
Les vétérans de chez Rarebyte supportés par les équipes de chez Headup Games se sont réunis pour vous transporter dans l’espace avec Hyperspaced.
Vous, et optionnellement vos camarades, êtes l’équipage d’un vaisseau spatial dont le but est de sauver la galaxie. Ce nouveau titre de l’équipe autrichienne est sorti le 22 juillet sur Nintendo Switch, Steam, Epic Game Store et Xbox.
Si vous êtes fan d’Overcooked et Asteroids, Hyperspaced est fait pour vous ! Que vous soyez seul ou accompagné de trois amis, explorez l’espace et éclatez vous, dans tous les sens du terme.

Hyperspaced Bros.
Comme souvent dans les jeux multi-joueurs locaux, l’histoire d’Hyperspaced est des plus loufoque. Les galaxies sont au bord de l’extinction. Une puissance sombre déconnecte les prises intersidérales et corrompt ainsi l’univers. Si vous n’intervenez pas au plus vite, nous allons tous disparaître. Le Gardien vous a choisi parmi les milliards d’êtres existants. Et quand le gardien ressemble fortement à maître Splinter, on comprend rapidement que cela va vite partir en cacahuète. On regrette presque de ne pas avoir une skin de tortue.

Un point important concernant les personnages que le joueur peut incarner est à retenir. Aucun d’entre eux ne mérite de devenir le héros de la galaxie. Chacun est un bras cassé digne d’avoir une place dans Hot Shot. Mais nous le savons tous parfaitement, ce sont toujours les pires rebus qui font les meilleures histoires, ou au moins les plus drôles.

Avec tout cela en tête, l’équipage part pour 37 niveaux répartis entre trois galaxies (la Casse, la Zone contaminée, la Zone électrifiée). L’objectif est simple et peut paraître répétitif. Chaque niveau est découpé en deux ou trois étapes. A chaque étape, il faut remplir une mission afin de trouver une clé. Cette clé ouvre un vortex qui vous mène soit vers la partie suivante, soit vers la fin du niveau. Et tous les quatre niveaux, un boss loufoque fait son apparition.


Parfois, un prisonnier de l’espace pourra être secouru pour l’intégrer à l’équipage. Jusqu’au boss final et la libération de l’univers. Simple et efficace, tel qu’on aime pour un jeu rapide entre potes.

Solo ou coop, dans tous les cas on s’accroche à nos sièges
Hyperspaced reprend un concept qui nous a bien faire rire et pleurer pendant plus de dix heures, la coopération spatiale. Le principe est simple. Il ne peut y avoir qu’un seul pilote dans le vaisseau ! Mais que font les autres membres de l’équipage ? Rien de moins que de nous sauver la peau.

En premier lieu, le pilote a besoin d’une personne pour assurer la défense du vaisseau. Ainsi, il pourra utiliser les différents types d’armes et leurs évolutions pour défendre le vaisseau contre les menaces alien qui se jettent littéralement sur nous. attention, quand le vaisseau change de direction, il change aussi l’angle de visée des armes. Et lorsqu’un tir est effectué, le vaisseau en subit le recul. Ce qui peut donner lieu à des situations imprévues et parfois pires que de se faire attaquer.

Mais justement, qui dit attaque, dit dégâts. Et alors, il sera possible à un joueur d’attraper une clé à molette pour aller taper sur les murs afin de les réparer. Bien qu’il existe des bonus de soin, les réparations manuelles sont une nécessité. Surtout quand une des vitres du vaisseau est cassée et que votre chargement se fait la malle dans l’espace. Seul avantage de cette situation est que les feux seront éteints plus rapidement.

Car oui, en dehors des dégâts subis par des chocs contre les décors, il faudra gérer les départs de feu qui peuvent s’étendre à tout le vaisseau. Votre extincteur sera béni plus d’une fois. Surtout dans la zone contaminée dans laquelle une glue verte prendra possession du vaisseau.


Une fois tout ceci réparé, il sera possible de nettoyer le sol du vaisseau pour en retirer quelques pièces et os pour votre chien recycleur.

