
C’est bien connu, chez les Dreamers nous ne sommes pas des athlètes de haute compétition. Mais en cette période de Jeux Olympiques, il fallait bien qu’on rigole un peu. C’est avec 34 Sports Games – World Edition de breakfirst game development que nous avons tenté le pari.
La refonte graphique de 30 Sports Games in 1 mérite-t-elle une médaille d’or ou une médaille en carton ?
34 Sports Games World Edition, de la variété bien déjantée
Comme son nom l’indique 34 Sports Games World Edition propose 34 mini-jeux de sport à partager. Allant du simple tennis jusqu’à la course de Nascar, les sports proposés sont plus ou moins revisités. Cela donne un aspect amusant aux mini-jeux.
Avez-vous essayé de jouer au bowling avec des obstacles sur la piste ? Pensez-vous être assez doués pour placer les motos-cross au bon endroit sur la pente pour réaliser le saut attendu ? La nage n’est-elle pas plus simple quand il s’agit d’un jeu de rythme ? Cela rendrait ces sports plus accessibles.

Mais peut-on encore parler de sport avec de tels détournements ? Le titre ne cherchant pas à se prendre au sérieux, nous nous retrouvons un peu perdus. Faire de l’escrime à trois en arène est amusant pour des enfants. Mais très troublant pour des adultes.
Rassurez vous, les sports plus traditionnels sont respectés. Le tir à l’arc demande concentration et entraînement avant d’espérer réaliser un bon score. Le lancer de javelot aura fait l’unanimité aussi bien pour les grands que les petits. Loin devant la course hippique qui en aura frustré plus d’un.

Du sport professionnel pour les professionnels uniquement ?
34 Sports Games World Edition dispose d’un équilibre de jeu assez étrange. Mais nous reviendrons après sur le niveau mondial des IA. Commençons par la découverte des sport. Les textes de présentation des jeux sont souvent insuffisants et parfois même confusants.
La course hippique en est l’exemple parfait. Il est indiqué « Maintien la touche droite pour agiter ta cravache et prendre de la vitesse ». ET les commandes sont…touche A pour accélérer. Oui notre cerveau est un peu parti en vacance lors des premiers tests de l’épreuve.

Ne parlons pas du squash, du volley-ball ou du ping-pong. Ces sports sont d’un tel niveau de difficulté qu’il n’y a pas de record à battre. Réussir à gagner est en soi un exploit.
Un contraste saisissant avec d’autres sports très accessibles comme la course de patin à glace ou le football américain.

En short ou magicien, fais du sport comme tu te sens bien
Une des plus grande peur à laquelle nous sommes confronté dans les jeux multijoueur en local, ce sont les apparences des joueurs. Il n’y a rien de plus embêtant que de ne se distinguer que par une couleur différente.


Lors du lancement de 34 Sports Games World Edition, ce sont les filles qui ont été les plus choquées. Les apparences proposées pour les visages sont beaucoup plus tournées vers le public masculin. Et cela ne s’améliore pas avec le déblocage des apparences en cours de jeu, pourtant nombreuses.
Lors de la réalisation de vos épreuves, selon votre résultat, vous obtenez des points d’expérience. Allant de 100 à 400 points, cela permet de débloquer très rapidement des éléments. Car avec 48 niveaux d’expérience demandant chacun 150 points pour être validé, cela va très très vite. Mais cela permet surtout d’accéder à 48 nouveaux éléments de personnage ou des tenues complètes totalement loufoques à exhiber.

Du simple masque de plongée à la tête de sachet de frites, tous les éléments vous permettent de vous démarquer facilement. Bien qu’on aurait aimé plus d’équilibre et de parité, le choix reste varié pour un petit jeu de sport.
Seul ou en famille, quel meilleur choix ?
S’il y a une question qui pourrait ne pas se poser c’est bien celle-ci. 34 Sports Games World Edition est totalement dédié au multijoueur local. Et nous pourrions même indiquer, au jeu en local à 4.
C’est d’ailleurs l’un des gros points noirs du jeu. Il est possible d’affronter jusqu’à trois IA en solo dans des épreuves en chacun pour soi. Ceci permet de s’entraîner face à des IA qui ont tendance à réaliser les performances des meilleurs joueurs mondiaux. Ceci peut nous assurer d’établir quelques records pour hisser le drapeau français. Mais en arrêter plus d’un quand on voit le niveau des adversaires.

