Towa and the Gardians of the Sacred Tree, la claque divine
Le genre du Roguelite est le genre de l’année 2025 dans le monde du jeu vidéo. Et dans le genre, c’est Bandai Namco Entertainment qui vient de frapper fort avec Towa and the Gardians of the Sacred Tree.
Que pouvait-on attendre d’autres qu’une pépite de la par du studio de développement Brownies Inc. dont le créateur n’est autre que Shinichi Kameoka, un des pères de la saga Mana (legend of, Trials of, Secret of).
Sorti le 19 septembre 2025 sur Steam, Playstation 5, Nintendo Switch et Xbox Series, nous avons passé quelques dizaines d’heures pour explorer ce nouveau titre. Et nous allons vous fournir un aperçu mais surtout quelques astuces pour progresser sans stresser.
Towa and the Gardians of the Sacred Tree, une légende temporelle.
Une divinité malfaisante appelée Magatsu menace la paix qui règne sur les terres de l’Arbre Sacré. Cette ancienne entité est convaincue que seule l’extinction de l’humanité peut restaurer l’équilibre du monde. Face à ce péril, une prêtresse nommée Towa et huit enfants célestes s’unissent pour sauver le village de Shinju de la destruction. Ils représentent ensemble l’unique espoir face à ce danger. Grâce à leurs pouvoirs divins, ils sont les seuls capables de sceller Magatsu.
Le village s’est développé au pied d’un grand arbre, demeure du dieu Shinju. C’est à ce dieu que le village adressait ses prières, et c’est en son honneur qu’il fut nommé Shinju.
Ainsi débute l’aventure de Towa and the Gardians of the Sacred Tree. Afin de protéger le village, Towa sera contrainte de faire appel aux huit Enfants Célestes pour chasser une bonne fois pour toute Magatsu.
Une mission servant d’introduction au jeu et nous menant vers un terrible destin. Jouer avec le temps pour assurer la survie des Enfants Celestes aura un lourd prix. Le terrible Magatsu avait en retour envoyé ses gardiens, les Magatsu-Hi.
Et encore une fois, les destins jouèrent avec nos héros et leur faire payer le prix de leur victoire. Le dieux Magatsu envoya les Enfants Célestes dans les confins du temps.
Le second effet fut de figer le village de Shinju dans le temps. Tout ceci créant aussi de multiples versions de l’avenir possible du village.
Mais Towa pris son courage à deux mains et entrepris son long périple pour sauver notre monde et le cours du temps. Tout en gardant un lien spirituel avec les huit héros.
Des gardiens à préserver
Dans Towa and the Gardians of the Sacred Tree, le ou les joueurs peuvent incarner un groupe composé de deux Enfants Célestes qui sont appelés Tsurugi et Kagura. Jouable en coopération locale ou par internet sans indications concernant le cross plateforme. Cela offre de belles perspectives mais nous n’avons pas pu tester le mode en ligne.
Le Tsurugi est le personnage principal contrôlé directement par le joueur. Ses techniques de combat sont axées sur le maniement du sabre avec des attaques au corps à corps ou à distance.
Le Kagura est le personnage de soutien qui permettra de lancer des sorts. Il suit automatiquement le Tsurugi sauf si son sort l’oblige à rester sur place. Ou si un joueur décide d’en prendre le contrôle. Cette dernière option est réservée au pro dans le cas d’une partie solo. Car, dans ce cas, il faudra alors contrôler les deux personnages en même temps.
Ce qui distingue Towa and the Gardians of the Sacred Tree des autres titres du genre est la gestion de la vie des gardiens. Chacun dispose d’un nombre point de vie propre. Mais le joueur gère le groupe avec une seule barre de vie commune. Ainsi la fin d’expédition survient quand les deux personnages sont morts.
Mais les deux resteront actifs même si l’un des deux ne dispose plus de points de vie. Il est donc possible que seul le Tsurugi soit en vie mais dispose d’un Kagura qui continue de lancer ses sorts. Et inversement, le Kagura en vie permettra au Tsurugi mort de continuer à attaquer. Le point négatif étant qu’une partie des bonus du morts ne seront plus appliqués.
Une gestion qui nous pousse à sauvegarder nos gardiens tout en profitant d’une double vie. Un système nouveau et très intéressant. Comme d’autres éléments de développement.
