
L’hiver prend fin et alors que nous apercevons le printemps, nous nous retrouvons à un croisement avec Crossings, le rogue-like des légendes nordiques.
Le studio Neat Corporation est connu pour être à l’origine du titre VR acclamé Budget Cuts Ultimate dont la suite est sortie récemment.
Avec un tel bagage, que pouvions nous attendre si ce n’est un très gros titre. D’autant plus qu’en se basant sur les légendes nordiques pour son lors, il n’y a aucun risque de passer à coté d’une histoire épique.

Crossings, chaque croissement est une aventure
Les légendes nordiques sont un terrain de jeu énorme pour les jeux d’action aventure aussi bien en flat qu’en VR. Et fin 2025, Neat Corporation a souhaité nous plonger dans celles dédiées à l’autre monde.


Dans Crossings, le joueur est directement lancé dans la première zone de son village sans réelle informations. Avant de partir à l’aventure à partir de ce point de base, pensez à faire le tour du village. C’est le point de départ de la véritable histoire. Explorer le cimetière permet de découvrir quelques informations avant de se lancer.


Et quel plaisir de se lancer dans le folklore Islandais à travers Crossings. Tout débute avec les contes pour enfants avec la mère troll Gryla. Apparue au XIVème siècle, elle est une amatrice de jeunes enfants méchants. Elle se délectera de nombreux héros car nous sommes ici dans un rogue-like.
De zéro à héro, tout est une question de choix
Crossings est sorti le 18 décembre 2025 et est à ce jour encore en version 0.000700. Pourquoi ce point est-il important ? Car le titre ne dispose aujourd’hui que de trois classes d’armes et de quelques cosmétiques.



Le joueur est une âme qui doit choisir son arme avant de revenir se libérer et de partir en guerre. Au choix, un cimeterre ancien, un simple bâton ou une hache (notre choix).


Chaque arme dispose d’une combo de mouvement permettant d’augmenter les dégâts. En cours de partie, il sera possible de récupérer des flèches pour un arc et surtout des armes plus puissantes et ensorcelées. Vive le poison et les éclairs.


Un peu d’aide des dieux, ce n’est pas de refus pour les combats
Dans Crossings, quand la magie s’applique sur les armes, c’est un plaisir. Mais elle devient un enfer quand il s’agit de lancer des sorts à la main. Les trois différents mouvements dédiés chacun à un sort sont extrêmement simples. Mais leur déclenchement est tellement aléatoire qu’il est bien plus efficace d’utiliser les armes.


Le joueur dispose donc de trois sorts en début de partie. Pour les lancer, il suffit de consommer une jauge de mana et de d’effectuer le bon geste. Chacun de ces sorts pourra être remplacé au cours de l’exploration pour être amélioré. Au moins deux fois par zone, le joueur se retrouve dans un cercle de culte formé par trois statues. Chacune reproduit le geste correspondant au sort qu’elle propose de faire évoluer. Ou dans le meilleur des cas, ces statues divines offriront des objets ou équipement pour nous renforcer.


Mais tout ceci a un prix. Il faudra sacrifier un coeur de vie ou une jauge de mana pour acquérir le nouveau sort qui remplacera le précédent, sans retour en arrière ou cumul possible. Il est donc primordial de choisir le bon moment pour faire évoluer ses sorts et surtout de garder un équilibre. Car plus vos sorts sont puissants et plus kils couteront de jauges de mana. Mais si vous avez sacrifié trop de jauges de mana, il se pourrait que vous n’arriviez plus à lancer le moindre sort. Ou en ayant sacrifié trop de vie, que vous deveniez un mage trop fragile.


Ce sont ces choix cornéliens qui forment le coeur de Crossings et lui offre une durabilité extraordinaire.
Durable mais sommaire, sauf en multijoueurs
Si le titre de Neat Corporation dispose de tous les éléments positifs de son style dont une bonne durabilité, il se heurte à quelques arbres. Crossings semble avoir été développé pour tourner sur un maximum de configurations et surtout les plus légères. Ainsi, ses décors et son ambiance sombre rappellent de nombreux jeux d’aventure médiéval fantastiques sortis ces dernières années.


Des forêts immenses mais un poil vides. Des temples tout aussi grands et sinueux mais encore une fois très et presque trop sobres. Le titre semble encore en cours de développement d’un point de vue graphique. Et risque malheureusement de rebuter quelques joueurs qui seront prêts à mettre le prix pour vivre une immersion plus forte.


Mais tout ceci est aussi lié à un choix qui ne semble pas encore payant. Si tout est si simple, c’est surtout pour assurer la possibilité de jouer en multijoueur. Et ceci n’est pas une mauvaise chose même si l’impossibilité de se parler peut un peu dérouter. Un souci vite réglé lors d’une partie avec des amis en utilisant un autre outil de communication. Et c’est à partir de ce moment que l’on prend réellement plaisir à jouer et explorer.
Crossings, un roguelite au goût de roguelike
Crossings, le nouveau titre de l’équipe de Budget Cuts Ultimate est un Rogue-lite en réalité virtuelle qui mérite le détour mais dont nous ne sommes pas certain de recroiser le chemin.
Alors que ses mécaniques et sa structure en font un Rogue-like attirant, le choix graphique opéré par le studio reste à ce jour un frein à son achat. Contrairement à son prix très faible qui nous fait dire que les quelques heures passées à guerroyer contre des trolls et zombis le rentabilise largement.


Jeu testé sur Meta Quest 3 avec une clé transmise par l’équipe de Future Friends Games que nous remercions.
