
The 9th Charnel – Prélude à l’horreur
Bonjour tout le monde et bienvenue dans ce test de « The 9th Charnel » sur Playstation 5.
Sorti le 30 Janvier 2026 sur Playstation 5, Xbox Series S/X et PC (Steam) il s’agit d’un jeu Indé d’horreur venu d’Inde (ne pas se tromper dans la prononciation), par le studio Saikat Deb Creations (une seule personne au générique pour la partie développement) et édité par SOEDESCO.
Comme vous le savez déjà, j’adore tester des jeux indé d’horreur. Pour plusieurs raisons dont notamment leur aspect graphique un peu cheap qui donne un style désuet et amusant.
Dans le cas de The 9th Charnel, ce contrat est rempli. Mais il fera grincer des dents pour d’autres points que nous allons aborder dans la suite de ce test.

L’horreur est dans votre TV
Dans ce jeu, vous incarnez Michael J. Jones, généticien qui lors d’un accident de voiture avec des amis, se retrouve pris au piège dans un complexe en construction. Un bâtiment à l’abandon, entouré de créatures diaboliques.
Pour vous en sortir, vous devrez explorerez les niveaux et surtout vous apprendrez à vous cacher des monstres. Il vous faudra patienter jusqu’à la toute fin du jeu pour pouvoir obtenir vos premières armes. Et montrer à ces créatures que le plomb est plus fort que les démons !
Un résumé simple pour un jeu d’horreur tout aussi simple. Il faudra compter environ 3 heures de jeu pour en voir le bout. Ce qui semble court pour le prix.


The 9th Charnel, un indé qui a des qualités
Pour une production indépendante développée par un seul homme, Saikat Deb à Calcutta, c’est appréciable. Et l’on comprend pourquoi le jeu adopte une vue FPS, là encore un choix très convenu pour un Survival-Horror indépendant.
Mais on trouvera surtout les points qualitatif dans le choix des comédiens de doublage pour le casting. Car les cinématiques et surtout les visages sont un point fort du jeu lors des cutscenes.
L’histoire y est plutôt bien développée et solide. Pour un jeu de ce genre, c’est à souligner.
En effet, vous y trouverez plusieurs personnages, dont les deux amis du héros, eux aussi impliqués dans l’accident. Mais surtout sa fille, que l’on verra plusieurs fois, qui vit seule avec son père bien trop absorbé par son travail. D’ailleurs l’unique fin du jeu les concerne directement.
Le seul petit hic est que le jeu est en Anglais pour les voix et en Français pour les textes. D’autres langues pour le texte sont disponible. Là aussi, c’est assez rare pour des jeux indés comme celui-ci. C’est encore un bon point à souligner.

CEPENDANT
Oui, en majuscules.
Parce qu’à partir de là, les choses se compliquent sérieusement.
En effet, en analysant le jeu, plusieurs choses ne sont pas en faveur de The 9th Charnel.
Tout d’abord, la qualité graphique est en dents-de-scie. En effet, vous pouvez passer d’un niveau plutôt joli avec de beaux effets de lumière, à un niveau absolument vide.
Et je pense avoir trouvé la raison à cela.
En parcourant certains niveaux, une impression de déjà-vu m’a envahi. Et ce n’était pas qu’une impression. J’ai DÉJÀ vu ces niveaux. Dans d’autres jeux. Un niveau d’immeuble dans un jeu indé Russe et un niveau dans une maison comme dans le jeu Obsideo (un Phasmo-like). Des changements mineurs sont apportés mais il s’agit là de niveaux gratuits préconstruits avec des assets du moteur Unreal !

C’est d’ailleurs pour cela que certains niveaux sont plutôt détaillés et que d’autres ne le sont pas du tout. Mon hypothèse est que les niveaux les plus pauvres ont été créés directement par l’unique développeur, tandis que les autres reposent sur des environnements préfabriqués. Ce qui ne serait pas gênant si le prix du titre avait été moins élevé.
Une mécanique qui se grippe
De plus, le système d’inventaire de The 9th Charnel fonctionne de la façon suivante. Lorsque vous voulez utiliser un objet, il faut ouvrir l’inventaire, sélectionner l’objet. Puis, appuyer sur l’endroit où vous voulez utiliser l’objet. Et même si vous possédez l’objet dans votre inventaire, vous ne pouvez pas directement l’utiliser. Une sensation de retour dix ans en arrière. Sauf pour les clés. Pourquoi uniquement les clés ? On ne saura pas.

Mélangez des graphismes vus et revus avec des mécaniques d’un autre temps et tout et cela vous donnera une construction du jeu totalement inégal.
Entre des niveaux bâclés, des bugs visuels en tous genre (dont la cinématique de fin, buguée de mon coté, qui se répétait telle un vinyle rayé) et un système de jeu issu d’un autre genre (The Coma 2 Vicious Sisters ou Bye Sweet Carole), le jeu est… mauvais. Et j’en suis désolé.

Mais ces mauvais cotés sont aussi très pratique finalement. Car pour échapper aux monstres, vous allez devoir vous cacher dans des placards ou sous des objets. Sauf que cela fonctionne même en étant à 2 mètres du monstre et même si il vous regarde. Ce qui transforme les moments de tension en énormes fou-rires.
Du coup, on fait quoi ?
Eh bien, je vous laisse maître de la décision en vous donnant une information en plus.
A l’écriture de ces lignes, le jeu est disponible sur le PlayStation Store (et en physique) pour 29,99€, sur Xbox pour le même prix et sur Steam pour 19,99€ hors période de réductions.
Je vous laisse également regarder les images de ce test et la VERSION VIDEO YOUTUBE pour vous faire votre avis.
Un grand merci à SAIKAT DEB CREATIONS, SOEDESCO et Ak&Co Pr pour la clé du jeu sur PS5 cordialement envoyée pour ce test.