Un village à développer
Le village de Shinju est un élément crucial de la réussite des expéditions. Un groupe mal préparé est voué à disparaître assez vite. Et passé le second Magatsu-Hi, il sera impossible d’atteindre le troisième envoyé de Magatsu sans développer notre village. Et c’est alors que Towa entre en jeu. Elle se doit d’assurer son rôle de protectrice et de guide.
Le village est un environnement intermédiaire dans lequel les actions seront limités à des discussions avec les villageois, la pêche, la forge et le renforcement des Enfants Célestes.
Tout d’abord, il pourra être nécessaire de convertir les différentes roches et éléments recueillis durant les expéditions. Pour cela, le magasin de Kenran, la boutique de Grigri, sera la porte du bonheur. Surtout pour les ressources rares de forge.
Attention, cette boutique située au sud du village peut être vite oubliée. Mais l’histoire de la boutique, sa tenancière et ses vendeurs vous fera revenir plus d’une fois.
Après avoir approché la pur-fect boutique, il vient toujours au joueur une envie de poisson. Et qui dit poisson, dit pêche. un classique toujours amusant. Le système est très simple et la patience sera primordiale.
Après avoir comblé l’esprit des collectionneurs avec une liste impressionnante de prises différentes, la pêche est un véritable atout. Selon les poissons attrapés, un nombre de point sera offert. Ces points sont échangeables avec des ressources précieuses. A vous les heures de pêche pour grapiller quelques précieuses fluorines.
La menuiserie de Ikkan est le coeur du développement du village de Shinju. Ne pas avoir recours à ses service signifie passer à coté d’une personnalisation magnifique des bâtiments du village. mais surtout d’assurer l’évolution des étales comme le magasin et de ses ressources échangeables.
Le restaurant de Kanro sera peut-être le lieu le moins important pour le renforcement des expéditions. Il sera possible, comme dans le restaurant ambulant d’Icho, d’acheter divers plats qui offrirons pendant une période limitée des bonus aux Enfants Célestes. Un petit plus qui a son importance mais ne sera pas la priorité pour progresser à long terme.
Une âme à se forger
E pour progresser, Towa ne se contente pas d’échanger avec les habitants pour acquérir des biens. Elle développe leur liens avec les Enfants Célestes et de bien des manières.
La plus logique est le lien direct à travers le Sanctuaire. Celui-ci permette d’offrir des aides plus que nécessaires pour progresser dans les expéditions. La priorité ultime revenant à l’acquisition des résurrections pour les bénédictions de Shinju. Et libre à vous de favoriser le type de dons qui vous convient le plus en acquérant des joyaux de dons. Attention, les diamants sont très rares et chaque dépense devra être murement réfléchie encore une fois. Car d’autres options s’offrent encore à vous.
Et le plus important est Le Dojo Wato. Il est le lieu de développement ultime des enfants Célestes. Les entraînements de Wato vous coutent un nombre astronomique de fluorines. Mais ce sera pour le bien de tous les personnages.
Dans ce temple du développement, le joueur débloque des points de compétence qu’il pourra redistribuer pour booster les capacités de base du personnage. Comme la vie, l’attaque ou le taux d’absorption du mana.
Ou pour développer et débloquer ses sorts de Kagura. Un point extrêmement important pour la stratégie.
Et des armes à transformer
Qui dit expédition, dit support. La Tour Eureka de Raylee est le lieu du développement plus spécifique du bâton de Kagura qui pourra renforcer les caractéristiques des deux personnages. Les inscriptions de trois types appliqueront des boosts permettant d’affiner votre stratégie.
Augmentation de vie, de vitesse de déplacement ou de l’attaque principale, il faudra choisir. Le nombre limité de neuf inscriptions par personnages reste tout de même suffisant pour ne pas rendre le titre trop facile.
Mais tout ceci est la partie la plus amusante et classique du village. Votre rencontre avec Tanzo le forgeron donnera un autre sens au jeu.
L’art de la forge traditionnelle
Une des grandes nouveauté apportée par Towa and the Gardians of the Sacred Tree est le système de forge. Nous assistons ici à un véritable hommage à la technique de création traditionnelle des lames japonaises.
Tanzo le forgeron offre la possibilité d’équiper chaque Tsurugi de deux sabres. Chcun est destiné à un type d’attaque (normale ou éclair). Mai contrairement à de nombreux jeux du genre, ici la personnalisation de la lame est poussée à l’extrême. Connaissez-vous l’art de la forge ? Si non, laissez nous vous conter tout ceci.
