Sorti en version dématérialisé le 07 mars 2024, OVRDARK: A Do Not Open Story le jeu d’horreur en VR s’est offert une version physique le 31 Juillet 2024. C’est à l’occasion de cette sortie en galette et de l’arrivée du Playstation VR 2 dans l’équipe que nous avons pu mettre la main sur ce titre attendu.

Le titre aura connu de nombreux rebondissements dans sa construction. La suite de Do Not Open par le studio espagnol de Nox Noctis nous aura fait peur bien avant sa sortie. Prévu sur Playstation VR, il fut reporté pour profiter d’un meilleur support avec le Playstation VR2. Il est aussi disponible sur Steam pour les joueurs PCVR.
Edité par Unreality et Tesura Games (Gylt, AK-Xolotl), il est distribué en France par Maximum Entertainment.
Ce nouvel opus est-il finalement digne de son prédécesseur ? Ne l’ayant pas approché, nous nous contenteront de noter la découverte d’un titre d’horreur en VR qui en veut.
OVRDARK: A Do Not (Re)Open Story ?
OVRDAK: a Do Not Open Story est une expérience VR permettant de découvrir et d’approfondir l’histoire de Do Not Open. Et cela commence avec le fait que nous retrouvons Mike/Michael Goreng qui ne semble pas s’être remis de son exploration de la maison infernale.

D’ailleurs, cette fois, c’est lui qui entraînera Georges et Lexa à la découverte de sa déchéance au sein de sa demeure. Mais nous aurons aussi accès à de nouveaux détails concernant l’histoire de la maison. Son passé, ceux qui ont tenté de sauver cette maison. Et surtout celle qui en a précipité la chute.

Les rebondissements sont plus nombreux que les jump scares. L’histoire se construit petit à petit. Les énigmes nous guident dans la découverte de chaque sous-histoire. Et il ne sera pas nécessaire de retourner le jeu pour en découvrir tous les secrets. Ce qui permet de rendre le jeu réellement accessible.
Attention, OVRDARK: Do Not Open Story ne dispose que d’une seule fin. Ne vous laissez pas spoiler. Il est agréable de se laisser porter par l’histoire et d’en arriver à la seule conclusion possible. Au-delà du noir, la lumière nous attend elle tous ?

OVRDARK, la VR dans le noir ?
Pour une première grosse expérience comparative entre le Playstation VR2 et le casque Meta Quest 3, OVRDARK: a Do Not Open Story s’est révélé parfait.

Habitué des casques de Meta autonomes, vivre une aventure en se retrouvant câblé nous faisait peur. Et la surprise fut que ce n’est pas le câble USB branché au casque Playstation qui nous fit perdre pied. Mais bel et bien la gestion des mains et du corps.
Heureusement que les énigmes sont simples et ne demandent pas une grande dextérité. Sauf l’énigme du temple. Mais pour celle-ci, en suivant précisément le message d’aide à votre mort, tout se passera bien. Le plus gênant est que les actions basiques sont parfois un enfer. Attraper un objet dans l’inventaire ou poser une statue peut devenir un véritable défi.

En parlant de défi, je vous laisse tenter de réaliser une partie de billard dans le premier salon de jeu.
Ceci étant dit, le jeu est assez open pour que nous n’ayons pas à paniquer lors de l’utilisation de nos mains. Nous avons développé beaucoup de frustration lorsque nos mains restent coincées n’importe où. Mais plus de peur que de mal.

OVERDARK : a Do Not Open Story de toute une vie ?
L’histoire d’OVERDARK: a Do Not Open Story se concentre sur l’exploration de la maison de Mike par Georges, un ancien contact de Mike et de sa famille.

Chaque pièce de la maison propose une histoire propre en lien avec les derniers habitants ou leur prédécesseurs. Et même si ce n’est pas un élément auquel on porte attention au départ, le souci du détail est bien présent.

Les « habitants » de cette demeure que vous croiserez disposent d’une vie bien remplie et que vous découvrirez pendant que vous explorez les lieux. Attention à ne pas vous trouver sur leur chemin sous peine de les rejoindre. Et un conseil qui n’est pas donné par le jeu, ne les perdez pas de vue. Même quand vous devez vous faufiler discrètement derrière eux.

On regrettera presque qu’il n’y ait pas plus d’interactions avec les entités. C’est une des raisons pour laquelle OVRDARK: a Do Not Open Story est considéré, au même titre que son prédécesseur, comme une expérience d’horreur paisible. Alors qu’il dispose de tous les atouts des plus grands. Une porte ouverte à un préquel qui nous offrira peut-être ce plaisir.

Une expérience à réaliser et partager ?
Les expériences d’horreur en réalité virtuelle sont nombreuses. Les plus grandes saga de ce genre ont déjà fourni leur version VR. Et pourtant, OVRDARK : a Do Not Open Story sait se démarquer. Le jeu offre une expérience accessible, ouverte à tous et intéressante.

Nous avons ici un juste équilibre entre un puzzle-game d’horreur et une expérience initiatique à la VR. On a souvent dit que les jeux d’horreur étaient le pire point d’entrée dans la réalité virtuelle. Nous avons ici le jeu qui remet totalement en cause ces paroles.
Des énigmes, des phases d’exploration oppressantes, de rares jump scares et une histoire qui a comme un goût de reviens y. La recette parfaite d’un titre à ne pas louper.

La note des Dreamers : 17/20. OVRDARK : A Do Not Open Story, un premier pas VeRs la réussite.
Style de jeu : 18/20 – OVRDARK : A Do Not Open Story reprend les codes de son prédécesseurs tout en offrant une expérience intéressante aux joueurs découvrant la saga. L’équilibre puzzle-jump scare est bien trouvé. Le jeu est accessible et plaisant pour tous. Et le twist de fin le rapproche des livres et séries d’horreur psychologique des années 90-2000. Un hommage qui fait plaisir.
Histoire : 14/20 – Les jeux d’horreur disposent rarement d’une histoire très complexe. OVRDARK : A Do Not Open Story profite de la base offerte par son prédécesseur. Et il apporte des éléments d’intrigue classiques mais qui donnent envie d’explorer la terrible demeure.
Graphismes : 16/20 – Les puristes vous diront que l’on peut faire mieux. Mais soyons honnêtes, c’est très beau. OVRDARK : A Do Not Open Story mérite quelques patch pour corriger les nombreux bugs de collision mineurs. Ces soucis ne sont pas énormes mais peuvent gâcher cette excellente expérience.
Jouabilité : 13/20 – Il s’agit du premier titre VR de l’équipe et le Playstation VR2 ne semble pas simple à utiliser. Les commandes sont pas encore totalement optimisées. Comme l’inventaire qui vous en fera voir de belle. Tout comme votre corps qui vous gène pour attraper des objets. Et vos mains qui ont souvent tendance à rester coincées dans les obstacles.
Ambiance sonore : 19/20 – Pas de reproche, l’ambiance est lourde et oppressante. Les musiques et sons d’ambiance sont très bien trouvés. Mais on aurait aimé juste un peu plus de musiques comme celle utilisée lors du générique de fin.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.

Jeu testé dans sa version dématérialisée sur Playstation 5 et Playstation VR2 fournie par Maximum Entertainment.