Mais si vous souhaitez vous attaquer aux tournois et affrontements en équipe, il sera impératif d’être quatre sur la même console. Oui, il nous aura été nécessaire de racheter une manette pour que les deux adultes affrontent les deux enfants en équipe. Certes, il est difficile d’équilibrer le jeu quand des humains affrontent des IA. Mais pourquoi pouvons nous les affronter en chacun pour soi et pas en équipe ? On se sent alors limité quand on parcours les menus en sachant que certains resteront bloqués bêtement.
Ainsi, il est difficile de se dire que 34 Sports Games Wolrd Edition est un jeu multijoueur complet. Et on reviendra surtout dans le jeu pour établir des records mondiaux, en solo. Même si personne ne nous entendra crier.

34 Sports Games World Edition : Champion du monde !
Actuellement, les français scandent tous les jours les noms des athlètes participant aux Jeux Olympiques 2024. Léon Marchand aura fait battre le cœur de tous les français en leur offrant plusieurs doses d’adrénaline successives. Et nous sommes tous les jours fiers de voir le nom des médaillés apparaitre en haut des classements.

Dans 34 Sports Games World Edition, l’adrénaline ne montera pas de la même manière. Il n’existe pas de tableau des classements des joueurs. Qu’il s’agisse de records établis en solo ou en équipe, seul le joueur ayant réalisé la meilleure performance pourra le savoir. Et uniquement au moment de l’établissement de son record.

C’est en observant les drapeaux et les scores indiqués à cotés de chaque sport que l’on découvre quel pays a établi le record. Sans même savoir si un ou plusieurs joueurs de ce même pays sont sur le podium. Comment pouvons nous motiver les joueurs s’ils n’ont pas de réelle récompense ? Oui, c’est plaisant de savoir que l’on a remis le drapeau de notre pays sur un sport. Mais comment le prouver ?

La compétition n’a pas que des bons cotés. Mais disposer d’un véritable tableau de classement pousserait certainement les joueurs à se dépasser. Et nous pourrions nous écrier fièrement : Champion du monde !
Une moisson de médailles mais on recherche encore l’or olympique
34 Sports Games World Edition de breakfirst game development et Maximum Entertainment mérite une petite médaille de bronze.
Le titre propose une grande variété de mini-jeux mais ne réussi pas à développer l’esprit sportif qu’il veut porter. Le plaisir de jeu est totalement variable. Chacun y trouvera son sport préféré mais en délaissera beaucoup d’autres.
Toutes les propositions faites par le jeu sont intéressantes. Aussi bien dans la variété des sports que dans les tenues, tout est travaillé. Mais après avoir connu 30 Sports in 1, on s’attendait à un autre plus. Un jeu plus sportif, plus Olympique, plus proche des règles réelles et de l’esprit compétitif.
On obtient tout de même un jeu très sympathique dans lequel petits et grands prennent plaisir à s’affronter en rigolant. Alors encourageons les équipes lyonnaises de développement pour un futur jeu encore plus complet et varié afin d’aller décrocher la médaille d’or.
La note des Dreamers : 12/20 – Une refonte qui fait du bien mais qui loupe sa chance de remporter la médaille.
Style de jeu : 15/20 – 34 Sports Games World Edition tient sa promesse de nous fournir une variété de jeux à partager entre amis. Il manque un petit truc en plus qui donne envie d’y revenir. Peut-être qu’une mise en avant plus prononcée de l’aspect compétitif (tableau de classement) serait un premier pas.
Modes de jeu : 12/20 – Les différents menus proposés donnent un impression de variété. En complexifiant l’accès au contenu, on comprend encore plus vite qu’il est limité. Certes, nous sommes là pour un moment de sport. Mais se perdre dans les menus ne devrait pas en être un
Graphismes : 12/20 – Le titre ne nous a jamais promis monts et merveilles. Mais même sur grand écran le placement des caméras rend le jeu brouillon. Un effet que l’on retrouve souvent sur des party-game et lié aux différentes tailles d’écran auquel est destiné 34 Sports Games World Edition.
Jouabilité : 08/20 – Le couteau s’est enfoncé dans notre coeur quand nous avons tenté de prendre le jeu en main. ALors que certains sports sont super accessibles, d’autres sont restés incompréhensibles. Pour les enfants comme pour les adultes. Et le fait de tout débloquer très rapidement est sympathique mais rend le jeu très court.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et des autres jeux du même style.

Jeu testé dans sa version dématérialisée sur Xbox One S et Xbox Series S fournie par Maximum Entertainment.
