée sur Nintendo Switch fournie par Maximum Entertainment.

