Présentation

Inutile de vous présenter Garfield, cet anti-héros accro aux lasagnes et qui hait les Lundi.
Né en 1978 sous la main de Jim Davis, il occupe nos cases de BD depuis toujours et grâce à Microïds, arrive tout en pixels dans nos mains.
Aujourd’hui, le studio nous propose « Garfield – Escape From Monday« , un jeu de plate-forme dans lequel le chef Monday confronte Garfield à un autre de ses cauchemars, les légumes ou des bonbons sans sucres. (Et un troisième monde sous le théme du barbecue).
Pour s’en sortir, le célèbre chat orange doit traverser ces univers loufoques en surmontant divers obstacles et pièges.
Un jeu de plate-forme coloré pour un personnage mondialement connu, est-ce que cela fait bon ménage ?

Mario et Astro Bot pour inspiration
Manette en main, le jeu est fluide, répond aux doigts et à l’œil et nous permet parcourir les nombreux niveaux à une vitesse folle grâce aux mouvements disponibles pour notre cher chat paresseux.
En effet, les sources d’inspirations de ce jeu sont ce qui se fait le mieux sur le marché du jeu vidéo de plateformes.
Garfield peut prendre appuis sur un mur pour sauter puis effectuer un dash vers le même mur pour reprendre appuis pour sauter puis faire une attaque circulaire pour gagner du terrain et ainsi escalader des murs qui sont bien trop hauts pour un saut vertical. Cela ne vous rappelle rien ?
Il peut aussi revêtir des costumes, comme un dindon ou un cow-boy pour débloquer de nouvelles mécaniques.
Chaque tenue apporte son propre style et permet de varier un peu les approches durant la progression.

Le ton du jeu est léger. C’est un jeu à patounes, c’est même le jeu qui le dit. (Le jeu brise le quatrième mur quasiment à chaque instant.)
Les niveaux sont colorés, relativement courts (les chronos dépassent rarement les 4min, vous laissant d’ailleurs une bonne marge de temps à chaque fois) et les collectibles facilement trouvables.
C’est un jeu PEGI 3 tout de même.
De ce fait, si vous aimez les jeux de plateformes, sans prises de tête, sans véritables défis non plus, qui vous permettent de faire des sessions courtes de jeu, allez-y.
Le doublage Français de Garfield étant assuré par sa voix officielle.
Retrouver ce doublage apporte un vrai capital sympathie lors des nombreuses invectives de la part de notre chat roux favori.
Le jeu est plutôt long si comme moi, vous aimez tout récupérer sur votre passage, chaque niveau devant être fait deux fois, une fois pour aller à la fin tout simplement (pensez à récupérer les collectibles comme ça c’est fait) et une fois en mode chrono.
En ligne droite, le jeu ne vous occupera que quelques heures. En 100%, cela vous prendra bien plus de temps, le jeu le dit lui-même, le jeu est long.

Bien qu’il y ait de nombreux niveaux principaux et secondaires, obtenir tous les objets cachés demandera un peu d’attention et d’un minimum de curiosité.
Enfin, coté musiques, rien de spécial à dire, les musiques d’ambiance font le travail. Efficaces sans plus.
« Garfield – Escape From Monday » est disponible pour 29,99€ sur Nintendo Switch, Playstation 5 et Microsoft Xbox Series. Ce qui en soit, est un prix totalement correct pour ce qu’il propose.
Encore une fois, amateurs de jeux de plateforme, de détente, foncez, vous vous amuserez.
Mais sinon ?
Pour ce qui est des choses à améliorer, commençons par le plus évident, les graphismes.
Ils sont simples. C’est coloré et chatoyant, mais cela ne fait pas tout.
Le jeu nous propose parfois des textures sans relief dignes de la PS3.
Visuellement, nous ne sommes pas sur une claque graphique.

OSome Studio, le véritable développeur du jeu (Microids nétant que l’éditeur), situé à Lyon, est plutôt récent dans le paysage vidéoludique français. Mais ce studio travaille pour Microïds depuis longtemps avec sept jeux sortis maintenant. Le nombre de développeurs étant plutôt réduit, on pardonnera sans mal ce défaut visuel de ne pas exploiter toutes les possibilités offertes par l’Unreal Engine.
De plus, beaucoup de niveaux dans trois mondes uniquement amène une certaine redondance. Le trop est parfois l’ennemi du bien. Enchaîner les environnements similaires finit par lasser sur la durée.
La palette de mouvements étant de suite offerte en intégralité aux joueurs, cela ôte également la possibilité de découvrir autre chose.
Aucune vraie montée en puissance ne vient rythmer la progression du joueur au fil du jeu.
Le tout cumulé, nous sommes sur un jeu qui a de sérieuses qualités entachées par un manque de moyens. Il reste néanmoins une expérience sympathique pour le public visé.
Un note finale de 13/20.
Jeu testé en version dématérialisée sur Playstation 5 offerte par les équipes de Microids France.
