
Tainted Pact Games, un nom qui ne vous dit sans doute rien et cela n’a rien de surprenant. En effet, Steam regorge de productions indépendantes, plus ou moins réussis et donc de développeurs indépendants. Qu’ils soient seuls ou en équipe, leur tâche est de se démarquer dans un océan de jeux. On considère que plus de 50 jeux sont publiés sur Steam chaque jour, difficile de trouver sa place.
Tainted Pact Games est composé d’un seul homme, visiblement fan de films d’horreur et autres slasher movies et essaie de nous retranscrire le tout dans ses productions.
J’ai eu l’opportunité d’en tester trois.
Attention, point important si vous désirez vous lancez des ces aventures, tous les jeux sont en anglais, avec sous-titres en anglais également.
Dans l’ordre de leur sortie, commençons par :
Suffer The Night

Vous allez incarner Stacey Linden, une illustratrice spécialisée dans l’horreur dans les années 80. Elle vit dans un grand chalet, perdu au milieu de nul part lors d’une très forte tempête. Mais lors d’une coupure de courant, un sinistre individu, un brin maléfique tente alors de lui jouer les pires tours.
Votre but ? Survivre à tout cela.
Le jeu est un FPS tout en 3D mêlant phases d’exploration et puzzles avec des phases basées sur les premiers jeu de rôle texte sur pc, façon dungeon crawler.
Les évènements alterneront entre phases sur le pc de Stacey, phases dans son chalet et phases dans les donjons, comme si vous étiez rentrés dans le jeu texte du pc.
C:\\IndieGame\boot.exe

Premier constat, ce n’est pas vilain. Pour un jeu indé, bien souvent, faire un jeu tout en 3D est un pari risqué. Comme d’habitude, tout ce qui n’est pas vivant est correct voire très bon mais dès qu’il s’agit d’animer un être humain, humanoïde ou animaux, c’est toujours difficile. C’est ici le cas.
On sent une véritable ambition de la part de Tainted Pact Games.
En effet, le jeu texte sur le pc de Stacey est vraiment bien fichu, les différents écrans bien réalisés. Les effets de lumières comme les néons et autres reflets au sol aussi.
Pour un jeu développé par une seule personne, c’est à souligner et encourager.
Le but est de vous faire peur, aussi le jeu jouera la carte des jumpscares, technique efficace ayant fait ses preuves, avec un personnage farceur qui sera là pour vous terroriser et vous faire passer de sales quarts d’heures.

Cependant, avec des contrôles pas toujours optimaux (ouvrir les portes est une épreuve) ou des tâches très vite fatigantes (rien qu’au début, est-ce vraiment utile de nous faire attraper la cafetière pour ensuite attraper les grains à moudre pour ensuite attraper un mug afin que l’héroïne puisse avoir un café ?) et un gameplay ne laissant pas la place à la liberté car toutes les tâches à faire son indiquées, vous n’avez qu’à suivre, le jeu lasse vite passé la première heure.
Et c’est bien dommage car le jeu vous durera un peu plus de 4 heures.

En conclusion
Comme bien souvent dans les productions indé solo, les intentions sont louables, l’envie de la part du développeur de nous proposer quelque chose aussi, c’est dans l’exécution que le bât blesse.
Il est impossible de dire que le jeu est mauvais, vraiment, il s’y cache une réelle volonté de nous proposer une aventure, mais cette volonté sera parasitée par un rythme et un gameplay erronés.
Vous pouvez vous y lancer, garder en tête tout cela.
Terror at Oakheart

Vous aimez les slasher movies des années 80 ? Freddy, Jason, Chucky, tout cela, ça vous parle ?
Alors embarquez pour un jeu en 2D qui sent bon cette époque là avec un clown tueur possédé par une entité extra-terrestre.
De la 3D à la 2D pixel art

