
KAKU: Ancient Seal est un jeu d’action-aventure en monde ouvert mêlant exploration, plateforme, énigmes et combats, le tout agrémenté d’une dimension RPG.
Développé et édité par le jeune studio chinois Bingobell, il avait d’abord fait ses armes sur PC en accès anticipé dès le 12 juillet 2024, avant de débarquer enfin sur PS5 et Xbox Series le 16 octobre 2025, sous la bannière de Microids.
Kaku ? Késako ?
Nous incarnons Kaku, un jeune garçon intrépide issu d’un monde aux inspirations préhistoriques, accompagné de son fidèle compagnon Porcinou (ou Piggy sur le site officiel). Ensemble, ils partent dans une aventure dont le but ultime est (évidemment) de sauver le monde. Classique, certes, mais efficace.

Leur périple les conduira à travers plusieurs mondes, chacun ayant sa propre identité : terres volcaniques, contrées glacées ou même zones marécageuses. Ce sont des environnements certes attendus pour le genre, mais toujours plaisants à parcourir. Chaque région regorge de puzzles, artefacts et collectibles, incitant à l’exploration.
Le joueur dispose d’une large palette de mouvements et d’actions pour explorer en profondeur chaque recoin, avec la possibilité d’améliorer ses statistiques et compétences tout au long de l’aventure.
Malgré le jeune âge du studio, KAKU: Ancient Seal surprend agréablement. Visuellement, c’est un titre coloré, au charme certain, même si quelques maladresses techniques rappellent les limites d’une première production ambitieuse.
Côté histoire, le ton se veut volontairement léger et enfantin, à la croisée du jeu d’aventure et du film d’animation. Les cinématiques renforcent ce côté « dessin animé vivant », un choix artistique qui apporte une vraie personnalité à l’ensemble, même si le scénario reste très classique.

Kaku on joue ?
Une fois plongé dans l’un des mondes, votre objectif sera de rallier un point précis de la carte tout en affrontant des vagues d’ennemis et en récoltant des ressources indispensables. En effet, la collecte d’ingrédients et de matériaux est un pilier du gameplay. Elle permet de cuisiner, d’obtenir des objets de soin ou même d’améliorer vos statistiques. Cet aspect, simple mais central, donne un vrai sens à l’exploration.
Chaque monde propose une courbe de difficulté différente, et il est fortement conseillé de les aborder dans un ordre précis afin d’éviter d’être bloqué par un pic de difficulté en fin de zone. La clé du succès repose sur une progression régulière : améliorer vos équipements, vos compétences et votre arbre de talents.
Car oui, un système d’arbre de compétences permet de personnaliser votre style de jeu et de renforcer le côté RPG du titre.
L’autre partie importante du jeu concerne l’exploration des mondes. Différents mouvements et compétences vous serons alors utiles via votre ami Porcinou, comme sauter plus loin ou marcher sur l’eau. Si vous êtes amateurs d’exploration et de fouille approfondie des niveaux, vous allez aimez ces moments où vous chercherez comment atteindre telle ou telle ressource ou collectible.
Mais Kaku, ce n’est pas qu’une question de combats : c’est avant tout une aventure d’exploration. Grâce à votre compagnon Porcinou, vous débloquerez de nouvelles capacités (comme sauter plus loin ou marcher sur l’eau) vous permettant d’atteindre différents endroits et à de nombreux trésors cachés. Si vous aimez fouiller pour décrocher des collectibles que vous aviez aperçu de loin… vous serez servi.
Les puzzles, quant à eux, viennent rythmer l’exploration. Certains consistent en de petits casse-têtes, d’autres en véritables énigmes façon taquin sur des tours servant de portails de téléportation. Ces tours relient les différents mondes, qui s’avèrent d’ailleurs plus vastes qu’on ne le pense.

Côté difficulté, ne vous fiez pas à la première heure de jeu. Si le début paraît presque trop accessible, certains affrontements prennent vite une tournure plus corsée. On se surprend parfois à subir un game over brutal face à des groupes d’ennemis bien plus dangereux que prévu. Le contraste entre les combats exigeants et le ton enfantin des cinématiques peut surprendre.
En ligne droite, il faut une dizaine d’heures pour atteindre le générique de fin. Mais si vous visez le 100 %, comptez facilement vingt heures ou plus pour tout explorer, collecter et maîtriser.
Kaklusion ?

KAKU: Ancient Seal est une belle surprise.
Malgré quelques imperfections dues à la jeunesse du studio Bingobell, on sent une véritable ambition derrière. Le jeu ne cherche pas à révolutionner le genre.
Avec sa direction artistique plaisante, son mélange d’action, de plateforme et d’énigmes, et son univers coloré, il se hisse sans peine parmi les bons titres du genre. Certes, le sommet n’est pas encore atteint (quelques ajustements dans le rythme, la variété des ennemis ou la finition technique auraient pu transformer le jeu en petite pépite) mais le résultat reste très solide et attachant.
Si vous aimez ce type d’aventure, que vous soyez amateur d’exploration, de plateforme ou encore de petit jeu sympa, alors Kaku: Ancient Seal, on valide.
Jeu testé avec un code gracieusement envoyé par Microïds, merci encore de votre confiance.
