
Arrêtez tout ! Le couple qui se cache derrière d’Onion Soup Interactive et les équipes de WhisperGames sont de retour avec un jeu totalement barré. Le bien nommé, SUPER 56.
Sorti le 24 janvier 2024, sur PC via Steam, le jeu était resté invisible. Mais il revient sur le devant de la scène avec deux nouveautés majeures. Le multi-joueur en local et une version Nintendo Switch à venir (troisième trimestre 2024).
Avec de telles nouvelles, nous nous sommes enfin penchés sur cette nouvelle perle. Un indé qui se veut être un WarioWare-like gonflé aux références de titres des années 80-90.
SUPER 56, un voyage en enfer !
Dans SUPER 56, le joueur incarne un humain débarquant en enfer qui se retrouve confronté à deux créatures, Kronos et Bones. Un cerveau volant et un zombie osseux qui vont profiter d’un échange culturel pour forcer l’humain à finir le jeu ultime, le SUPER 56.

Le titre ayant été banni par le gouvernement de la terreur, les deux colocataires se trouvent en possession de la très prisée cartouche et dans l’illégalité. Ceci n’est rien d’insupportable quand on vit en enfer. Cependant, ces deux créatures s’avèrent être de piètres joueurs face à la cartouche maudite de la Pentacube.
L’objectif du jeu SUPER 56 est de réussir à enchaîner 56 mini-jeux sans perdre toutes ses vies. Et comme le niveau de difficulté est élevé, le jeu propose un système de progression par l’obtention de rangs. Allant de B1 à S (et même plus vers l’infini et au-delà, mais chut), ces rangs sont atteints en accumulant de l’expérience représentant 10% du score obtenu à chaque mini-jeu.

Pour donner un minimum de piment à votre aventure, Kronos et Brones ont la mauvaise idée de défier leur voisin John Zombie. Celui-ci, de niveau B5 au départ, trouvera toutes les combines pour ralentir votre progression tout en augmentant son niveau.

Et il ira même jusqu’à impliquer des membres éminent de l’enfer comme Lilith. Car il peut en arriver des choses dans ces chaudes contrées. John et ses beaux cheveux cachent de sombres secrets. Ainsi que des surprises inattendues.

A, pour tout
La plus grande spécificité de SUPER 56 est son gameplay. Le jeu est monocommande. C’est-à-dire ? Il n’existe qu’une seule commande pour l’intégralité du jeu. Car le bouton A ne sera uniquement utile lors des mini-jeux. Il est aussi utilisé pour la navigation dans les menus.

Les membres qui forment Onion Soup Interactive doivent certainement faire de nombreux paris. Pour SUPER 56, ce fut celui de réduire les commandes au maximum. Et quoi qu’on en dise, cela fonctionne.

Le bouton A aura deux moyens d’être utilisé pour la navigation. Un appui bref pour passer à la commande suivante ou un autre choix. Ou un appui long pour valider une action. Efficace mais pas simple à maîtriser en début de partie.
Mais n’est-ce pas là une petite contrainte quand on sait que tous les jeux ne nécessiteront que d’appuyer sur A de manière répétée ou au bon moment ?
Des jeux SUPER rapides
Tout comme dans le titre dont il s’inspire ouvertement, SUPER 56 propose de réaliser 56 mini-jeux dont chaque partie dure moins de deux minutes. Et il est possible de vous scotcher à votre manette ou votre clavier même en 120 petites secondes.

D’ailleurs, la durée de chaque jeu est variable. Ainsi des jeux comme le « Pay Attention » durent moins d’une minute pour ne pas épuiser votre concentration.

En opposition avec le niveau 20 « Defeat Hellspawn » qui est un parcours à la Doom dont la durée peut aller jusqu’à deux minutes car il est composé de deux phases.
Rapides mais variés
Avis à tous les retro-gameur, SUPER 56 est fait pour vous. Le jeu regroupe plus d’une vingtaine de références explicites à des jeux rétro console ou arcade, allant de l’Amiga à la Super NES. Et même, un Snake pour ceux qui l’on connu sur les Nokia 3310 et confrères de l’époque. Mais c’est aussi un joyeux bordel de jeux loufoques.

Il est tout de même possible de créer quelques catégories de mini-jeux. La plus simple étant la catégorie « Course« . Il s’agit de plusieurs épreuves vous mettant au volant de véhicules allant d’un karting jusqu’à une voiture de rallye.

Le groupe « Défouloir/Mashing » dans laquelle les jeux ne nécessitent que de bourriner le bouton sur des périodes précises. Le groupe » Histoire » est le plus difficile à maîtriser. Il s’agit là de réussir à lire une histoire et faire des choix cohérents alors que tout est en anglais, le plus rapidement possible. D’où la difficulté.

