
L’immense saga d’infiltration Medieval-Steampunk, Thief revient sur le devant de la scène.Thief VR: Legacy of Shadow démontre l’envie de faire basculer cette série dans une nouvelle ère. Et c’est un très bon choix.
Sorti le 04 décembre 2025 sur sur PlayStation VR2, Meta Quest et PC VR, le titre de Vertigo Games en collaboration avec Eidos-Montréal et Maze Theory a déjà connu une mise à jour sur toutes les plateformes. Ayant eu l’accès à la version Meta Quest 3 à la sortie et un court test de la version PC VR, nous établissons ce retour sur la version 33205.
Si le reboot de 2014 n’est pas resté dans le cœur des fans, ce nouveau départ en VR peut-il rattraper tout cela ?

Thief VR: Legacy of Shadow, renaitre sans oublier ses racines
Thief VR: Legacy of Shadow plonge le joueur dans la peau d’une voleuse dénommée Magpie. Sous la houlette de Cassandra, la jeune voleuse se retrouve malgré elle embarquée dans un complot de grande envergure mené par le digne fils de son père, le Baron Ulysses Northcrest. Oui Cassandra est encore et toujours celle qui tire les fils du destin de nos héros. Elle et ses messagers restent au coeur de l’aventure.


Et tout comme Garett à son époque, Magpie devra re doubler de vigilance pour traverser la ‘City’ et stopper Northcrest qui tente de prendre le pouvoir à l’aide du pouvoir des Gardiens et d’un rituel qui aura lieu lors de la prochaine Lune Rouge.

Mais cette rébellion contre le baron devra se réaliser en toute discrétion aussi dans la vie réelle car de nouvelles mécaniques comme l’écoute active de votre micro offrent une immersion intense.


Et cette reprise de l’histoire du reboot de Thief de 2014 s’accompagne aussi du retour d’un artefact ancien support d’une mécanique décriée. L’Oeil qui était au coeur de l’intrigue de Thief: The dark Project, premier opus de la saga est réutilisé pour ajouter la mécanique de focus du reboot de 2014.


Cette nouvelle version est totalement secondaire si l’on souhaite préserver le gameplay classique. Mais aussi beaucoup plus flexible dans son utilisation. Un choix qui est appliqué à l’ensemble du titre.
En VR, un poil linéaire mais pas un enfer
S’il y a bien un point qui divise les joueurs, c’est la facilité d’accès de Thief VR: Legacy of Shadow. Habitués aux titres longs de la part de Vertigo Games, nous pouvions nous attendre à une aventure au moins aussi longue que les titres flat de la saga.


Avec seulement sept missions et trois missions dans des lieux similaires, il est normal de se sentir un peu floué. D’autant plus que les missions sont aussi empruntes de récurrence. Le joueur incarne un voleur. Son objectif sera donc presque toujours de récupérer un objet spécifique avant de le rapporter à la tour de l’horloge. La boutique d’échange de Cassandra sert de base à notre voleuse.


Les objectifs secondaires quand à eux servent de justification à une exploration approfondie des niveaux. Il sont d’ailleurs indispensables pour la réussite des trois objectifs classiques de complétion. Ceux-ci sont les mêmes dans tous les niveaux. Le plus long étant de réussir à trouver tout l’or et les objets à ramasser dans le niveau. Mais le plus difficile restera de devenir l’ombre parmi les ombres qui ne se fait repérer par aucun garde.


Et pour devenir un maitre voleur, Magpie devra compléter des objectifs de récompenses ou plutôt de compétences. Lorsqu’un seuil de récupération de l’or et des objets est atteint ou si le joueur trouve la relique cachée du niveau, alors une des quatorze compétences et renforcement peut être débloquée. malheureusement, suite à un bug qui sera corrigé, nous n’avons pas pu débloquer les deux derniers éléments. Mais Magpie est déjà suffisamment équipée.

Etre un voleur n’est pas pas si facile. Se déplacer discrètement, grimper sur les toits, se recroqueviller dans les évacuations, crocheter des portes et coffres mais surtout ne pas se casser la tête.


Magpie, Arsène ou Dominic, chacun son style de jeu
Magpie est une voleuse agile qui se laisse assez facile guider. Les commandes de déplacement sont classiques. Les système de défense et de neutralisation est basé sur les contres permettant d’étourdir les gardes après trois réussites. Sauf sur les gardes équipés d’armes lourdes. Ceux-ci devront être abattus si besoin. Il semble que le marteau puisse les neutraliser mais sans aucune réussite après plus de dix heures de jeu, cela semble une mauvaise piste.

Cependant, la meilleure piste est votre instinct. Les détails dans le décors qui permettent de détecter les zones d’accès cachées et multiples raccourcis. S’il est facile de détecter une grille à ouvrir, les gouttières et support en bois ne sont pas marqués d’une peinture blanche trace d’usure. Ce qui donne du fil à retordre et donne un véritable plaisir de jeu.


Mais tous les joueurs ne sont pas prêt à rester immobiles des dizaines de minutes à suivre les gardes et préfèrent passer à l’action. Thief VR: Legacy of Shadow est aussi construit pour eux. Le système de parade et les rues sinueuses de la cité offrent la possibilité de réaliser les missions de manière plus brutale. L’équipement de Magpie est assez large pour se le permettre.

Tant que l’on garde en tête que les haches sont imparables. Et que les gardes courent vite mais ne savent pas sauter.
Un arsenal varié qu’il faut apprendre à manier
La première arme d’un bon voleur est sa discrétion. Mais l’arme préférée des joueurs de Thief VR: Legacy of Shadow est la matraque. Elle est permet de sonner un garde de base en un coup et un garde en armure en deux coups si celui-ci est attaqué par derrière. Ce qui facilite les intrusions.