Avant de forger, il faut définir les matériaux qui seront le corps et l’âme du sabre. Ceux-ci permettent de définir la résistance et les forces de base de la lame. Mais surtout, cela permet de définir les pouvoirs complémentaires potentiels de celle-ci.
Une fois son cœur définit, il faut en sculpter la forme. Et là, nous avons le choix d’utiliser des plans prédéfinis ou de venir créer une arme totalement personnalisée. Simple et amusante, cette étape n’est que la fin du début de l’histoire.
Car nous allons passer par chacune des étapes de forge physique de la lame. Les huit étapes présentées donnent lieu à de courtes scènes de forge. Ou de véritables mini-jeux d’adresse pour améliorer la qualité de notre arme.
Ces mini-jeux prennent trois grandes formes. Il faudra soit déplacer un curseur et relâcher à temps le stick pour s’arrêter dans la bonne zone, généralement pour la chauffe.
Puis appuyer sur la frappe pour marteler et former la lame sans sourciller. Le plus difficile étant alors de réussir à maintenir le rythme des frappes parfaites.
Enfin, le Tsukurikomi est l’étape la plus inattendue. Il faudra après avoir brisé le métal se lancer dans une reformation en comptant sur votre mémoire. Après avoir vu la combinaison à réaliser, il faudra s’exécuter le plus vite possible. Un jeu de mémoire amusant.
Chacune des étapes apportera des bonus à la lame en fonction du niveau de réussite atteint.
Mais la forge ne prends pas fin ici. Une fois la lame formée, il reste à la façonner, l’affuter, l’habiller et la nommer.
Pour cela, la première étape sera de finir la formation de la lame. Puis de déposer les argiles de couverture noir et rouge. Cette étape permet de donner sa couleur spécifique à la lame.
La dernière étape d’ajustement des caractéristiques de combat de la lame est l’affutage. Au prix de la diminution de la solidité de la lame et de l’efficacité d’un type d’attaque, il sera possible de renforcer un autre mouvement. Les effets sont différents en fonction du type de pierre d’affutage et de l’intensité.
Reste alors à choisir le nom, la couleur et forme des garde, tressage et fourreau de l’arme.
Le résultat final dépend réellement de votre capacité à choisir les bons matériaux et les travailler de manière régulière et efficace.
Tout un art qui restera difficile à maîtriser mais que les joueurs prendront plaisir à développer.
Contrairement à Enka…
Des runs à ne plus en savoir compter
Après avoir abordé ces différents points, une question demeure : qu’est-ce que le jeu Towa and the Gardians of the Sacred Tree ?
Le titre de Brownies Inc. est l’une des cerises que l’on pose sur le gâteau des Roguelite. Le but du joueur est simple. Il faudra traverser les dizaines d’environnements pervertis par les miasme des Magatsu-Hi et mettre fin à la conquête du monde par le terrible Magatsu.
Mais Parvenir à chacun des boss ne se fera qu’en traversant les bois, vallées, déserts et autres grottes dans lesquelles des êtres pervertis vous attendent. Et bien que le joueur incarne deux Enfants Celestes, la victoire est loin d’être acquise.
Chaque étape de l’histoire correspond à une des huit époques entre lesquelles le village de Shinju est enfermé. Et plus nous progressons dans le temps et plus le chemin à parcourir sera long.
Ainsi, chaque tentative se déroulera de la même manière. D’abord traverser entre 4 et 9 étapes pour renforcer les dons des Enfants Célestes. Chaque zone offre un style de combat différent allant de la simple vague d’adversaires à éliminer jusqu’à assurer sa survie pendant une période définie.
Une fois l’étape terminée, il sera possible de recevoir un don ou un objet pour le développement au village.
Les dons sont perdus à chaque fin d’expédition quelle que soit le résultat. Tout comme les magamata, des pierres servant de monnaie durant les expéditions. Et contrairement aux objets collectés pour le village.
Si le joueur réussi à traverser les zones avec succès alors il pourra tomber sur un premier sous-boss. Celui-ci paraîtra extrêmement fort lors de la première rencontre. Puis généralement au second passage, en connaissant le paterne du monstre, la victoire sera plus accessible.
Et lorsque cette première étape sera finalisée, la boucle va reprendre avec un second puis un troisième sous-boss. Et ainsi de suite jusqu’à atteindre le Magutsu-Hi de l’époque.
Vaincre du premier coup cette entité n’est envisageable que pour la première zone. Par la suite, le seul conseil que nous pouvons offrir est de trouver le Tsurugi qui vous convient et de l’utiliser tout au long du jeu.