Le groupe « Mission » consiste aussi bien à cuisiner un plat que d’enchaîner des combinaisons de commandes précises. Enfin « Jeu » serait la catégorie regroupant la parodie de jeux vidéo comme Guitar Hero, mon préféré.

SUPER 56, en multi c’est la vie
Que serait un party-game sans mode multi-joueur local ? SUPER 56 lors de sa sortie initiale. Car oui, à sa sortie, le titre ne proposait de véritable mode multi-joueurs. Un oubli étrange qui est aujourd’hui réglé pour notre plus grand plaisir.

Ne rêvez pas, il ne s’agit pas d’un affrontement en direct sur les mini-jeux en écran splitté. Le mode multi-joueur consiste en une série de duels de score jusqu’à épuisement de votre stock de vie (de 1 à 6). Vous pourrez définir le nombre de round par vie et surtout une catégorie de jeux dont « Coins Bonanza », « Animals », « Sports », « Short Stages », « Long Stages », « 2D Stages », « 3D Stages » ou encore « Physics ».

L’option la plus importante étant le rythme d’augmentation de la vitesse de jeu. Autrement dit, la vitesse à laquelle le jeu va devenir un véritable enfer à réussir. C’est jouissif.
Super Onion World dominator
Afin de ne jamais s’ennuyer et de tester la détermination des joueurs, Onion Soup Interactive a intégré quelques éléments bonus dans SUPER 56.

Les plus simples sont le livre d’astuces à débloquer et les challenges de nettoyage. Comme leur nom l’indique, il s’agit d’un livre présentant les astuces pour réussir à obtenir les trophées de chaque mini-jeu ou à minima une présentation du niveau.

Les challenges de nettoyage consistent à nettoyer le plus rapidement possible la maison en tant que chat assis sur un robot aspirateur. Fun lors des premiers essais, le défi nécessitera des nerfs d’acier pour réussir à battre les temps records.

Enfin, si cela n’est pas suffisant, vous pourrez tenter d’établir votre domination mondiale sur le leaderboard mondial du SUPER 56 ou dans les épreuves quotidiennes des Daily Challenges. De quoi flatter notre égo quand cela est nécessaire.

SUPER 56, le WarioWare-Like pour adulte que nous attendions
Comme vous pouvez vous en doter, SUPER 56 nous a totalement conquis. Malgré ses défauts mineurs de jeu indé, le nouveau titre d’Onion Soup Interactive est hilarant et bourré de nostalgie.
Le jeu dispose d’une bande son composée d’une seule musique de Robert Ruby remixée à toutes les sauces. Les commandes se restreignent à un seul bouton qui est pourtant exploité dans tous ses extrêmes. Chaque point du jeu est restreint à son plus simple composant mais offre des variations multiples. Ainsi existe l’unique SUPER 56 qui propose les mini-jeux les plus variés.

*Quelque part en enfer* Regardez là-haut, un démon ! Non c’est un ange déchut. Mais non c’est SUPER 56 !
Oui, promis, on arrête les blagues d’une autre époque et on laisse la place aux équipes d’OSI qui trouvent toujours un moyen de mélanger nostalgie, fun et beaucoup de sauce piquante.

La note des Dreamers : 18/20 – Onion Soup Interactive nous livre à nouveau un titre SUPER et WTF.
Style de jeu : 20/20 – SUPER 56 porte la notion de mini-jeu au sommet. Des plus simples aux plus complexes, le titre couvre toute la panoplie imaginable et nous donne envie d’y retourner.
Histoire : 14/20 – S’il y a un point commun à tous les Party-Games c’est que l’histoire ne casse pas trois pattes à un canard. Il faut tout de même reconnaitre que malgré son manque d’intérêt, les twists de fin de partie sont très bien pensés. On en vient même à demander un peu de développement du background des protagonistes.
Graphismes : 20/20 – Nous avons ici un jeu indé qui dispose de graphismes copiant les titres des années 80-90 sans faute de frappe. Oui, les mini-jeux ne crèvent pas l’écran mais ils sont exactement ce que l’on souhaite voir. Et cela avec les défauts volontairement présent comme dans les titres de l’époque. Bravo !
Jouabilité : 16/20 – SUPER 56 dispose de deux types de commandes. Les commandes manuelles composées du simple bouton A et les commandes vocales encore en cours de test. Ceci est à la fois fun et parfois frustrant quand on dispose d’une manette trop sensible. Mais c’est justement la marque de fabrique dune jeu d’Onion Soup Interactive. Une seule demande sincère : la traduction française pour profiter des niveaux à texte.
Ambiance sonore : 15/20 – La musique de SUPER 56 est inoubliable. Non pas qu’elle soit extraordinaire. Elle est très agréable et ses variations sont très bien construites. Mais elle vous restera en tête surtout par sa récurrence tout au long du jeu. Ce qui deviendra un enfer pour certains.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.

Jeu testé dans sa version dématérialisée sur PC Steam fournie par PR Hound.