Mais dans le cas où plusieurs gardes sont regroupés ou tout simplement d’absence d’ombre pour se dissimuler, il faudra avoir recours à l’arc de Cassandra. Cet arc dispose de plusieurs types de flèches.


Les carreaux normaux font leur travail de base en détruisant des objets ou en blessant certains gardes. Mais il est aussi possible d’utiliser d’autres types de flèches moins destructrices. Les flèches d’eau permettent d’éteindre des feux. Les gardes à proximité feront de leur mieux pour les rallumer. Ou vous laisseront des couloirs d’ombre très utiles.


A l’inverse, les flèches de feu permettent d’allumer un feu éteint. Une subtilité dont nous cherchons toujours l’utilité. Et celles-ci seront surtout les armes de la rébellion pour bruler les drapeaux du Barron Northcrest, ou directement les gardes.

Ceux-ci pourront d’ailleurs être assommés à distance avec les flèches émoussées. Ou tout simplement évités en utilisant des raccourcis créés à l’aide des carreaux cordés. Mais attention, il faudra prendre le temps de bien viser. Et ne pas oublier que leur nombre est très limité. Il faudra donc optimiser leur utilisation.
Une optimisation sans concession pour les autres plateformes ?
En parlant d’optimisation, l’aspect graphique de Thief VR: Legacy of Shadow démontre une volonté de prioriser le Meta Quest 3. Ceci a été d’autant plus perceptible que la version PCVR que nous avons touché du doigt ne disposait d’aucun réglage de la qualité graphique.


Et qu’après avoir appliqué un petit upscale à 125% de la version Quest à l’aide de QGO, nous avons obtenu une qualité équivalente à la version PCVR.


Ceci étant dit, nous ne disposons que qu’un laptop avec process Intel i5 et une carte graphique Nvidia Geforce RTX 3060 6go. Une configuration aujourd’hui très basique. Mais qui nous aura permis de prendre conscience du principal souci remonté par les joueurs Meta Quest.


Si le jeu n’est pas parfait, on pouvait s’y attendre. Il existe quelques bugs mineurs classique de reconnaissance des mouvements, de collision et de chargement sur les longues sessions.


Mais le véritable bug, qui n’en est pas totalement un, se joue dans le monde des ombres. On se plaint toujours que les noirs ne sont pas assez noirs dans les jeux VR. Ici le problème est inverse. Quand un élément est dans le noir, il est extrêmement difficile de le voir. Un point qui joue énormément sur la recherche des objets et chemins cachés.


Par exemple dans le premier niveau du jeu, sur Meta Quest nous voyons un étage de maison certainement accessible car il y a un oiseau à appeler. Sauf que contrairement à la version PCVR, l’angle de bâtiment qui abrite des morceaux de bois avec des traces blanches pour grimper n’est pas visible. Heureusement, ceci est corrigé dans la version 33413 (arrivée au moment de l’écriture de ces dernières lignes).

Thief VR: Legacy of Shadow, l’héritage de Garnett entre de bonnes mains
Si les joueurs habitués aux titres VR trouvent des choses à redire sur Thief VR: Legacy of Shadow, il reste tout de même un excellent titre pour se plonger dans ce format.
L’histoire et l’ambiance du titre respectent totalement l’univers de Thief et en est le digne héritié.
La structure des niveaux et la mise en place de défis permettent de maintenir le joueur en haleine. Et le suivi réalisé par les développeurs prouve que le titre est supporté par ces équipes. Nous ne pouvons donc que croire en un bel avenir pour ce petit bijou des mastodontes Vertigo Games, Eidos-Montréal et Maze Theory.
La note des Dreamers : 9/10 – Thief VR: Legacy of Shadow, on en veut encore et toujours plus.
Style de jeu : 10/10 – Thief VR: Legacy of Shadow est le digne descendant de la saga. Une approche particulière de l’infiltration qui laisse une place à l’action pour ceux qui préfèrent. Un titre adapté aux sessions courtes des expériences VR et un de nombreuses variantes dans la réalisation des objectifs.
Histoire : 9/10 – Beaucoup diront que l’histoire de Thief VR: Legacy of Shadow est trop courte. Nous sommes d’accord. Mais il s’agit d’un premier rebond de la saga. Et nous ne pouvons qu’espérer un remake VR de l’arc de Garett et l’arrivée de futurs protagonistes pour poursuivre l’exploration de cet univers.
Graphismes : 9/10 – Thief VR: Legacy of Shadow semble avoir été construit et optimisé pour Meta Quest 3. La version PCVR permet seulement d’accéder nativement à la résolution offerte en utilisant QGO sur Meta Quest 3. Nous n’avons pas un titre révolutionnaire mais qui offre un équilibre suffisant et immersif.
Jouabilité : 7/10 – Thief VR: Legacy of Shadow est une expérience d’infiltration arcade qui offre un beau panel de mouvements intéressants. Il souffre cependant de deux éléments forts. Une impression de répétitivité du fait d’explorer plusieurs fois les mêmes lieux. Et des options d’accessibilité quasiment inexistantes.
Ambiance sonore : 9/10 – En tant que titre d’infiltration, il est normal que la bande sonore ne soit pas le point fort de Thief VR: Legacy of Shadow. Mais, en désactivant les sous-titres, alors l’immersion devient excellente. La gestion des conversations et des déplacements des gardes est seulement noircie des ronflements des gardes assommés.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.


Jeu testé dans sa version Meta Quest 3 à l’aide d’une clé fournie par Plaion France et la version Steam VR par acquisition personnelle.