Car, sans trop vous spoiler, il sera obligatoire de renouveler votre Kagura à chaque expédition terminée sur une élimination de Magutsu-Hi après la réalisation du rituel sacré. Jusqu’à la libération du village de Shinju par Towa qui recevra de plus en plus de mana.
Le niveau global de difficulté est assez élevé même en mode Histoire. Enchainer les expéditions sans prendre soin de se développer au village conduira assurément le joueur à sa perte. Mais dans une ambiance merveilleuse.
Une ambiance graphique et sonore parfaitement ajustées
En plus d’être un digne représentant du genre, Towa and the Gardians of the Sacred Tree dispose d’un environnement graphique magnifique. Le jeu adopte une vue 2.5D, isométrique, un classique pour le genre. Mais le style graphique appliqué au titre est juste à tomber.
L’intégralité du jeu est une estampe vivante. Les couleurs sont chatoyantes même dans les zones les plus sombres. Tout est aquarelle et à chaque zone c’est une merveille pour les yeux.
Le seul regret que nous pouvons exprimer est qu’il y a un tel fourmillement de détails et de couleurs qu’on en perd son personnage. Une caractéristique tout aussi classique du genre. Mais un point qu’on laisse derrière nous en admirant les paysages tout en se laissant porter par la musique.
Les musiques de Towa and the Gardians of the Sacred Tree sont tout aussi agréables que ses graphismes. Et comment en parler plus simplement qu’en avouant les quelques heures d’écoute du jukebox accessible dans la version Deluxe du titre.
L’étendue des créations artistiques est aussi plaisant que la qualité des doublages des personnages. Les voix japonaises et anglaises sont adaptées au caractère des personnages qui les portent. Les doublages donnent un aspect à la fois enfantin aux périodes passées dans le village. Tout autant que les moments d’échanges entre Towa et les Enfants Célestes ou entre Enfants Célestes sont graves.
Towa and the Gardians of the Sacred Tree un must-have pour les débutants autant que les experts
Le nouveau titre de Brownie Inc., Towa and the Gardians of the Sacred Tree est un must-have dans son genre. L’histoire est simple mais efficace et surtout, les relations de chaque PNJ sont bien plus adultes qu’on ne l’imagine.
Le système de combat et d’évolution des personnage est complet. Il occupera le joueur pendant plus d’une centaine d’heures aussi bien dans le village que durant les expéditions.
Le fait de contrôler deux personnages apporte véritablement une dimension complémentaire au jeu. Et la petite surprise lié au rituel sacré vous fera rapidement réfléchir à votre organisation.
Enfin, les traditions asiatiques présentées à travers l’aspect graphique, l’histoire et les vies des villageois sont les bonus qui donnent toute son importance au jeu. Et que dire de la forge qui restera dans les mémoires des joueurs en quête de la lame parfaite.
Les débutants pourront découvrir un genre que le titre rend accessible. Et les experts y resteront pour les défis qu’il a à offrir. Dans tous les cas, il est difficile de rester indifférent et de ne pas y trouver son compte.
La note des Dreamers : 95/100 – Towa and the Gardians of the Sacred Tree le premier pas et un défi parfait dans le genre.
Style de jeu : 20/20 – Towa and the Gardians of the Sacred Tree est un roguelite qui respecte les codes du genre tout en proposant de bonnes nouveautés.
Histoire : 18/20 – Le conte présenté dans Towa and the Gardians of the Sacred Tree est classique mais profond et toutes les histoires parallèles des villageois à découvrir au fil du temps sont touchantes.
Graphismes : 19/20 – Towa and the Gardians of the Sacred Tree est propre et ne souffre pas de gros défauts en jeu. La seule erreur est d’avoir la possibilité de forger une lame de n’importe quelle forme mais qui disposera toujours d’un fourreau courbé.
Jouabilité: 19/20 – Que dire si ce n’est que se lancer dans Towa and the Gardians of the Sacred Tree c’est prévoir de perdre tout contact avec le monde externe sauf en coopération. La durabilité et l’accessibilité du jeu sont des points très positifs
Ambiance sonore : 19/20 –Comme la jouabilité, l’ambiance sonore de Towa and the Gardians of the Sacred Tree vient ajouter une couche d’immersion et de plaisir de jeu. Un équilibre parfaitement trouvé qui nous porte dans tous les moments.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.