Changement total d’ambiance dans ce jeu tout en pixel art. Ici, 2D oblige, vous vous déplacerez de droite à gauche et de gauche à droite en entrant et sortant par des portes afin de trouver divers objets vous permettant d’avancer dans l’histoire et ainsi découvrir l’histoire de Teddy, un clown serial killer que l’on pensait mort mais qui revient à la vie contre toute attente et devra obéir aux ordres d’une entité extraterrestre avide de sang.
On retrouve ici tous les ingrédients des slashers des années 80/90, à savoir des jeux dans une cabane dans les bois, les gardes forestiers et quelques policiers. Qui va mourir et dans quel ordre, c’est à vous de le vérifier.
Gameplay

Il sera plutôt sommaire. Déplacez vous, appuyez sur une touche « action » et un clic pour tirer avec vos armes si vous en avez. C’est tout.
Parcourez les différents tableaux (profitez en pour collecter des peluches), trouvez les bons objets et avancez dans l’histoire.
Une fois encore, aucun risque de se perdre, le jeu se parcourt en ligne droite avec l’impossibilité de dévier.
Ce qui surprend le plus est la qualité du pixel art. En effet, un soin du détail à été apporté au jeu ou aux animations des personnages et ennemis. C’est vraiment agréable à l’œil et fera oublier que finalement, nous sommes sur un rail.
Le jeu est aussi bien plus court que Suffer The Night, à savoir qu’en 2 heures seulement, vous aurez atteint la fin. Mais finalement, est-ce que cela aurait été utile de faire plus ? Pas sûr.
Car son gameplay étant limité, cela aurait été trop long.
Conclusion

Une ode aux films d’horreurs avec ses personnages mourant les uns après les autres dans des situations originales, c’est ce que le jeu offre avec une ambiance soignée et un pixel art ciselé.
Si vous aimez ce genre de jeu, vous pouvez y aller !
Massacre At The Mirage

Nous voici une nouvelle fois dans les années 80.
Ici l’action se passe dans un cinéma, principalement. Le soir d’Halloween, une spéciale est organisé, une soirée films d’horreur
Mais pendant ce temps, comble du calendrier, un serial killer sème la panique et s’amuse et rit de ses tueries. Allez-vous réussir à le stopper avant que tout le monde ne soit mort dans le quartier ?

De la 2D à la 3D
Ici, nous effectuerons un retour à la 3D. Peu de changements dans celle-là par rapport à Suffer The Night. D’ailleurs, nous aurons le même gameplay (sans avoir de portes à ouvrir ouf).
Vous passerez de personnages en personnages et vivrez leur rencontre avec ce nouveau clown serial killer. Là encore impossible de vous perdre, vos objectifs sont clairement écrits et vos possibilités de gameplay réduites à un clic.

De ce fait, vous avancerez d’objectifs en objectifs sans avoir à chercher votre chemin, qui sera parsemé de jumpscares plus ou moins évidents.
L’effort principal sur la 3D réside dans le fait que les scènes gores et autres viscères sont très détaillés, un vrai soin à été apporté au rendu organique du sang et autres boyaux (perturbant ce soin pour ça).

Lors de l’aventure, vous serez même amené à jouer à un simulateur de magasin de snacks de cinéma, oui oui. Les clients arrivent, vous donne leur commande et à vous de leur donner la bonne.
Ce mode est même déblocable après l’aventure et est même disponible séparément sur Steam, gratuitement !
Conclusion

Là encore, le jeu est fini en 2 heures. Oui, on retrouve une nouvelle fois cette ambiance slasher movies, oui, on passe un bon moment et l’on sent les ambitions du développeur.
De ce fait, encore une fois, il est impossible de dire que c’est mauvais car l’ennui n’est pas présent mais le fait d’être sur un rail freine l’ascension du fun. Le jeu est comme les autres du même développeur, c’est sympa.
Vous pouvez, une nouvelle fois y aller en gardant à l’idée que derrière tout cela, se cache un seul homme, qui malgré toute sa bonne volonté, ne peut pas tout faire tout seul. Je salue tout de même tout le travail effectué, un grand bravo !
Retrouvez ici tous les jeux de Tainted Pack Games
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