Piloter, réparer, astiquer et accumuler !
Quel propriétaire de chien ne s’est jamais dit que son compagnon était une véritable poubelle de recyclage ? Les constructeurs de vaisseaux se sont donc inspirés de cette réflexion pour créer les Débritus. Nichés au cœur de votre vaisseau ils transforment tous les objets que vous leur donnez en précieuses pièces ou en soin pour votre appareil.

Et des objets, vous allez en cumuler. La moula est au premier abord facile à obtenir. Donner des caisses petites ou grosses à Débritus est facile. Arrive alors la phase de collection des coffres dans l’espace. Les coffres bleus sont les plus intéressants et contiennent des bonus durables. Les coffres rouges contiennent des objets qui seront accessibles le temps de la mission actuelle.

Mais parmi ces objets nous aurons parfois la chance d’avoir un des 13 modules actifs dans l’une de leur 3 à 5 variantes. Ces modules sont des armes à installer dans un des emplacements du vaisseau. Fusil à pompe, laser destructeur, sniper, tourelles ou gant de boxe, chacun trouvera une arme à son gout. En solo, ces modules pourront avoir une version ‘auto’ qui s’occupera des adversaires à votre place.


Cependant, il faudra faire attention car en plus de ces modules actifs, il existe 31 modules passifs prenant un emplacement aussi dans votre vaisseau. Ces compléments pourront permettre de déployer des boucliers, renforcer les vitres ou augmenter vos dégâts et gains. Sauf qu’une fois installés, si vous les démontez, ils seront perdus.

Surtout qu’il sera possible de revendre tous les modules pour préférer se concentrer sur la recherche des morceaux de fromage. Ils servent à financer l’améliorations du vaisseau. D’abord, la force de frappe qui sera augmentée de 10% à chaque boost jusqu’à +280%. Et ensuite, la barre de vie pouvant être allongée de 18 niveaux. De quoi devenir invincible.


Hyperspaced, un indé parfait pour cet été
L’été 2025 est une mine d’or pour les jeux indé. Hyperspaced est une des pépites à ne pas louper. Ce jeu de coopération spatiale est fun et complet.

Malgré une première prise en main un peu difficile, le titre est réellement sympathique et vous fera vivre de belles aventures en coopération. Mais surtout, il vous fera avoir des barres de rires en continue.
Nos seuls regrets sur les versions Nintendo Switch 1/2 sont le fait de devoir attendre de passer l’introduction pour aller dans les options et basculer en langue française. Mais surtout de ne pas pouvoir faire de vidéo ou capture d’écran. Ce qui est dommage pour un jeu qui mérite d’être montré.
La note des Dreamers : 78/100 – Hyperspaced, personne ne vous entendra crier mais bien rigoler.
Style de jeu : 18/20 – Hyperspaced est un jeux casual d’aventure en coop local qui respecte les codes du genre. La gestion du vaisseau et ses contraintes sont très bien pensées. Nous aurions aimé plus de types de missions mais c’est encore une fois un des reproches que l’on fait à ce style et pas uniquement à ce titre.
Histoire : 12/20 – L’histoire d’Hyperspaced n’est là que pour nous donner une motivation complémentaire. Les personnages secondaires et lieux sont complètement barrés et nous permettent de bien rigoler.
Graphismes : 15/20 – Visuellement Hyperspaced est propre dans son genre. Il existe beaucoup de détails pour les décors même s’ils donnent une forte impression de répétition. Le principal reproche porte sur la gestion des décors. On ne sait jamais si on peut passer à travers un élément ou pas. Ce qui provoque beaucoup de dégtas.
Jouabilité : 18/20 – Hyperspaced est un bon coop game. Mais les commandes séparées entre chaque bouton vous feront avoir des sueurs froides. De même, les zone sont répétitives bien qu’elles soient générées procéduralement. Il est impératif de terminer le jeu en plusieurs soirées pour ne pas le trouver redondant.
Ambiance sonore : 15/20 – La bande sonore du titre ne casse pas trois tentacules à une pieuvre mais nous accompagne avec plaisir dans l’exploration spatiale. Rien d’extraordinaire mais juste ce qu’on attendait.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.

Jeu testé dans sa version dématérialisée sur Nintendo Switch fournie par les équipes de Headup.
