
Il y a des projets qui en font des caisses et que l’on voit disparaitre très vite. Et il y a Symphonia. Un projet étudiant de 2020 qui a ravi les cœurs et s’offre une place auprès des plus grands.
Dans les belles histoires du monde du jeu vidéo, il y a des projets partis de rien et qui finissent au sommet. L’histoire du studio de développement Sunny Peak n’en est qu’à ses débuts et marque déjà les esprits. Le groupe de treize étudiants de l’ISART (école privée de Paris) est aujourd’hui devenu un véritable studio dont le projet phare débarque enfin sur console.
Edité par les équipes de Head Up, Symphonia est disponible le 23 janvier 2025 sur console Nintendo Switch et déjà depuis le 05 décembre 2024 sur Steam, GOG, Playstation 4/5 et Xbox One/Series.

Le plateformer hardcore symphonique a déjà conquis de nombreux cœur et n’attend plus que d’envouter le vôtre.
La « Symphonia » de Philemon
Le monde à sombré et les automates vivent une vie terne et lugubre, sans joie. Mais un jour, un automate se retrouve en possession d’un masque qui s’avère porteur de l’âme de Philemon. Cet automate acquière une cape blanche possédant un pouvoir étrange et surtout un violon à l’archet ultra résistant.

Un être, le chef d’orchestre, nous guide jusqu’au cœur de Symphonia et débute alors la véritable aventure. En tant que représentant des cordes, vous aurez pour mission de réactiver le monde des trois grandes familles d’instruments. Car oui, le cœur de la symphonie ne pourra battre qu’une fois les vents (les bois et les cuivres), les cordes frottées (violons) et les percussions revigorés.

L’histoire du monde de Symphonia est révélée petit à petit à la fin de chacun des trois grands chapitres mais surtout lors de la réalisation des défis annexes(fragments de souvenirs et lettres des prodiges). Une belle histoire qui, même sans mots, sait nous transporter à travers la musique et un monde magnifique.

Au rythme de la musique, un automate danse dans les airs
Symphonia est un jeu de plateforme sans adversaires. Ce qui est quasiment vrai si on ne considère pas qu’un personnage vous tirant dessus à coup de canon tout en vous poursuivant avec une brouilleuse comme un adversaire.

Tout le défi du titre de Sunny Peak se trouve dans votre capacité à traverser des blocs de niveaux sans erreurs. Le tout en respectant un rythme et un timing de plus en plus précis. Un style à part entière qui pourra repousser certains joueurs. Mais qui se révèle être une excellente trouvaille pour les fans du genre. Ayant fini le jeu après 667 morts, je vous laisse deviner de quel coté je penche.




Nous avons là le genre de jeu qui est à la fois frustrant et capable de revigorer votre égo comme tout bon Die & Retry. Les niveaux de difficulté croissante nécessiteront de découvrir et de comprendre les différents mécanismes en place. Et le timing nécessaire pour passer de plateforme en plateforme ou de coussin en coussin. La maitrise des sauts, catapultages et de l’archet-grapin seront vos seuls clés de survie.

Mais les musiques de Symphonia inspirées des œuvres symphoniques classique et interprétées par l’orchestre de Scoring Production de Paris sont aussi un atout pour vos exploits. En plus d’être un délice pour les oreilles, ces musiques accompagnent vos actions et peuvent servir de repère rythmique. Du grand art.

Du grand art à tous les niveaux
S’il y a toujours une chose qui nous surprend dans un jeu indé, c’est la qualité de finition des jeux. Symphonia est à la fois une symphonie auditive mais aussi un plaisir pour les yeux.

Les environnements dans lesquels le joueur évolue ont été traités à la main. Il n’y a peut-être aucun lien direct mais le style graphique du jeu et son ambiance rappellent l’intemporel Fantasia. Le jeu est un véritable dessin animé muet qui fait vivre une belle aventure à son spectateur.

Les quatre saisons des champs de cordes sont les moments les plus marquants visuellement. Le décors se transforme au fil des saisons et fourmille d’une vie qui donne envie de l’explorer dans es moindres recoins.

Et cela se retrouve à travers les différents lieux et pays traversés. Une exploration visuelle aussi intéressante que le défi proposé par le jeu.

Symphonia, une expérience que l’on n’oublie pas
Symphonia est une œuvre complète, une aria instrumentale des plus réussie.

Le titre de Sunny Peak présenté par Head Up Games est un plateformer digne d’être classé dans la catégories des Souls-like. Les commandes sont simples mais réussir à finir le jeu ne sera pas de tout repos. Et en découvrir tous les secrets vous demandera des dizaines d’heures de jeu.
La qualité graphique et le soin apporté à la construction du jeu sont impressionnants et nous gardent collé au titre.
L’histoire de Symphonia pousse enfin le joueur à réfléchir à l’implication de chacun face à la vie et la création artistique. L’art sous toutes ses formes réuni dans une expérience à traverser pour en sortir grandi et fier. Un titre à posséder.

La note des Dreamers : 19/20 – Symphonia, un projet musical et visuel, un défi à relever. Un indispensable pour les fans de jeu de plateforme corsé.
Style de jeu : 20/20 – Symphonia est un jeu de plateforme qui offre de nouveaux défi tout au long de son aventure. Et une fois terminé, il sera nécessaire de réexplorer les mondes pour trouver les dernier éléments de l’histoire ou affronter son propre fantôme. La difficulté est croissante et le joueur devra apprendre les patterns de chaque zone sans sourciller. Il s’agit bien d’un Die & Retry de la plateforme qui sait nous captiver.
Graphismes : 19/20 – Symphonia est époustouflant. Les décors réalisés à la mains offrent un univers sombre et plein de vie avec ses beautés à révéler. Le mode portable de la Nintendo Switch souffrira tout de même d’un aspect brouillon pour certains immenses niveaux.
Jouabilité : 18/20 – Symphonia est un jeu qui semble facile d’accès. Les commandes sont assez bien pensées malgré l’impossibilité de changer le mapping. Il reste cependant un jeu de défi qui nécessite une grande patience et pourrait décourager les joueurs débutants.
Ambiance sonore : 20/20 – Coeur de Symphonia la musique ou les notes de musiques sont omniprésentes et rythment notre progression. Un plaisir pour les oreilles. Une aventure auditive et visuelle.
*Les notes des Dreamers tiennent compte à minima de la plateforme de test, de la taille de l’équipe de développement et du style de jeu.

Jeu testé en version Nintendo Switch grâce aux équipes de Headup.

